Renouvellement urbain, mais pas que…

Renouvellement urbain, mais pas que…

Merci, monsieur le Président. Mes chers collègues, le sujet que nous abordons à présent dépasse les clivages politiques et part du principe, cher au Président Jacques Chirac, qu’une fracture sociale s’est creusée dans notre pays ; cette fracture empêchait ce que le Président appelait la mobilité sociale.   Vingt ans après, ce discours n’a pas pris une ride. La difficulté de toute mobilité sociale en France est matérialisée physiquement par ce que l’on nomme les quartiers populaires, cités de béton au visage souvent inhumain. Monsieur Jean-Louis Borloo avait bien compris la nature de l’effort à accomplir ; il fallait casser cette logique de quartiers-dortoirs, briser les ghettos. La solution passait par l’habitat. C’est ce qu’on a appelé le renouvellement urbain. Cette logique est coûteuse et lente, elle ne produit d’effet que petit à petit. C’est donc tout le contraire de la politique moderne, faite de petites phrases et de buzz.