Renouvellement urbain, mais pas que…

Renouvellement urbain, mais pas que…

Merci, monsieur le Président. Mes chers collègues, le sujet que nous abordons à présent dépasse les clivages politiques et part du principe, cher au Président Jacques Chirac, qu’une fracture sociale s’est creusée dans notre pays ; cette fracture empêchait ce que le Président appelait la mobilité sociale.   Vingt ans après, ce discours n’a pas pris une ride. La difficulté de toute mobilité sociale en France est matérialisée physiquement par ce que l’on nomme les quartiers populaires, cités de béton au visage souvent inhumain. Monsieur Jean-Louis Borloo avait bien compris la nature de l’effort à accomplir ; il fallait casser cette logique de quartiers-dortoirs, briser les ghettos. La solution passait par l’habitat. C’est ce qu’on a appelé le renouvellement urbain. Cette logique est coûteuse et lente, elle ne produit d’effet que petit à petit. C’est donc tout le contraire de la politique moderne, faite de petites phrases et de buzz.

Métropole de Lyon : quelle politique de la ville ?

Métropole de Lyon : quelle politique de la ville ?

Monsieur le Président et chers collègues, le rapport vous autorisant à signer le contrat de ville reprend une thématique particulièrement adaptée à notre Métropole, celle de ce que l’on appelle “les quartiers difficiles”. Alors oui, le groupe Les Républicains et apparentés, dont les élus comptent sur leurs territoires une grande partie des quartiers populaires de l’agglomération, va évidemment aller dans le sens des aides spécifiques destinées à ces populations. Nous avons cependant plusieurs observations sur le rapport proprement dit. D’abord, la maladresse de la première partie sur les orientations stratégiques où il est mentionné -je cite- que “les attentats de janvier 2015 ont montré que de véritables fractures socioculturelles persistent au sein de la société française, notamment parmi notre jeunesse”. Le rédacteur de ce rapport a sûrement cru bien faire mais je pense que tous les élus de cette assemblée se sont aperçus de l’existence de ces fractures bien avant

Quel avenir pour l’Agence d’urbanisme ?

Quel avenir pour l’Agence d’urbanisme ?

Monsieur le Président, chers collègues, simplement quelques observations à l’occasion de cette délibération. Il n’est pas question de remettre en cause que la subvention accordée à l’Agence d’urbanisme soit un peu en baisse puisqu’elle participe à l’effort général. La question n’est pas celle-ci. En revanche, la Communauté urbaine est tout de même le premier bailleur de fonds de l’Agence d’urbanisme puisque sa participation est considérable et que nous savons que 84 % du coût de l’Agence d’urbanisme, c’est la masse salariale. J’ai posé la question à la commission sur le devenir de l’Agence, non pas dans son existence même mais à l’égard de l’ensemble de ses salariés et tout particulièrement dans le contexte actuel de révision du PLU-H et d’autres enjeux. Je voudrais simplement, à l’occasion de ce débat, peut-être poser la question collectivement sur l’avenir de l’Agence d’urbanisme. Je parle plus sur le plan structurel et de sa composition.

Immeubles menaçant ruine : un pouvoir de police flou et à géométrie variable

Immeubles menaçant ruine : un pouvoir de police flou et à géométrie variable

Monsieur le Président, mes chers collègues, ce dossier est la suite attendue du rapport 2014‑0528 présenté au Conseil du 15 décembre 2014 qui avait traité le cas de la seule ville de Lyon et laissé sur le chemin les autres Communes. Jean-Paul Bret l’avait fait remarquer en indiquant dans son intervention : “Il n’y a pas qu’à Lyon, malheureusement, qu’il y a des immeubles menaçant ruine”. De plus, ce dossier a été présenté en séance du Conseil à l’ordre du jour supplémentaire et alors même que la commission Métropole n’avait pas finalisé son étude débutée lors de la séance du 27 novembre 2014. Pour ces raisons et en absence d’éléments d’information sur les propositions pour les autres Communes, notre groupe avait choisi de s’abstenir. La convention qui nous est proposée aujourd’hui est, à quelques différences de rédaction pour compléter ou amender certains éléments plutôt techniques d’ailleurs, conforme à la convention

