La Métropole de Lyon est née en 2015 de la fusion de la communauté urbaine et du conseil départemental. Notre groupe a soutenu sa création car c’était un choix de développement du Grand Lyon, de son rayonnement national et international.
Malheureusement, le constat est plutôt décevant. Cette fusion se résume à empiler les dépenses d’aménagement de l’ex Communauté urbaine avec les dépenses sociales de l’ex Département.
Aucune infrastructure métropolitaine n’a vu le jour. Aucune vision d’aménagement n’a pu émerger. Ainsi en transport pas de plan métro, pas de position définitive sur l’anneau des sciences, pas de solution alternative à la voiture pour les déplacements dans l’ouest lyonnais, pas d’aménagement prévu pour gérer le trafic routier dans l’est lyonnais.
On regrette qu’il n’y ait eu aucune anticipation pour accompagner le développement urbain lié à l’augmentation de la population. Ainsi, il n’existe pas de plan collège pour accueillir les élèves actuels et futurs. Notre zone urbaine est de plus en plus sensible à la pollution de l’air, et pourtant à part des mesures a minima, aucune concertation n’a été lancée avec les communes pour assurer un développement coordonné plus favorable à diminuer le bilan carbone. Les exemples de carences sont nombreux. C’est ce bilan négatif de la gestion métropolitaine qui a amené le Gouvernement du Président Macron, à renoncer à appliquer le statut expérimental de Lyon à d’autres villes.
Cet échec est amplifié par la vision centralisée des exécutifs successifs avec l’appui des maires membres de la majorité. En votant les transferts de compétences des communes vers la Métropole, en votant des budgets qui refusent l’aide aux équipements communaux, en votant la suprématie de la
Métropole dans les choix d’urbanisme et de logements, ces élus ont diminué le pouvoir des communes.
Pendant ces 6 années nous avons lutté contre l’abandon des communes et pour un développement local au service direct des habitants. Nous avons adopté une attitude responsable et des positions claires :
  • En votant contre les augmentations d’impôts et de taxes pour préférer une politique de réduction des dépenses.
  • En refusant d’adopter les nouvelles règles injustes sur la représentation des communes
  • En dénonçant les politiques d’aménagement urbain qui ont refusé aux communes les aides nécessaires à la mise en oeuvre de services publics au profit des habitants.
    Il est regrettable que les autres maires aient préféré renoncer à défendre les communes pour conserver les postes négociés dans l’exécutif. Pourtant, une autre vision de la Métropole est possible. La métropole doit faire face aux réalités des organisations sociales et des problématiques de notre aire urbaine.
  • Faire du Grand Lyon une métropole européenne pour répondre aux enjeux des nouvelles dynamiques environnementales, économiques, éducatives, culturelles, de transports, d’habitats, de recherche et développement, etc.
  • Faire de la métropole une structure publique rénovée, plus efficace et moins coûteuse, pour apporter un service de proximité aux habitants et une vision globale du développement territorial.
    Ensemble nous pouvons transformer la Métropole de Lyon !

TRIBUNE : Ensemble, transformons la Métropole de Lyon !