Merci, monsieur le Président. Vous nous demandez aujourd’hui d’accepter, sans
avoir pu en débattre en commission, une procédure de vote en urgence pour un dossier majeur de la Métropole :
la création d’un fonds de dotation destiné au financement de la Cité de la gastronomie à Lyon.
Il y a plus de trois ans que ce projet est dans les cartons. Il aurait mérité un débat en commission au minimum,
voire plus. Finalement, vous vous créez votre propre urgence et vous voulez l’imposer à notre assemblée. Ce
n’est pas acceptable quand on parle d’un tel budget.
Or, voilà que vous nous le présentez “entre la poire et le fromage”, en confondant vitesse et précipitation. De quoi avaler de travers ! Autant le dire clairement, la méthode nous semble totalement injustifiée pour un dossier de cette importance. Décidément, ce projet de Cité de la gastronomie, mal ficelé dès le départ, dans lequel vous
avez fait preuve de tant d’atermoiements et de tergiversations, est bien parti pour nous rester sur l’estomac !
Bref, vous nous annoncez laconiquement en début de commission qu’il y aura un dossier supplémentaire à
l’ordre du jour, sans préciser lequel. Nous n’avons aucune note de synthèse relative et nous recevons la
délibération sur le projet le jeudi soir avant le Conseil.
Nous avons du mal à comprendre ce qui justifie une telle urgence. A croire que vous avez trouvé des mécènes
pressés -mais vous nous l’avez expliqué- de vouloir faire un chèque dès la semaine prochaine. Mais non ! Ce
matin, en commission permanente, vous expliquez qu’Eiffage n’a pas été capable de trouver les mécènes et qu’il
appartient à la Métropole de “récupérer le bébé”. La Cité de la gastronomie n’est pas créée qu’on se passe déjà
les plats ! Décidément, votre gouvernance laisse à désirer, monsieur le Président. Notre assemblée n’a pas à
pâtir de votre désorganisation.
Quant à la nécessité de créer ce fonds avant les Conseils d’administration d’entreprises qui se tiennent en
septembre -vous l’avez précisé-, expliquez-nous ce qui empêche un Conseil d’administration de délibérer sur le
principe et le montant de la participation qui serait versé au futur fonds de dotation.
En tout état de cause, face à ce manque de justifications et d’informations, face à la méthode utilisée qui évince
le débat en commission, nous ne pouvons vous suivre sur votre demande et nous voterons contre cette
procédure d’urgence.
Je vous remercie.

Procédure d’urgence-Cité de la gastronomie