Augmentation du coût de l’aménagement urbain de la ZAC Gratte-Ciel Nord

Augmentation du coût de l’aménagement urbain de la ZAC Gratte-Ciel Nord

Monsieur le Président, mes chers collègues, nous avons bien pris note, dans la délibération qui nous est présentée aujourd’hui, de votre volonté d’augmenter l’autorisation de programme globale P06 – Aménagement urbain pour l’opération de la ZAC Gratte-Ciel Nord d’un montant de 3 M€ et donc de la porter à 38,42 M€ TTC en dépenses. Loin de remettre en cause une opération que les Villeurbannaises et Villeurbannais attendent depuis de très, voire trop nombreuses années puisqu’elle a été envisagée dès la sortie de la seconde guerre mondiale, cette modification d’autorisation de programme pour finaliser les acquisitions foncières dans le cadre de la procédure d’expropriation nous a toutefois interrogés sur quelques points. J’ai donc questionné, au nom de notre groupe, le Président de la commission urbanisme, habitat, logement et politique de la ville, par courriel du 11 mars 2015. A ce jour, aucune réponse n’a été apportée au groupe UMP, divers droite

SEM Patrimoniale, une action positive pour les communes du Grand Lyon

SEM Patrimoniale, une action positive pour les communes du Grand Lyon

Merci monsieur le Président. Mes chers collègues, ce rapport de la SEM Patrimoniale est excellent, comme on pouvait s’y attendre. Il pointe le très bon travail de cette structure créée en 2012. Le résultat net positif va permettre, c’est ce que l’on nous propose, de mieux servir des opérations économiques sur Vénissieux, Vaulx-en-Velin, La Duchère, le Val de Saône et, enfin, Rillieux-la-Pape. Je note que la proche banlieue lyonnaise et La Duchère ont été bien servies lors des premières années d’exercice et il faut s’en féliciter. Le développement économique et l’implantation d’entreprises dans ces communes est particulièrement important et permet de briser ce qui a pu être analysé comme une spirale négative. Le géographe Christophe Guilluy et plusieurs des chercheurs ayant discuté ses travaux s’accordent sur un constat : les banlieues proches bénéficient d’infrastructures qui les relient aux centres urbains qui permettent à leurs habitants d’avoir accès à ce que

Rénovation urbaine… c’est quoi la suite ?

Rénovation urbaine… c’est quoi la suite ?

Monsieur le Président, mes chers collègues, après plusieurs années de travaux, les quatre avenants de clôture qui nous sont soumis plus celui de La Duchère marquent la fin de cinq opérations de rénovation urbaine dans notre agglomération. Ces opérations s’inscrivaient, il faut le rappeler dans le cadre du plan national de rénovation urbaine initié, il y a une dizaine d’années, par Jean-Louis Borloo alors Ministre de la Ville. Si j’estime important de le rappeler aujourd’hui, c’est aussi pour que chacun se souvienne, monsieur le Président, que depuis 10 ans, vous n’avez eu de cesse de vous attribuer la paternité de ces réalisations tout en dénonçant la faiblesse de l’engagement de l’État, sans qui, convenez-en, rien n’aurait été possible. Il est particulièrement important de remettre les choses en perspective ce soir ! Il revient, en effet, au Gouvernement que vous soutenez de poursuivre le travail effectué depuis dix ans. S’arrêter au

Pour un développement urbain maîtrisé

Pour un développement urbain maîtrisé

  Nous avions prévu de retirer notre intervention mais, suite aux propos du représentant du groupe Socialiste et apparentés, il y a tout de même deux ou trois sujets qui sont importants. Il vous a échappé, cher monsieur, qu’un certain nombre de candidats ont été battus à l’occasion des élections municipales, notamment sur les notions de densification. Vous venez d’affirmer devant cet auditoire que la densification restait pour vous un des objectifs prioritaires. Il faut que tout le monde entende ce message tel que vous venez de l’évoquer. Nous nous réjouissons bien sûr de l’arrivée de ce 75° congrès HLM de Lyon mais, à l’occasion du futur PLU-H, sachez que nous serons très vigilants. Bien sûr, il faut que cette agglomération se développe mais en respectant les territoires et certainement pas en voulant densifier encore un certain nombre de secteurs qui sont déjà bien pourvus. Nous voterons bien sûr pour ce rapport. Je vous remercie.

