Merci, monsieur le Président. Tout d’abord, bravo pour votre plaidoyer ! J’ai cru que vous alliez terminer les bras en croix en hurlant et en regardant le ciel mais votre expérience ne vous le permet pas.

(…) D’autant plus avec Lyon et Sainte Blandine. (Rires dans la salle).

Donc, dans cette approche-là, vous me permettrez, monsieur le Président, mes chers collègues -et je remercie également les collègues d’un certain nombre d’autres groupes qui ont déjà entériné le fait que ce soit un Président Les Républicains qui va gérer notre pays en 2017, dont acte-, de dire simplement que ce dossier qui est évoqué va nous permettre d’intervenir sur la PPI de la Métropole qui est tout de même un sujet qui nous concerne tous.

Cette PPI, elle tourne à plein régime si on se réfère au joli powerpoint dont on nous fait lecture. Sur les 1 175 lignes identifiées, 954 sont en cours. Sur 3,520 milliards d’euros de budget, 1,842 milliards d’euros ont été individualisés. Finalement, à vous écouter, il ne resterait pratiquement plus grand-chose à faire, sauf que 81,2 % de projets mais, mes chers collègues, 52,3 % de budget engagés. Cela, c’est le premier bug.

Monsieur le Président, les Maires qui vivent au quotidien et au plus près de leur vie communale n’ont pas exactement la même lecture. On peut s’en rendre compte quand on sort de son bureau pour venir sur le terrain et notamment sur la totalité du territoire de la Métropole. Que ce soit sur les désignations des référents, le respect des priorités voulues par les élus locaux, le lancement d’études et de marchés publics, autant dire que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. C’est le deuxième bug.

Parallèlement, le 11 octobre dernier lors du séminaire des cadres, votre Directeur général des services annonçait une révision de cette PPI moins de quinze mois après son vote, déjà lui-même intervenu quinze mois après votre élection. Troisième bug.

On avait bien compris aussi que vous deviez prioriser les projets Lyon-Villeurbanne pour assurer votre propre bilan de Maire et pour vous assurer, sinon les faveurs, au moins les absences de critique de Villeurbanne. A ce moment-là, je ne peux m’empêcher une petite digression. Car si, sur la PPI, le flot des budgets dépensés sur vos deux Communes a effectivement permis de ne pas entendre de critiques sur d’autres sujets, la distribution de l’argent public n’a pas pu tout régler. Au point d’ailleurs de faire réagir vivement le Président du groupe Synergies-Avenir qui s’exprime ainsi concernant votre spectacle -je cite- : “Des chamailleries de surface alors que le fond et la cohérence de notre démocratie sont touchés et remis en cause”. On en serait presque à reprendre son analyse politique qui est celle du bon sens et de la réalité vécue par nos concitoyens.

Revenons donc à notre PPI, pour laquelle on attend un suivi très précis avec un tableau de bord de l’avancée des projets, tableau de bord qui nous a été promis par Michel Le Faou en comité de suivi, par Richard Brumm en comité budgétaire et par vous-même lors de notre dernier entretien. Un tableau de bord finalement, cela semble quelque chose de très difficile à réaliser par les services. A se demander d’ailleurs si certains voudraient qu’il ne soit pas réalisé. Et les propos de monsieur Vincent tout à l’heure, alors qu’il fait partie de votre exécutif, vont dans la même direction de ce que nous demandons.

Ce qui pose d’ailleurs globalement le problème de la gouvernance de notre institution. Car qui décide au final de l’avancée de tel ou tel dossier dans telle ou telle Commune ? Et surtout qui s’assure de la bonne exécution de la décision politique ? Vous conviendrez que, pour nous, à la différence de certains groupes qui partagent les bancs de l’exécutif, le suivi direct est un peu plus difficile.

Nous attendons donc toujours ce suivi réel de la PPI et des réponses concrètes sur les dossiers de nos Communes qui sont toujours en attente.

Je vous remercie.

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