Notre groupe rétablit l’égalité entre les collégiens du public et du privé

Notre groupe rétablit l’égalité entre les collégiens du public et du privé

INTERVENTION de Chantal CRESPY (Seul le prononcé fait foi) Monsieur le Président, mes chers collègues, En l’absence de restauration collective durant la période de confinement, vous nous proposez de voter un rapport concernant une aide forfaitaire de 100 ou 60 euros par collégien en fonction du quotient familial. Si nous saluons cette initiative en direction des familles modestes, nous avons été surpris à la lecture du rapport de constater que les collégiens de l’enseignement privé étaient exclus de ce dispositif. Cette surprise s’est muée en incompréhension après la commission éducation durant laquelle les raisons évoquées pour exclure les élèves des collèges privés fut toutes caricaturales et loin d’être convaincantes. Après avoir dit que les élèves sont prétendument issus de familles plus favorisées, que les parents font le choix de payer des frais de scolarité donc qu’ils doivent assumer leur choix, on a même eu droit d’entendre que la crise serait

Quelle politique de restauration scolaire dans les collèges ?

Quelle politique de restauration scolaire dans les collèges ?

Monsieur le Président, Madame la Vice-Présidente, mes chers collègues, le rapport sur lequel vous nous proposez de délibérer est évidemment lié au transfert de compétences du Département et porte sur un point qui mérite plus qu’un simple vote de subvention. En effet, des collégiens de la Métropole doivent tous les midis prendre leur repas ailleurs que dans leur établissement. Cette restauration se fait soit dans d’autres collèges, soit dans les lycées voisins et la Métropole reproduit une pratique du Département visant à financer, pour des sommes parfois importantes, allant jusqu’à 40 000 € pour le collège Maria Casarès de Rillieux la Pape, des déplacements quotidiens d’élèves ayant entre 11 et 15 ans issus de zones urbaines et souvent de quartiers populaires. Monsieur le Président, madame la Vice-Présidente, l’ambition de la Métropole -en tout cas c’est ce qu’il nous semble comprendre à travers vos déclarations médiatiques- est d’être un pôle d’attractivité européen,