ANAH Aides à la pierre

ANAH Aides à la pierre

Merci. Monsieur le Président et chers collègues, le présent rapport appelle deux réflexions de notre groupe. La première est une satisfaction car l’Etat augmente enfin ses aides vers les propriétaires privés après avoir porté plusieurs coups à la construction, à la notion même de propriété privée (voir la loi ALUR). Il me semble que, du côté de Paris, on ait compris que le tout logement social n’est pas ni une fin en soi ni la solution ultime. Avec ce rapport, on avance vers la reconnaissance d’un vrai parcours résidentiel car, dans les quartiers populaires, surtout de logement social, on trouve souvent quelques propriétés et leurs habitants sont loin d’être des privilégiés. Ce sont des gens qui ont souvent investi le fruit d’une vie de travail pour se construire un capital. Ce sont des personnes qui voient la valeur de leur bien se dégrader en même temps que les conditions de

Gestion sociale urbaine de proximité

Gestion sociale urbaine de proximité

Merci. Monsieur le Président et chers collègues, ce rapport nous paraît plutôt intéressant puisqu’il permet aux quartiers en politique de la ville de bénéficier d’aides de la Métropole au titre de la gestion sociale et urbaine de proximité. Disons que, dans l’amélioration du cadre de vie, les habitants sont une priorité du contrat de ville -l’inverse aurait été surprenant- et que les plans d’actions portent sur la gestion quotidienne du cadre de vie, la participation des habitants, l’éco-citoyenneté, l’insertion sociale, la lutte contre la précarité. Parmi toutes ces belles intentions, nous sommes tout de même heureux de dire que la sécurité, la tranquillité des habitants figurent dans cette liste. En effet, la sécurité est le socle sur lequel peuvent se construire les relations sociales. Comment imaginer qu’un habitant ait envie de participer à la vie collective ou adopter des gestes écocitoyens s’il assiste, impuissant, à des démonstrations de force de

Politique sportive

Politique sportive

      Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Conseiller délégué et mes chers collègues, le rapport que vous proposez à notre délibération est la reprise d’une compétence du Département qui concerne les collèges disposant de sections sportives. Notre groupe considère ‑et je pense que nous ne sommes pas les seuls‑ que le sport est la vitrine d’un territoire et de son excellence et qu’il constitue un facteur d’attractivité à part entière. A titre d’exemple et dans un tout autre registre, ce Conseil a voté aujourd’hui le dispositif de soutien aux bénévoles de l’Euro de football, tout comme il prévoit d’aider et de soutenir les clubs sportifs professionnels et nous en sommes plutôt satisfaits. Cependant, nous sommes en droit de nous poser quelques questions sur la politique sportive de la Métropole, tout particulièrement lorsqu’elle ne concerne pas le haut niveau. Le sport véhicule des valeurs que nous connaissons tous : le respect des

Développement des transports

Développement des transports

  Monsieur le Président, mes chers collègues, ces rapports visent à promouvoir la réduction des trajets domicile-travail en véhicules individuels ; c’est un objectif noble et louable que, bien évidemment, notre groupe partage avec enthousiasme. Ces PDIE sont des outils ambitieux mais, permettez-moi de vous le dire, nous les trouvons parfois déconnectés des réalités et manquant parfois de souffle. Ainsi, il semble que la seule action réelle de la Métropole soit de proposer des études par le biais de contrats précaires ou de stagiaires ; je ne suis pas certain que les milliers de salariés concernés qui, à l’heure où nous parlons, sont peut-être encore dans des bouchons pour rentrer chez eux, soient réellement rassurés par cette mesure. Bien entendu, il faut pousser au covoiturage et à l’utilisation des transports en commun mais encore faut-il savoir de quoi on parle. Sur le site Cap nord, nous savons ce que nous avons ‑et encore,

REAL : Pôle d’échange

REAL : Pôle d’échange

    Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, mes chers collègues, la gare de Sathonay-Rillieux est un maillon essentiel du projet REAL. Nous commencions à craindre qu’il ne s’agissait que d’un serpent de mer à la concrétisation bien lointaine. A Rillieux la Pape et ‑je crois pouvoir le dire au nom de mon collègue Pierre Abadie‑ à Sathonay Camp également, le désenclavement et le désengorgement routiers passent par des infrastructures de transport en commun modernes. Notre groupe est conscient que le projet de rénovation de cette gare est coûteux et que les financements croisés sont nombreux et le rendent dépendant de la solidité de chaque partenaire. Je me souviens avoir rencontré en mairie l’entreprise SNCF réseau en mars dernier, afin d’obtenir de la part de cette filiale l’engagement écrit que les travaux débuteraient en 2017. Cet engagement m’est parvenu en avril dernier, il faut donc que tous les partenaires modifient les règles de caducité pour permettre