Loi Alur : une catastrophe annoncée

Loi Alur : une catastrophe annoncée

Monsieur le Président,  mesdames et messieurs, mes chers collègues, à l’occasion de ce rapport que nous voterons, nous allons intervenir à deux voix : tout d’abord, j’interviendrai en matière générale d’urbanisme et mon collègue Guy  Barret  interviendra  plus  spécifiquement  sur  le dossier. Je voudrais, au nom du groupe UMP, vous parler encore une fois du sujet qui pose problème à notre sens, la fameuse loi Alur. En février dernier, je m’étais ému, dans un courrier envoyé à madame Duflot, alors Ministre de l’égalité des territoires et du logement, de son manque total de respect et de reconnaissance pour ces mêmes territoires. En effet, peut-on considérer que la Ville de Paris, les côtes de Normandie, les montagnes de Savoie ou bien encore les Villes et agglomérations de Marseille, Bordeaux ou Lyon présentent les mêmes problématiques en matière d’urbanisme ? Dans un même courrier, je dénonçais le désaveu que madame Duflot prononçait

Fusion de Porte des Alpes Habitat et Villeurbanne Est Habitat

Fusion de Porte des Alpes Habitat et Villeurbanne Est Habitat

Monsieur le Président, mesdames et messieurs, comme cela a été dit par le rapporteur, la fusion entre les OPH Porte des Alpes Habitat (PAH) et Villeurbanne Est Habitat est effective depuis le 1er janvier 2014. Le transfert de ces trois conventions passées par les précédentes structures d’OPH va donc bien évidemment de soi. Il s’agit d’une régularisation normale et le groupe dont je suis le porte-parole pour cette délibération votera favorablement. Permettez-moi néanmoins de profiter de cette intervention pour former deux vœux. Tout d’abord, j’attire votre attention, l’attention de mes collègues, sur l’état général du parc locatif précédemment géré par l’OPH PAH à Saint Priest. Que l’on parle des parties privées, des parties communes ou des espaces qui devraient être verts, les locataires, à juste titre, se plaignent en très grand nombre de leur état. Ils sont nombreux à considérer avoir été, dans une certaine mesure, abandonnés ou en tout cas l’avoir ressenti comme tel. Je forme donc le vœu que la nouvelle structure

Oui aux logements dans le futur quartier Part-Dieu

Oui aux logements dans le futur quartier Part-Dieu

Alors justement, sur ce sujet, si vous pensez que les problèmes de la place du Pont sont dus uniquement au CLIP, je pense que votre diagnostic est erroné et qu’on n’est pas prêt de trouver les solutions au problème. Voilà ce que je peux répondre à votre deuxième remarque. Sur la Part-Dieu et la délibération qui nous est soumise ici, effectivement, vous nous demandez d’enclencher le processus d’acquisition de deux tènements, notamment le tènement France Télévisions. Je ne vais pas reprendre mon argumentation du dernier Conseil sur la vision sélective que nous avons du projet Part-Dieu, simplement vous dire qu’en cohérence avec cette intervention, le groupe des élus UMP, divers droite va s’abstenir sur cette délibération, une abstention qui n’est pas liée au manque d’idées sur ce sujet mais parce que l’utilisation que vous allez faire de ce tènement est double et qu’il y en a une qui a notre soutien, notamment en termes de logements et que l’autre, en termes de voirie, par contre,

Une géographie prioritaire peu compréhensible

Une géographie prioritaire peu compréhensible

Monsieur le Président, mes chers collègues, nous approuvons, dans le cadre de la gestion  sociale urbaine de proximité, les modalités d’attribution et de financement des programmes d’actions annuels tels que décrits  dans ce rapport. Cependant, nous sommes inquiets suite à la communication  de madame Najat Vallaud-Belkacem, Ministre en charge de la  ville, qui a annoncé le 17 juin la nouvelle géographie prioritaire de la politique de la ville qui sera effective à compter du 1er janvier 2015. 1 300 quartiers ont été identifiés comme prioritaires au sein de 700 communes, en lieu et place des 2500 quartiers CUCS  actuels répartis dans 900 communes. Si 100 communes vont  bénéficier pour la première fois de crédits spécifiques de l’Etat, 300 communes sortent du dispositif, ce qui veut dire qu’il y aura  200 communes de moins de concernées. Pour notre agglomération lyonnaise, 9 Communes (Caluire-et-Cuire, Ecully, Feyzin, Fontaines-sur-Saône, Grigny, Irigny, La Mulatière, Mions