Mobilités actives

Mobilités actives

    Monsieur le Président, chers collègues, évidemment un grand plaisir cet après-midi d’entendre autant de choses positives au sujet du vélo, partagées par un certain nombre d’orateurs, avec une moyenne plus jeune globalement que sur les autres rapports. C’est un constat ! (Rires dans la salle). Depuis des années, nous entendons parler de modes doux, comprendre “doux pour l’environnement”. Dès 1970, cette notion de douceur, via la protection de l’environnement a été présente dans l’ouvrage Barbapapa où Barbidou, l’un des sept enfants, était le protecteur de l’environnement. Et pourtant, se déplacer autrement qu’en voiture est souvent une source de contraintes, tant organisationnelles que physiques, qui transforment aisément ces modes doux en modes plutôt durs. La terminologie “modes actifs” est arrivée avec la préoccupation d’obésité et de surpoids. L’usage inconsidéré de modes inactifs au sens d’inactivité physique que sont les véhicules motorisés a mis en évidence, largement en Grande-Bretagne, en Amérique du

Subvention à Air Rhône-Alpes

Subvention à Air Rhône-Alpes

  Monsieur le Président, chers collègues, l’association Air Rhône-Alpes surveille notre air, une ressource commune irremplaçable. Dès la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie en 1996, la loi LAURE, l’indépendance de la mesure de la qualité de l’air a été posée et résolue par la mise en place des structures multi-financées que sont les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air. L’équilibre financier d’Air Rhône-Alpes est l’assurance de son indépendance. Les trois financeurs sont l’Etat, les collectivités territoriales et les industriels. Cependant, aujourd’hui, l’Etat réduit son financement. Concernant les collectivités territoriales, avec la prise de compétence qualité de l’air de la Métropole, un certain nombre de Communes reconsidèrent leur participation à Air Rhône-Alpes, estimant, à juste titre, que si la Métropole finance le réseau de surveillance, une participation de la Commune fait doublon, diminuant d’autant le budget d’Air Rhône-Alpes. Il faut rester vigilant à ce que les principaux

Sécurisation de l’alimentation en eau potable

Sécurisation de l’alimentation en eau potable

Monsieur le président, Chers collègues, Ce rapport concerne un élément clé de notre territoire et des missions de notre métropole, à savoir, assurer la ressource en eau potable des Grands lyonnais.  Depuis la fin des années 1960, la nappe d’accompagnement du Rhône, située sous le grand parc Miribel-Jonage subvient aux besoins de l’agglomération, avec une qualité équivalente à celle d’une eau de source. Cette alimentation en eau se fait par un système de champs captant sur les iles de Crépieux et Charmy. Le rapport de ce soir consiste en l’entretien de ce champ par la suppression d’atterrissements, c’est à dire, pour faire simple, une accumulation de gravier qui contrarie le bon fonctionnement du système. Plusieurs remarques, chers collègues :  Cette accumulation de gravier est le résultat d’une modification du régime hydrique du canal de Miribel. Les actions qui sont envisagées dans ce rapport ne sont qu’une solution à court terme qui

Actions de protection de la biodiversité

Actions de protection de la biodiversité

Monsieur le président, Une simple remarque sur ce rapport. Loin de moi, l’envie de lancer le débat sur le rôle réel des associations dans la protection et la valorisation de la biodiversité. Juste un regret : l’obligation de soutenir en bloc des associations qui ont, au fond, pour certaines, des objectifs  divergent, tels que la fédération des chasseurs et la ligue protectrice des oiseaux.  

Boulevard Urbain Est (BUE) : tant pis pour les vélos !

Boulevard Urbain Est (BUE) : tant pis pour les vélos !

Monsieur le président, Chers collègues, Le boulevard Urbain Est est ouvert. Nous avions évoqué il y a quelques années, les craintes concernant le sectionnement des itinéraires cyclables, aujourd’hui pour les tronçons réalisés nos craintes sont levées.  Le 23 mai 2011 dans cette enceinte je disais : « Ce projet de BUE donne ainsi, par sa structuration l’opportunité à chacun de construire sa mobilité au gré de ses contraintes »  Cependant, Monsieur le président, si la route et la voie bus sont cohérentes avec les usages, c’est avec stupeur que j’ai découvert les aménagements cyclables de cette nouvelle voirie, sensé répondre aux déplacements quotidiens des usagers de l’Est Lyonnais.  Je ne sais pas comment vous exprimer ma consternation face au choix de revêtement choisit pour cette piste cyclable et à quel point il est  inadapté à un usage quotidien, efficace. Le choix, pour une piste cyclable, d’un revêtement sablé, est discutable, mais  peut

Candidature à la commission permanente face à Bernard Rivalta

Candidature à la commission permanente face à Bernard Rivalta

Monsieur le Président, mes chers collègues, un peu de fraîcheur, s’il vous plaît. Depuis que je suis Grand lyonnais, j’entends parler d’un élu qui concentre les remarques négatives. Depuis que je suis élu, je constate qu’elles sont justifiées, que se soient par des attributions illégales d’indemnités, qui ont amené une condamnation. (…) Des subterfuges électoraux à Vénissieux, des choix techniques discutables ou des flèches verbales en réunion publiques du type,” j’ai le micro donc j’ai raison ! Dites ce que vous voulez, nous sommes majoritaires, on fera ce que l’on veut“. Monsieur Bernard Rivalta a le don d’irriter. Ces dernières déclarations sur la limitation des déplacements pour les plus démunis ont même choqué à l’échelle nationale mais il ne s’agit pas que d’un problème de personnes, il convient aussi de voir l’impact sur des choix dans la politique des transports. J’ai dénoncé, ici, l’absurdité de certaines décisions sur la Commune

