Emprunts toxiques

Emprunts toxiques

  Monsieur le Président, je vais être court. Nous avons écouté l’ensemble des interventions ; on constate souvent des redondances, des banalités pour un dossier qui est déjà voté et dont le but ce soir est de prendre acte des informations qui nous sont données. Pour notre part, nous avons discuté avec Christophe Guilloteau, Président du Département. Pour le reste, on s’appuiera sur l’analyse du Président de la République : cela va mieux, compte tenu de ce qui s’est passé pour nos prêts. Voyez, moi-même, j’en ris ! Monsieur Richard Brumm, à la sortie de ce bourbier, a bien manœuvré mais n’oublions jamais que les banquiers peuvent de nouveau inclure des clauses dans leurs offres de prêt qui peuvent paraître sans danger au début voire même avantageuses puis, d’un seul coup, se retourner contre nous. Nous devons apprendre de cette claque que nous ont donné les banquiers ! Le reste

Dette toxique

Dette toxique

    Monsieur le Président, chers collègues, les emprunts dits “structurés” hérités du Département ‑et malgré une clé de répartition 64,737 % pour la Métropole et 35,263 % pour le Département‑ sont les plus importants de France. Ils méritent leur qualification de toxiques ! Un d’entre eux avoisine cette année un taux d’intérêts de 24 % car il est basé sur la parité avec le franc suisse. Un autre encore présente un fort risque car il est contractualisé avec une double parité de monnaie. Au 1er juin prochain, trois emprunts représenteront près de 216 M€ dont 140 environ en risque pour la Métropole. Cette situation est compliquée, dangereuse pour notre collectivité car incertaine financièrement. Nous avons comme vous le souhait de chercher à assainir cette forme d’endettement. A côté de la voie contentieuse en cours, nous partageons l’opportunité de la conciliation avec les organismes prêteurs pour sortir de ce “bourbier”. Mais cette sortie n’est pas anodine pour

Dette et emprunts toxiques

Dette et emprunts toxiques

Monsieur le Président, chers collègues, le 15 janvier dernier, la banque nationale suisse a décidé de lâcher prise sur sa monnaie dont la parité par rapport à l’euro était maintenue artificiellement à un taux plafond de 1,20 % depuis septembre 2011. Il cote désormais à parité égale avec l’euro, soit une réévaluation du Franc suisse d’environ 15 %. Ce qui pourrait nous paraître comme un peu lointain, venu des montagnes helvètes, est en fait l’exemple même de l’effet papillon. La Suisse tousse et la Métropole tremble. Il n’a échappé à personne que depuis le 1er janvier 2015 et du fait du protocole financier signé avec le Département, nous avons en gestion 480 millions d’euros de dettes mutualisées avec le Conseil général. Ainsi, la dette de la Métropole, dont l’encours consolidé prévisionnel au 1er janvier 2015 est évalué à 2 142 millions d’euros, est constituée de 7 % d’emprunts classés F6