Philippe Cochet

Philippe COCHET Député-Maire de Caluire-et-Cuire
Président du groupe “les Républicains et Apparentés”

Monsieur le Président, mes chers collègues, ce rapport nous propose de voter une nouvelle subvention au profit de l’Association nationale des Présidents de Conseils de développement, dont est membre le Conseil du Grand Lyon, présidée par madame Anne-Marie Comparini. C’est vrai que cette nomination est intervenue après les élections municipales. Je crois même que madame Comparini vous a publiquement soutenu à l’occasion de ces élections. Ne voyez aucune malice de notre part pour voir une relation de cause à effets ! J’apporterai néanmoins deux éclairages sur notre position.

D’abord, sur un problème de forme. Ce dossier a été présenté en commission avec pour le moins une faible argumentation. Le Président de la commission découvrait sur le moment cette instance et madame Vullien, volant à son secours, nous indiquait qu’une réunion était prévue pour donner des éléments d’information mais seulement, mes chers collègues, le 8 décembre ! Les services étaient en possession du bilan d’activité de celle-ci mais n’avaient pas le droit de nous le donner, faute de validation politique. Devant cette absence d’information, nous avons été plusieurs à indiquer qu’il n’était pas possible de se fonder une opinion sur une telle demande et qu’il convenait, pour réaliser un travail sérieux, de repousser l’étude de cette demande au prochain Conseil. La panique a alors gagné l’assistance et votre Cabinet, monsieur Collomb, a glissé dans l’oreille du Président de séance que l’on ne pouvait pas repousser le rapport car décembre serait trop tard pour engager la dépense.

Plusieurs questions se posent alors.

Pourquoi ne pas avoir fait cette demande de subvention 2014 avant et attendre le mois de novembre ?

Doit-on, sous prétexte du calendrier, renoncer à exercer notre devoir d’élus pour entériner des décisions sans en connaître les conséquences ?

Certains ont pu dire que cela ne représente que 13 000 €. Je ne partage pas cette conception de la décision politique. Toute dépense doit être étudiée et justifiée. Aussi, je vous rappelle que, lors du Conseil du 15 septembre dernier, vous aviez déjà refusé de repousser le dossier concernant la modification de l’installation d’assainissement du fameux siphon de La Mulatière qui portait, lui, sur 1,3 M€.

Ensuite, j’évoquerai le fondement même de la demande car, entre temps, nous avons reçu par mail ce fameux rapport d’activité. Or, on constate que le budget sert principalement à des frais de salaires et de fonctionnement ; sans remettre en cause le travail des personnels, il nous apparaît peu opportun, au moment où, sur une large partie des bancs de cette assemblée, les élus s’accordent sur la nécessité de baisser les coûts des structures publiques, à en favoriser le développement.

Aussi, bien évidemment, notre groupe votera contre cette subvention.

Subvention au profit de l’Association nationale des Présidents de Conseils de développement