Une étrange politique en matière de parc-relais

Une étrange politique en matière de parc-relais

Monsieur le Président. Chers collègues, le développement durable est né étymologiquement il y a un peu plus de 25 ans. Il fait désormais parti de notre vocabulaire quotidien. Si l’on interroge un Grand Lyonnais, cette thématique sera assurément une des 3 qu’il juge essentielle de développer dans les orientations politiques de la Métropole. Prendre en compte l’impact de ses actions pour les générations futures : cela semble évidemment mais encore fallait-il formaliser non seulement des actions mais également les outils d’évaluation nécessaires à toute amélioration. En effet, on n’améliore que ce que l’on mesure, cela est bien connu. Le rapport du développement durable de cette année, claire et méthodique, transcrit bien la volonté générale de l’institution tant au niveau technique que politique d’agir dans le respect de la logique d’un développement soutenable. Monsieur le Président, je pourrais m’arrêter là, dans l’autocongratulation quasi générale, cependant … Si les objectifs sont partagés par tous, la mise en oeuvre peut parfois diverger entre nous. J’évoquerai plus particulièrement la politique

ARALIS : une étrange convention d’objectifs

ARALIS : une étrange convention d’objectifs

Monsieur le Président et chers collègues, ce rapport va retenir l’approbation du groupe UMP et donc, je tenais à intervenir pour attirer l’attention sur le projet de convention d’objectifs entre l’association ARALIS, la Communauté urbaine de Lyon et l’Etat. L’objectif est de valider le plan stratégique du patrimoine d’ARALIS, de préserver un parc de logements d’urgence et d’inciter au développement de la mobilité résidentielle, par la création notamment de résidences sociales. Ces résidences seront issues de la rénovation et de la transformation de foyers de travailleurs migrants. Je souhaiterai attirer votre attention sur plusieurs points : s’agissant d’une convention d’objectifs chiffrés, il aurait été opportun de demander l’avis des communes concernées par la convention notamment sur le plan du patrimoine de l’association. Nous parlons ici d’une convention d’objectifs n’ayant pas pour objet d’apporter de financement et c’est bien là que le bât blesse car il est, à mon sens nécessaire,

Travaux d’accessibilité sud Grand Stade : quand l’imprévu masque la mauvaise gestion

Travaux d’accessibilité sud Grand Stade : quand l’imprévu masque la mauvaise gestion

Monsieur le Président, nous interviendrons à deux voix sur ce rapport. Chers collègues, ce rapport, comme beaucoup d’autres, se présente sous un aspect très technique et pourtant ? il n’y a pas besoin de creuser longtemps pour y faire apparaître les impacts financiers et politiques. Et, en cela, ce rapport est critiquable sur plusieurs points. D’abord, en nous proposant un avenant de 1,5 M€ soit 23 % du marché initial, ce rapport nous propose de prendre un risque juridique majeur. En pratique, il y a lieu de considérer qu’une augmentation par avenant de 15 à 20 % ou plus du prix d’un marché est susceptible d’être regardée par le juge administratif comme bouleversant l’économie d’un contrat, en sachant que vous avez déjà utilisé pour ce même dossier la latitude laissée au maître d’ouvrage dite “de la décision de poursuivre” pour un montant de plus de 270 000 €. Cet avenant serait justifié, selon vous, par des obstacles non imputables aux parties et constitutifs de difficultés

Requalification urbaine du quartier du Mathiolan-Peyssillieu

Requalification urbaine du quartier du Mathiolan-Peyssillieu

Monsieur le Président, chers collègues,  la  convention  de  maîtrise  d’ouvrage  unique  qui  est présentée dans ce rapport est l’aboutissement d’un long travail partenarial qui a permis la rénovation urbaine du quartier du Mathiolan. On peut, certes, regretter le retard pris dans les opérations conduites par le Grand Lyon. Les nouveaux habitants et les commerçants de l’immeuble construit par Marignan ont tout de même eu les pieds dans la boue pendant plus de deux ans. Mais cette convention montre la capacité que peuvent avoir les  collectivités  locales  (Villes,  Grand  Lyon,  Région)  et  les bailleurs  à  mener  une  opération  de  renouvellement  urbain sans l’aide de l’Etat. Sans l’aide de l’Etat car, dans ce projet du Mathiolan, il n’y a pas eu de démolition, méthode incontournable du renouvellement urbain pour bénéficier du financement du dispositif ANRU.  Sans  démolition,  le  renouvellement  s’est donc concentré sur la diversification de l’offre d’habitat grâce à la construction

Club des villes cyclables

Club des villes cyclables

Chers collègues, ce n’est pas seulement l’un des membres du groupe UMP qui parle mais un élu du Grand Lyon, totalement engagé dans la valorisation du vélo comme mode de vie. Depuis plus de dix ans, je m’attache à vivre la ville cyclable au quotidien avec toutes ses contraintes mais également ses bonheurs. Je souhaiterais vivement représenter notre Communauté urbaine et notre future Métropole à l’association des villes et territoires cyclables, étant l’un des rares cyclistes du quotidien de cette assemblée ; je ne dis pas de certains autres, je dis l’un des rares, monsieur Hémon. Je pense que mon expertise sur le sujet de la cyclabilité peut apporter une réelle plus-value importante à notre représentation. Bien entendu, c’est en étroite collaboration avec Gilles Vesco que je mettrais cette mission si vous me la confiez. C’est pourquoi je vous propose ma candidature. Je vous remercie.