Insertion et RSA

Insertion et RSA

  Monsieur le Président, mes chers collègues, ce rapport a pour objet le renouvellement des conventions avec les gestionnaires de l’allocation RSA, dont les principaux sont la Caisse d’allocations familiales (CAF) et la Mutualité sociale agricole (MSA). Nous évoquerons particulièrement trois points. D’abord, les circuits de gestion : il est proposé de renforcer la répartition des compétences entre la Métropole et les gestionnaires en fixant des blocs de compétences. Force est de constater que l’évolution par rapport à l’action du Département n’est, en fait, que minime et ne consiste qu’en quelques “ajustements” comme cela est bien écrit dans la délibération ; on fait un “toilettage” des compétences en délégant à la CAF quelques missions supplémentaires jusqu’alors gérées par la Métropole. Pourquoi pas ? Surtout qu’elle accepte de le faire gratuitement… Mais on est à la marge, bien loin des annonces faites dans votre programme métropolitain d’insertion, le fameux PMI’e, avec

Quelle politique pour les PLIE ?

Quelle politique pour les PLIE ?

  Monsieur le Président, chers collègues, cette délibération ainsi que les deux précédentes,  les numéros 2015-0702 et 2015-0703, nous interpellent sur le futur mode de gestion des fonds européens  pour les politiques de l’emploi, de l’insertion et de la formation et sur la nouvelle organisation qui se dessine pour  le portage de ces politiques. L’Etat -nous le savons tous- reste gestionnaire unique des fonds européens et il incite à la réduction du nombre  d’organismes intermédiaires gestionnaires du FSE. Pour cette année 2015 dite “de transition”, la Métropole a eu  pour rôle de récupérer les crédits FSE et de les redistribuer aux PLIE. Ce n’est pas sans une première réduction  des enveloppes pour certains territoires : pour Uni-Est, PLIE du territoire au sein duquel la Commune de Décines  Charpieu est administrateur, c’est près de 10 % de baisse de l’enveloppe globale que nous avons dû subir. Dans un récent courrier adressé

Insertion : assistanat ou activité minimale ?

Insertion : assistanat ou activité minimale ?

Monsieur le Président, chers collègues, est-il nécessaire de rappeler que le nombre de chômeurs en France a atteint le seuil des 3,5 millions, que toutes les prévisions de conjoncture analysent une aggravation de ce chômage dans les trimestres prochains. L’organisation internationale du travail (OIT), dans son dernier rapport public du mois de janvier 2015, ne prévoit aucune baisse pour les deux années à venir. L’engagement que prend notre collectivité dans cette délibération revêt une teneur toute particulière dans ce contexte puisque ce sont les demandeurs d’emplois de longue durée et, notamment, les plus en difficulté qui vont bénéficier de ces contrats aidés. Vous noterez, d’ailleurs, que j’utilise volontairement le terme “bénéficiaire”, c’est le vocable qui était initialement dans cette délibération et qui convient à ces chômeurs qui bénéficient de ces aides spécifiques. Je tenais à le préciser puisque certains collègues du groupe Europe Ecologie Les Verts et apparentés nous ont interpellés en commission pour lui préférer le terme “allocataire” et nous constatons que le terme a été