Stéphane Guilland

Stéphane GUILLAND
Conseiller municipal Lyon 8e
Conseiller métropolitain

Monsieur le Président, mes chers collègues, après plusieurs années de travaux, les quatre avenants de clôture qui nous sont soumis plus celui de La Duchère marquent la fin de cinq opérations de rénovation urbaine dans notre agglomération.

Ces opérations s’inscrivaient, il faut le rappeler dans le cadre du plan national de rénovation urbaine initié, il y a une dizaine d’années, par Jean-Louis Borloo alors Ministre de la Ville. Si j’estime important de le rappeler aujourd’hui, c’est aussi pour que chacun se souvienne, monsieur le Président, que depuis 10 ans, vous n’avez eu de cesse de vous attribuer la paternité de ces réalisations tout en dénonçant la faiblesse de l’engagement de l’État, sans qui, convenez-en, rien n’aurait été possible.

Il est particulièrement important de remettre les choses en perspective ce soir !

Il revient, en effet, au Gouvernement que vous soutenez de poursuivre le travail effectué depuis dix ans. S’arrêter au milieu du gué serait simplement suicidaire !

La balle est dans le camp du Gouvernement qui a souhaité remettre à plat l’ensemble des actions, pour préparer le terrain, une diminution des concours alloués a été annoncée, touchant à la rénovation urbaine et à la politique de la ville, volets urbains et humains, vous y êtes sensible, de l’action dans les quartiers.

Aujourd’hui l’ensemble des acteurs, Maires, bailleurs sociaux, associations, habitants… attendent avec fébrilité l’annonce des quartiers retenus mais peut-être plus encore celle de ceux écartés.

Alors même que le passage en Métropole réduira de façon significative les possibilités d’intervention de notre collectivité, alors même que le vivre ensemble est plus que jamais mis à mal, le désengagement de l’Etat associé à celui du Grand Lyon aurait, pour les années futures, des conséquences dramatiques. Vous en porterez, le cas échéant et dans les deux cas, la responsabilité.

Je vous saurai gré de bien vouloir nous rassurer sans attendre. Et puisque j’ai été assez rapide sur mon temps de parole, je voulais juste ajouter une petite chose, monsieur le Président. Je sais que vous allez me répondre qu’il n’est pas le temps de débattre ce soir, comme vous l’avez répondu à Pierre Bérat il y a quelques minutes. Cette phrase pour information, vous l’avez, si j’ai bien compté, prononcé dix fois, aujourd’hui, en six heures de débats. Alors, monsieur le Président, je vous saurais également gré d’éclairer le jeune élu que je suis, où et quand êtes vous disposé à débattre ?

Je vous remercie.

Rénovation urbaine… c’est quoi la suite ?