Contrat urbain de cohésion sociale (CUCS) : évolutions et quartiers de veille

Contrat urbain de cohésion sociale (CUCS) : évolutions et quartiers de veille

Monsieur le Président, chers collègues, effectivement, comme cela a été signalé, notre groupe votera pour l’ensemble des délibérations visant l’attribution de subventions à différents organismes, acteurs de l’accompagnement des demandeurs d’emploi de l’agglomération, et tout particulièrement ceux des quartiers classés en zone dite “CUCS”. Toutefois, nous souhaitons avoir des précisions sur les missions attendues par ces organismes de développement économique par l’aide sociale et sur leur champ d’action territoriale. L’année 2014 a été marquée par une nouvelle liste de ces quartiers prioritaires, annoncée prudemment après les élections municipales. Elle comprend 1 300 quartiers dans 700 communes au lieu de 2 500 quartiers dans 900 communes. L’identification des nouveaux quartiers prioritaires se base sur le critère unique de la pauvreté, c’est-à-dire la concentration des populations ayant des ressources inférieures à 60 % du revenu médian de référence. Ainsi, 300 villes perdent la classification de quartiers relevant de la politique de la ville et, par conséquent, le bénéfice des aides de l’Etat. Si je prends l’exemple de

Une “Politique de la ville” qui exclue

Une “Politique de la ville” qui exclue

Monsieur le Président, chers collègues, vous nous demandez de voter aujourd’hui des subventions  pour deux structures intervenant dans le cadre du CUCS (contrat urbain de cohésion sociale) que porte le Grand Lyon. Les CUCS  qui ont été mis en place à partir de 2006 par Jean-Louis Borloo ont notamment pour ambition d’éviter la pratique discriminatoire qui consisterait à penser la ville sans les quartiers prioritaires et  les quartiers prioritaires sans la ville. Notre groupe votera bien évidemment ces crédits pour les deux structures présentées ce jour. Mais comment voter ces subventions sans faire écho à l’actualité locale et nationale ? En effet, il y a quelques jours, nous  apprenions qu’un certain nombre de Communes du Grand Lyon avaient été exclues des dispositifs politique de la ville menés par l’Etat. Cette décision vient d’une personne que vous connaissez bien, ainsi que monsieur Bret si j’en crois le nombre de déplacements qu’elle

Une géographie prioritaire peu compréhensible

Une géographie prioritaire peu compréhensible

Monsieur le Président, mes chers collègues, nous approuvons, dans le cadre de la gestion  sociale urbaine de proximité, les modalités d’attribution et de financement des programmes d’actions annuels tels que décrits  dans ce rapport. Cependant, nous sommes inquiets suite à la communication  de madame Najat Vallaud-Belkacem, Ministre en charge de la  ville, qui a annoncé le 17 juin la nouvelle géographie prioritaire de la politique de la ville qui sera effective à compter du 1er janvier 2015. 1 300 quartiers ont été identifiés comme prioritaires au sein de 700 communes, en lieu et place des 2500 quartiers CUCS  actuels répartis dans 900 communes. Si 100 communes vont  bénéficier pour la première fois de crédits spécifiques de l’Etat, 300 communes sortent du dispositif, ce qui veut dire qu’il y aura  200 communes de moins de concernées. Pour notre agglomération lyonnaise, 9 Communes (Caluire-et-Cuire, Ecully, Feyzin, Fontaines-sur-Saône, Grigny, Irigny, La Mulatière, Mions