Monsieur le Président et chers collègues, à l’occasion de cette délibération sur le festival Mode d’emploi, nous vous renouvelons notre demande d’une étude détaillée des actions de la Villa Gillet et de ses liens avec les Nouvelles Subsistances.

En effet, dans la délibération que vous nous proposez, il est fait mention de spectacles et de rencontres se déroulant aux Subsistances, sans plus de précision. Interrogée par nos soins sur les relations entre l’association Villa Gillet et l’association les Nouvelles Subsistances à l’occasion de ce festival, madame la Vice-Présidente en charge de la culture nous a répondu qu’il n’y avait pas à proprement parler de partenariat avec les Subsistances mais plutôt avec l’Ecole nationale des beaux-arts (ENSBA) qui accueille trois débats dans son amphithéâtre, des débats qui sont toutefois accessibles en réservant auprès des Subsistances et non de l’ENSBA.

En regardant le site Internet de ce festival, nous constatons, d’autre part, que cet événement est conçu par la Villa Gillet et les Nouvelles Subsistances. La lecture du programme va dans le même sens. Expliquez-nous donc comment il est possible que ces deux associations organisent un événement sans qu’aucun cadre ne soit établi ! Je vous rappelle que le récent rapport de la Chambre régionale des Comptes dénonçait les liens opaques entre les Subsistances et la Villa Gillet et notamment le fait que la Villa Gillet utilisait sans aucune contrepartie les Subsistances pour réaliser des manifestations par ailleurs financées par la Ville ou la Métropole.

Nous souhaitons donc plus que jamais connaître, de manière précise, les relations entre ces deux structures afin qu’elles soient valorisées à leur juste mesure. Ces associations sont largement dépendantes de financements publics (90 % pour les Nouvelles Subsistances) et il n’apparaît donc pas vain de demander un minimum de transparence de leur part et, par ricochet, de vous également.

Je vous remercie.

Villa Gillet et Subsistances : la confusion persiste
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