Monsieur le Président, chers collègues, on ne parlera peut-être pas de Givors mais Givors et Grigny sont entrées à la Métropole en 2007, dans les mêmes conditions, avec les mêmes difficultés sur des ZAC et, il y a trois mois de cela, monsieur le Président, le 15 décembre 2017, je vous interpellais sur l’incapacité de la Ville de Grigny à payer une dépense qui relevait de la Métropole de Lyon et qui, dans six mois
–je vous le disais il y a trois mois–, mettrait la Ville de Grigny en cessation de paiement.

Trois mois plus tard, je n’ai toujours pas de nouvelles. Vous avez beau jeu, monsieur le Président, de faire la morale au collègue Claude Cohen de la politique de la chaise vide mais vous êtes vous-même absent, comme votre prédécesseur, sur cette demande. Quatre ans que je fais la demande d’avoir un rendez-vous pour solutionner ce dossier, quatre ans que j’attends et quatre ans que je n’ai pas eu de rendez-vous ; sauf, monsieur le Président, je vous l’accorde, quinze minutes à l’issue d’un Conseil de la Métropole un soir, entre
23 heures et 23 heures 15.

Vous avez essayé, je l’entends, mais aujourd’hui rien du tout et la Ville de Grigny, dans trois mois, sera en cessation de paiement parce que la lecture que vous avez de la mutualisation n’est pas la même que la mienne. Moi, j’avais compris que le pacte de cohérence, c’était une mutualisation qui était d’égal à égal, de partage à partage.

Aujourd’hui, le partage est dans un sens, c’est-à-dire que la Métropole de Lyon touche 120 000 € par ande fonds sur cette ZAC et les contribuables grignerots devraient payer, eux, la ZAC à 1,2 M€. La solidarité n’estpas celle que j’envisageais ; pourtant, c’est bien celle qui est marquée dans le pacte de cohérence métropolitain, c’est-à- dire que la Métropole de Lyon place le concept de solidarité territoriale au cœur de son action. Personnellement, je ne l’ai pas vu, je m’en excuse, je n’ai peut-être pas une très bonne lecture de la Métropole de Lyon mais je n’ai pas vu de changement entre la Communauté urbaine et la Métropole de Lyon ; dans les deux cas, les Grignerots paient quand ce devrait être les Grand Lyonnais.

Xavier ODO s’exprime sur le financement du déficit de la ZAC de Grigny