Monsieur le Président, chers collègues, le plan oxygène de la Métropole que nous évoquons aujourd’hui porte un projet ambitieux avec ses actions orientées sur les déplacements, l’habitat et les activités économiques. Son objectif est de mieux protéger les populations des risques de pollution en oxydes d’azote, ozone et particules fines. Il vise à agir essentiellement dans la prévention en amont pour diminuer le risque.

Mais depuis longtemps déjà des médecins s’intéressaient aux conséquences d’aval sur la santé publique, au dépistage et à la prise en charge de ces pathologies. Ainsi, en particulier, une petite équipe lyonnaise de chercheurs indépendants travaillait sur les risques de l’amiante et des particules fines sur la santé humaine au-delà des maladies classiques, s’intéressant à des pathologies non reconnues jusqu’à présent pour être en relation avec ces pollutions. Elle appuyait son expertise en réalisant des examens, avec son propre matériel implanté au sein du laboratoire de l’hôpital Saint Joseph-Saint Luc.

Or, ce centre hospitalier a décidé l’arrêt de cette activité de minéralogie pour la fin de cette année. Ce laboratoire d’analyses minéralogiques qui fonctionnait depuis douze ans est le seul implanté en France de manière réglementaire et il a doublé son activité entre 2015 et 2016. Il était prévu, avec l’établissement de normes uniques en Europe, de doubler encore l’activité en 2017.

L’équipe de médecins et chercheurs qui travaillent sur ce thème vient de réunir, début décembre à Lyon, un séminaire international avec des chercheurs venus d’Europe, d’Amérique et d’Asie dans le cadre de la présentation des premiers résultats d’un travail de recherche sur la toxicité de ces particules. Ce séminaire témoignait de la vitalité et de l’intérêt de cette activité et participait au rayonnement de Lyon sur le plan international.

Au regard des enjeux, nous demandons donc que la direction de cet hôpital, qui participe au service public hospitalier, suspende sa décision et participe activement à la recherche d’une solution de reprise avec les chercheurs et permette ainsi de ne pas interrompre ce service pour le bien de nos concitoyens.

Je vous remercie.

Recherche sur les particules fines