Cours d’Herbouville : concertation ?

Cours d’Herbouville : concertation ?

  Monsieur le Président et chers collègues, on parle ce soir d’une délibération qui mobilise un budget important pour notre collectivité (1 M€) et qui concerne un projet d’aménagement attendu depuis longtemps par les habitants de ce cours, en quelque sorte les parents pauvres du quatrième arrondissement. Mais cette délibération appelle de ma part deux réflexions, une sur le fond et une autre sur la forme. D’abord, sur le fond, ce projet est censé privilégier les espaces verts ; nous sommes ravis, c’est une très bonne chose bien sûr. Mais cet aménagement va surtout supprimer sur le cours d’Herbouville environ 80 places de stationnement, c’est-à-dire près d’un quart de ce qui existe aujourd’hui ; cela se rajoute malheureusement aux 30 places déjà supprimées sur la place Chazette à l’occasion du réaménagement du tunnel modes doux. Pour avoir longtemps travaillé sur ce cours, je peux vous dire que le stationnement pour

Politique de coopération décentralisée

Politique de coopération décentralisée

      Merci, monsieur le Président. L’intervention porte sur les deux rapports de coopération décentralisée, numéros 2015-0529 et 2015-0530. Deux exemples qui illustrent ce que nous déplorons quasiment à chaque commission en termes de politique de coopération. Il y a d’abord la démarche bilatérale entre notre Métropole et une autre collectivité, avec en général des contours flous, des objectifs pas toujours bien définis mais surtout des résultats très improbables et des budgets toujours conséquents : plus de 60 000 € par an pour ce dossier numéro 2015-0529. Puis il y a la démarche multilatérale où nous sommes, avec d’autres, partenaires d’un projet clairement défini, avec des mesures précises, des résultats obtenus et pour des coûts généralement bien inférieurs : 5 000 € pour le dossier numéro 2015-0530. Parlons, si vous le voulez bien, du rapport Métropole-Sétif. Quel est le bilan 2010-2015 ? développement des échanges économiques ; pourquoi pas,

Internat Favre : pour un internat de la réussite

Internat Favre : pour un internat de la réussite

Merci, monsieur le Président. La fermeture de l’Internat Favre a suscité, dans cette assemblée et dans d’autres, de nombreuses discussions depuis maintenant un certain nombre de mois. Monsieur le Président, vous ne nous avez pas convaincus sur les arguments mis en avant pour justifier la fermeture d’un internat presque centenaire, venant en soutien à des enfants en difficulté sociale et éducative et j’ajouterai en décrochage scolaire -qui est un point que vous venez de soulever il y a un instant dans vos propos et qui sont issus de familles en majorité monoparentales qui, je le rappelle, n’auront à la rentrée prochaine aucune solution équivalente à l’Internat Favre pour eux. Vous ne nous avez pas convaincus non plus sur la méthode où un personnel qualifié, reconnu, remarquable de professionnalisme a été informé par les médias de votre décision, quelques mois avant la fermeture de l’internat, alors que vous aviez signé avec

Internat Favre

Internat Favre

Monsieur le Président, chers collègues, comme mes collègues, je souhaite utiliser cette délibération qui concerne la protection de l’enfance pour parler aussi de l’Internat Favre. Comme vous le savez, c’est un internat municipal depuis 1925, même si en 2005 l’Etat a participé à son financement, qui est, depuis 2011, à hauteur de 200 000 euros par an, jusqu’en 2014. Monsieur Collomb, en janvier 2011, vous souhaitiez que le Département investisse davantage. Vous disiez le 29 octobre 2010, je cite : “J’ai écrit au Conseil général, puisque les internats de ce type sont la responsabilité du Conseil général.” Vous voilà maintenant devant vos responsabilités. Est‑ce que ce que vous disiez en 2010 n’était qu’une formule pour justifier votre désengagement ? Si vous le pensiez vraiment, pourquoi ne pas faire aujourd’hui, alors que vous récupérez les compétences du Conseil général, ce que vous souhaitiez hier ? Ce double langage n’honore pas la

Une politique culturelle métropolitaine ?

Une politique culturelle métropolitaine ?

Merci, monsieur le Président. La Villa Gillet est une institution bien connue dans notre agglomération. Depuis 1986, elle accueille et anime toute forme de pensée. Le festival des idées Mode d’emploi dont nous parlons avec cette délibération permet, depuis 2012, de créer des rencontres entre des spécialistes en sciences humaines et sciences sociales et des publics très variés. Mais ce n’est pas tant sur le travail de la Villa Gillet qui est reconnu par tous ni même sur le festival Mode d’emploi qui est un bon festival que je souhaite intervenir mais plutôt sur la vision que vous avez, monsieur le Président, de la politique culturelle dans notre agglomération, à la veille de la mise en place de la Métropole. Pour cette manifestation de caractère régional puisqu’elle se déroule sur les territoires des agglomérations de Lyon, de Saint-Etienne et de Grenoble -elle reçoit d’ailleurs une subvention de 400 000 € du Conseil régional Rhône-Alpes-, vous nous sollicitez pour une subvention de la

Baisse des soutiens aux associations de commerçants

Baisse des soutiens aux associations de commerçants

Merci, monsieur le Président. Nous ne remettons pas évidemment en cause la subvention au profit des cinq structures qui portent  votre politique de management de centre-ville, nous voterons d’ailleurs cette délibération, mais je veux simplement profiter de ce dossier pour avoir, de votre part, quelques éclairages. Cette subvention s’insère dans les budgets prévisionnels de ces structures au même titre que d’autres recettes comme notamment le fonds d’intervention pour la sauvegarde de l’artisanat et du commerce, le FISAC. Ce dispositif, que nous avons toujours soutenu, est très utile pour accompagner financièrement des projets de maintien et de développement d’une offre commerciale et artisanale en centre-ville. Il a été d’ailleurs régulièrement utilisé à Lyon et je sais que d’autres dossiers FISAC sont en cours à Lyon et dans notre agglomération. Pourtant, deux éléments peuvent perturber ces projets. Le premier, c’est que, dans le cadre de la loi du 18 juin 2014 –donc

Pont Schuman : son achèvement ne le rend pas plus cohérent

Pont Schuman : son achèvement ne le rend pas plus cohérent

Nous serons deux à intervenir sur ce dossier. Je laisserai la parole, à la fin de mon intervention, à mon collègue Gaël Petit. Je vais présenter aujourd’hui cette intervention sur un dossier sur lequel nous nous sommes déjà opposés à de nombreuses reprises. Et notre position n’était pas tant sur le projet d’un pont mais plutôt sur la façon dont vous l’avez mené. D’abord, sur le choix de son emplacement : à 700 mètres du pont Clemenceau et six kilomètres du pont de Collonges, on ne peut pas dire qu’il soit dans l’équilibre. D’autres solutions avaient été envisagées mais vous ne les avez pas retenues et vous portez maintenant la responsabilité de ce choix. Ensuite, vous avez choisi un emplacement qui met le pont non pas en face d’une avenue ni même d’une rue mais en face d’un immeuble sur la partie du quatrième arrondissement de Lyon ; c’est suffisamment