Rénovation urbaine Rillieux-la-Pape

Rénovation urbaine Rillieux-la-Pape

  Merci, Monsieur le Président. Monsieur le Vice-Président, nous y voilà ! Après près d’une dizaine de visites de la Ville par l’ANRU, une délégation parlementaire, des services de l’Etat, ceux du Grand Lyon dont deux membres de l’exécutif, nous voici en position de voter les objectifs du PNRU sur la Ville nouvelle de Rillieux la Pape. Le texte même de ce rapport montre la qualité du travail entre nos services et je suis très satisfait de voir que les propositions et les positions que l’équipe municipale de Rillieux la Pape défend ont été largement partagées. Notre groupe note aussi que le quartier des Allagniers est enfin pris en considération. Là aussi, le travail partenarial a bien fonctionné et les multiples visites de terrain ont porté leurs fruits. Nous soulignerons également plusieurs points. D’abord, la Métropole parle du positionnement de Rillieux la Pape et de la ville nouvelle comme “pôles de développement est

Favorisons l’implantation de la société Médicréa

Favorisons l’implantation de la société Médicréa

    Merci, monsieur le Président. Mes chers collègues, Médicréa est un leader mondial des biotechnologies qui fabrique notamment des prothèses de colonne vertébrale. Il s’agit d’une société cotée au NASDAQ qui se situait sur la commune de Neyron dans l’Ain et dispose d’un site de production à La Rochelle qui sera relocalisé sur le site de Rillieux la Pape. Cette entreprise a également un important site aux Etats-Unis où elle réalise une grande partie de son chiffre d’affaires (près de 60 %). Depuis dix ans, son PDG, monsieur Sournac, demandait à pouvoir s’installer sur le terrain qu’il possédait à Vancia afin d’y regrouper toutes ses activités. Depuis dix ans, ce dossier bloquait sur un point essentiel qui est la création de ce rond-point. Depuis dix ans, mes prédécesseurs, par leur inaction ou leur frilosité, on fait comprendre aux investisseurs que ce rond-point ne se ferait pas, qu’ils n’avaient qu’à

Renouvellement urbain, mais pas que…

Renouvellement urbain, mais pas que…

Merci, monsieur le Président. Mes chers collègues, le sujet que nous abordons à présent dépasse les clivages politiques et part du principe, cher au Président Jacques Chirac, qu’une fracture sociale s’est creusée dans notre pays ; cette fracture empêchait ce que le Président appelait la mobilité sociale.   Vingt ans après, ce discours n’a pas pris une ride. La difficulté de toute mobilité sociale en France est matérialisée physiquement par ce que l’on nomme les quartiers populaires, cités de béton au visage souvent inhumain. Monsieur Jean-Louis Borloo avait bien compris la nature de l’effort à accomplir ; il fallait casser cette logique de quartiers-dortoirs, briser les ghettos. La solution passait par l’habitat. C’est ce qu’on a appelé le renouvellement urbain. Cette logique est coûteuse et lente, elle ne produit d’effet que petit à petit. C’est donc tout le contraire de la politique moderne, faite de petites phrases et de buzz.

Métropole de Lyon : quelle politique de la ville ?

Métropole de Lyon : quelle politique de la ville ?

Monsieur le Président et chers collègues, le rapport vous autorisant à signer le contrat de ville reprend une thématique particulièrement adaptée à notre Métropole, celle de ce que l’on appelle “les quartiers difficiles”. Alors oui, le groupe Les Républicains et apparentés, dont les élus comptent sur leurs territoires une grande partie des quartiers populaires de l’agglomération, va évidemment aller dans le sens des aides spécifiques destinées à ces populations. Nous avons cependant plusieurs observations sur le rapport proprement dit. D’abord, la maladresse de la première partie sur les orientations stratégiques où il est mentionné -je cite- que “les attentats de janvier 2015 ont montré que de véritables fractures socioculturelles persistent au sein de la société française, notamment parmi notre jeunesse”. Le rédacteur de ce rapport a sûrement cru bien faire mais je pense que tous les élus de cette assemblée se sont aperçus de l’existence de ces fractures bien avant

Pacte de cohérence métropolitain

Pacte de cohérence métropolitain

La loi MAPTAM encadre le processus d’adoption d’un pacte de cohérence métropolitain dans les six mois qui suivent le renouvellement des conseils municipaux. Ce pacte est soumis à la majorité simple des maires représentant la moitié de la population totale des communes de la Métropole de Lyon. Le pacte est ensuite soumis pour avis consultatif aux 59 conseils municipaux au sein de la conférence métropolitaine. Il est enfin arrêté par délibération du Conseil de la Métropole. Le groupe Les Républicain et Apparentés a présenté ce jour en conférence métropolitaine des maires une contribution pour marquer sa volonté : de participer à un échange constructif au service de l’intérêt général ; de définir l’équilibre entre les communes et la Métropole ; de répondre aux besoins des habitants de nos territoires. Pour permettre un débat sur la vision générale du pacte de cohérence métropolitain, notre groupe rappelle ses positions constantes de définir prioritairement les orientations

