Musée des tissus, un abandon coupable de la Métropole

Notre groupe se félicite de l’annonce par le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) Emmanuel Imberton, d’un projet ambitieux pour le Musée des Tissus grâce à l’engagement très important de la Région Auvergne Rhône-Alpes et de l’Etat. C’est le seul projet qui permette de préserver les 2,5 millions de pièces, témoins de 4 500 ans d’histoire et qui en font la plus belle collection universelle d’étoffe.
Le recours à un cabinet de conseil extérieur a permis l’élaboration d’un projet viable et ambitieux auquel tous les acteurs se sont associés… à l’exception de la Ville de Lyon et de la Métropole. Ces dernières ont proposé l’inacceptable : la dispersion et le désossement des collections, financés par une opération immobilière consistant à vendre une partie du musée.
La Ville et la Métropole ont fait preuve d’un mépris, pour les partenaires et pour les Lyonnais qui leur a fait perdre la main sur un projet emblématique de notre culture locale.

Notre groupe en appelle à la raison et demande que la Métropole rejoigne le futur Groupement d’Intérêt Public aux côtés de l’Union Inter-entreprise des textiles de Lyon (Unitex), de l’Etat et de la Région Auvergne Rhône-Alpes.

Taxe sur les ordures ménagères, un entêtement coupable de la Métropole

Le tribunal administratif de Lyon, saisi par l’association CANOL, a une nouvelle fois annulé les taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour l’année 2017. Cette décision est fondée sur un constat dénoncé par notre groupe : le taux est trop élevé car il rapporte plus en recettes que les dépenses engagées pour assurer le service aux habitants.
Cela a amené notre groupe à voter chaque année contre ce taux fixé arbitrairement par la majorité politique de la Métropole qui voit ici un moyen de collecter de l’impôt supplémentaire caché aux habitants. Toutes nos demandes de précisions sur les coûts liés au service du ramassage ont été rejetées avec mépris par le Vice-président qui niait l’excédent de 350 millions d’euros versés par les contribuables depuis 2007. Aujourd’hui c’est le tribunal administratif de Lyon qui vient condamner cet entêtement dans le mensonge.
Notre groupe en appelle à la raison et demande que les habitants de la Métropole ne soient pas plus taxés que nécessaire et que toute la transparence soit faite autour du financement du service public d’élimination des déchets ménagers.

Baisse des APL, un soutien coupable de la Métropole

La Métropole de Lyon loge plus de 1 300 000 habitants et connaît une croissance de 9 000 habitants par an depuis 1999. Cette évolution forte démontre la bonne attractivité de notre territoire et nécessite la construction de logements pour répondre à la demande nouvelle.
L’investissement privé n’étant pas suffisant, l’investissement public par l’intermédiaire des bailleurs sociaux est indispensable pour proposer des logements à des prix modérés et apporter donc aussi une réponse sociale aux familles.
En décidant de baisser l’APL de 5€ par mois le gouvernement choisi de baisser le pouvoir d’achat des bénéficiaires des aides sociales. Quant aux mesures gouvernementales annoncées, elles vont déséquilibrer un système déjà complexe. Leur seul mérite est d’ouvrir un débat que nous portons depuis 3 ans et que l’ancien président de la Métropole désormais n°2 du gouvernement se refusait à aborder, comme la création d’un unique bailleur social pour la Métropole qui renforcerait sa capacité d’investissement ou encore la vente de logements sociaux, préférant rester dans une politique purement comptable du logement social.
Notre groupe en appelle à la raison et demande à ce qu’une réponse claire soit apportée à la question du financement du logement des habitants du Grand Lyon tant par la majorité métropolitaine que la majorité nationale dont certains ne font qu’un.

Tribune novembre 2017