Monsieur le Président, mes chers collègues, nous constatons que les avancées sur le PPRT sont intéressantes par rapport au projet initial et nous voterons également les réserves qui sont avancées dans le corps de la délibération.

Toutefois, nous regrettons que ne soit pas mentionné le coût des travaux obligatoires pour les riverains de ces usines sur nos territoires. Je suis très surpris d’entendre Madame Laurent se féliciter que 90 % du coût de ces travaux soient pris en charge par les pouvoirs publics et les industriels. 90 %, cela veut dire qu’il reste tout de même 10 % à la charge des habitants tout autour de ces usines-là ; c’est plafonné à hauteur de 20 000 € , 10 % de 20 000 € c’est encore 2 000 €. 2 000 € pour les habitants de Pierre Bénite, de Saint Fons, de Feyzin, c’est ce que nous considérons nous comme la double peine, c’est-à-dire que les habitants ont le danger qui est là, qui est présent, qu’ils assument mais, enfin, que l’on ne vienne tout de même pas, derrière, voir ces habitants en leur disant que l’on va leur demander de réaliser des travaux qu’ils financeront en partie !

Ce n’est peut-être que 10 % pour vous, Madame Laurent, mais je vous assure que, pour les populations locales, c’est énorme. Je suis Maire d’une Commune dont le revenu moyen par habitant est l’un des plus faibles de la Métropole, voire du Département, et je vous assure que, pour la majorité de ces habitants-là, 10 % ce n’est pas acceptable. D’autant plus que j’ai l’impression que certaines avancées ont été faites sur l’avance des fonds ; parce qu’il y a cela aussi : on parle de crédits d’impôts mais cela veut dire qu’il faut tout de même avancer les fonds et j’ai l’impression qu’au niveau national, on a pris ce dossier à bras-le-corps et peut-être que, là-dessus, il y aura une avancée.

En tout cas, j’ai entendu en début de séance qu’on se félicitait de l’attractivité du territoire pour nos entreprises et que c’était une des raisons pour lesquelles nos recettes avaient finalement une évolution plus qu’intéressante. Oui, c’est très bien, nous sommes très fiers de nos industries de la Vallée de la Chimie, c’est un fleuron français et nous ferons tout pour continuer à les accueillir dans les meilleures conditions possibles.

N’oubliez pas tout de même les territoires qui accueillent ces entreprises-là, n’oubliez pas les riverains d’Arkema, de Solvay ou d’autres entreprises, qui n’ont plus le droit de construire ne serait-ce qu’une véranda dans leur jardin, qui ne pourront plus agrandir leur maison. Donc, de grâce, les contraintes sont là, elles sont portées par les habitants, elles sont portées également par les Communes, dont je rappelle qu’elles n’ont pas un centime de prise en charge des travaux pour tout ce qui est bâtiments publics mais n’oublions pas les habitants.

Donc nous sommes favorables à cet avis, nous sommes favorables aux réserves émises mais nous souhaitons également qu’il y ait une réflexion dans les jours et mois qui viennent pour qu’il n’y ait plus à la charge des populations déjà lourdement impactées le moindre centime pour les travaux rendus obligatoires.

 

 

PPRT Vallée de la chimie
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