Aides à la pierre : bilan 2009-2014 et perspectives

Aides à la pierre : bilan 2009-2014 et perspectives

Monsieur le Président, mes chers collègues, Nous voici à l’heure du bilan et de la définition d’une mesure : l’aide à la pierre qui est beaucoup plus souvent de l’aide au béton pour être exact, qui soulève pour le groupe UMP, DVD et Apparentés une position qui va bien au-delà d’un simple débat métropolitain. Il s’agit en effet tout à la fois un bilan des aides à la pierre pour la période 2009 – 2014 et la validation d’une nouvelle prospective 2015 – 2020. Le gouvernement actuel n’aime pas vraiment les propriétaires et la loi ALUR a mis un coup particulièrement violent à la construction de logement. Personnellement, je retrouve cette idéologie jusque dans ma commune, comptant pourtant 57% de logements sociaux où mon opposition pousse des cris d’orfraie dès que je parle de faciliter l’accession à la propriété privée. Pardonnez-moi cet aparté et permettez-moi de revenir quelques instants sur la

Quelle politique de restauration scolaire dans les collèges ?

Quelle politique de restauration scolaire dans les collèges ?

Monsieur le Président, Madame la Vice-Présidente, mes chers collègues, le rapport sur lequel vous nous proposez de délibérer est évidemment lié au transfert de compétences du Département et porte sur un point qui mérite plus qu’un simple vote de subvention. En effet, des collégiens de la Métropole doivent tous les midis prendre leur repas ailleurs que dans leur établissement. Cette restauration se fait soit dans d’autres collèges, soit dans les lycées voisins et la Métropole reproduit une pratique du Département visant à financer, pour des sommes parfois importantes, allant jusqu’à 40 000 € pour le collège Maria Casarès de Rillieux la Pape, des déplacements quotidiens d’élèves ayant entre 11 et 15 ans issus de zones urbaines et souvent de quartiers populaires. Monsieur le Président, madame la Vice-Présidente, l’ambition de la Métropole -en tout cas c’est ce qu’il nous semble comprendre à travers vos déclarations médiatiques- est d’être un pôle d’attractivité européen,

SEM Patrimoniale, une action positive pour les communes du Grand Lyon

SEM Patrimoniale, une action positive pour les communes du Grand Lyon

Merci monsieur le Président. Mes chers collègues, ce rapport de la SEM Patrimoniale est excellent, comme on pouvait s’y attendre. Il pointe le très bon travail de cette structure créée en 2012. Le résultat net positif va permettre, c’est ce que l’on nous propose, de mieux servir des opérations économiques sur Vénissieux, Vaulx-en-Velin, La Duchère, le Val de Saône et, enfin, Rillieux-la-Pape. Je note que la proche banlieue lyonnaise et La Duchère ont été bien servies lors des premières années d’exercice et il faut s’en féliciter. Le développement économique et l’implantation d’entreprises dans ces communes est particulièrement important et permet de briser ce qui a pu être analysé comme une spirale négative. Le géographe Christophe Guilluy et plusieurs des chercheurs ayant discuté ses travaux s’accordent sur un constat : les banlieues proches bénéficient d’infrastructures qui les relient aux centres urbains qui permettent à leurs habitants d’avoir accès à ce que

Pour une Université de Lyon plus visible

Pour une Université de Lyon plus visible

Monsieur le Président, mes chers collègues, la présente délibération porte sur une subvention importante que nous allons verser à la COMUE et nous ne pouvons que nous réjouir du soutien financier de la Communauté urbaine à ce qui représente l’excellence académique et scientifique de notre Métropole. Laissez-moi toutefois prendre un peu de distance avec la lettre de ce rapport et me pencher sur ce qui fonde notre attractivité. Les universités mondiales sont soumises à de nombreuses évaluations et classements, dont le plus connu est le parfois controversé classement de Shanghai. Mettons-nous dans la peau d’un chercheur américain ou asiatique qui consulterait la version 2014 de ce classement pour connaître les meilleures universités françaises. Il constaterait que les trois meilleures françaises sont parisiennes, ce qui n’a rien d’exceptionnel, que la quatrième est l’université de Strasbourg, la cinquième l’université d’Aix-Marseille, la sixième est l’université de Grenoble et que, dans le peloton des

Développement du Nord de l’agglomération

Développement du Nord de l’agglomération

Chers collègues, tout d’abord, notre première réaction au vu  des constats techniques est la suivante : au vu des différents éléments mentionnés dans le rapport, nous sommes satisfaits que cette subvention soit débloquée et que la chaufferie soit sécurisée et rendue plus efficace. Monsieur le Président, au cours des mandats précédents, vous avez agi pour l’est lyonnais, pour l’ouest lyonnais, en étant relativement respectueux de l’intérêt général et de l’équilibre de l’agglomération. Toutefois, nous avons le sentiment que le Grand Lyon est peut-être passé à côté de l’importance, pour une Métropole européenne, de disposer d’une porte Nord qui soit véritablement attractive. Peut-être que mes prédécesseurs en mairie n’ont pas su vous sensibiliser suffisamment à l’importance stratégique représentée par Rillieux-la-Pape pour le Grand Lyon mais je crois vous avoir montré que les projets que je porte ont une véritable dimension métropolitaine et vont concourir à l’attractivité de notre territoire. La rénovation