Retrouvez l’intervention de Philippe COCHET

(seul le prononcé fait foi)

Monsieur le Président, Chers collègues, Je ne parlerai pas 60 minutes comme mon temps de parole me l’autoriserait. Mais je prendrais le temps d’expliquer sur cette délibération l’attitude déplacée qui fut la vôtre et qui nous a obligée à des péripéties qui ne sont pas du niveau de la 2e métropole de France. La mise en place de cette régie des déchets a été rendue nécessaire par l’accumulation d’erreurs successives d’interprétation de la loi et de l’entêtement de votre majorité à vouloir à tout prix s’opposer au juge dans le calcul du montant du budget du traitement des déchets ménagers. Cette régie n’est pas la solution à tous nos problèmes mais elle se veut être un outil au service de la Métropole pour favoriser la justification de nos dépenses réelles dans le domaine des déchets ménagers. Vous avez choisi d’autorité de la constituer de 5 membres élus. Au regard de la représentation de notre groupe au sein de cette Assemblée nous vous avons sollicité pour obtenir 1 représentant.  Une demande légitime et équilibrée. Légitime car avec 33 membres, nous sommes le 1er groupe de cette Assemblée, le 1er groupe d’opposition et que nous représentons exactement 20% des membres élus. 1 représentant sur 5 c’est bien 20%. Équilibrée aussi, car en laissant à l’exécutif le choix de 4 membres sur 5, il était évident que la majorité restait majoritaire et donc que les choix de la régie seraient bien ceux de la majorité actuelle. Et là, sans en comprendre le fondement, ni même l’enjeu politique, vous avez fait le choix Monsieur le Président, de nous écarter complètement de la représentativité de cette régie en nous proposant de suppléer un membre titulaire de votre majorité ! Évidemment nous ne pouvions que refuser une telle proposition dédaigneuse et marquée par une suffisance exacerbée.  Alors, oui, nous vous avons menacé d’utiliser notre capacité d’obstruction pendant cette séance du conseil, car c’était le seul moyen de vous faire revenir à la Raison. Une telle situation n’a été que la résultante de cette double attitude qui consiste à refuser le dialogue avec le 1er groupe de l’Assemblé, fut-il dans l’opposition et à utiliser l’humiliation comme méthode de gouvernance. Un choix inacceptable et contre-productif. Lors de la conférence des présidents qui s’est tenue mercredi 30 octobre, Michel Le Faou président de séance a clairement identifié cette délibération comme un « hiatus » et indiqué qu’une solution « serait trouvée d’ici lundi pour faire en sorte que la représentation soit la plus équitable possible au regard de la représentation des différents groupes qui constituent notre assemblée». Une position conciliante et je l’en remercie. Depuis lors, vous avez compris votre erreur et vous nous avez proposé une représentation plus conforme à la réalité de la situation politique issue des élections de 2014. Et nous avons accepté l’augmentation du nombre de siège de 5 à 7. J’espère que la situation sur ce rapport ne fut qu’un épisode malheureux liée à une incompréhension et non pas une méthode de gouvernance. À un moment donné vous avez presque pu nous faire regretter la présidence qui vous a précédée ! Monsieur le Président, chacun sait ici que parmi les bancs de cette assemblée il y a des différences politiques. Chacun sait aussi que les positions politiques arrêtées par les uns et les autres n’évoluent que très peu en séance publique. Donc que le travail préparatoire à nos séances est nécessaire. Mais celui-ci ne peut être efficace et tourné vers l’intérêt général que s’il est porté par un esprit de confiance de la parole donnée et de respect. C’est sur ces fondements que nous vous proposons de poursuivre notre travail pour le bien commun de nos habitants.
Régie des déchets : un curieux procédé