Intervention Christophe GIRARD
  • Seul le prononcé fait foi
Monsieur le Président, Chers collègues, Cette délibération porte sur la Convention pluriannuelle de renouvellement urbain du quartier Minguettes-Clochettes  et lors de son étude en Commission Urbanisme, M. Marc AUGOYARD s’est interrogé sur le fait que l’on n’ait jamais eu de bilan global sur 30 ans de politique de la ville. Il a ajouté que “l’on a l’impression que le bilan est assez mince”. Il soulevait aussi la question de la concentration des logements sociaux et de la mixité. Le premier problème des villes telles que Vénissieux, ce n’est pas la qualité des bâtiments, mais la dynamique sociale. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut plus investir dans un ANRU (à ce sujet, comme beaucoup, je milite pour le retour rapide à un ANRU souple et simple dans sa mise en œuvre). Si depuis 40 ans on injecte à juste titre de l’argent pour la rénovation urbaine, cet investissement ne se traduit cependant pas par des changements durables. Nous constatons tous que les bâtiments rénovés ne restent pas longtemps des habitats dignes. Les beaux miroirs des halls restaurés sont vite brisés, les murs repeints sont rapidement détériorés et tagués… Parce que le premier problème n’a pas été traité : celui de la dynamique sociale. En tant que professionnel de l’insertion des jeunes, je peux témoigner que le premier problème de l’insertion est de loin celui du savoir-être. Cela veut dire que la solution est l’éducation dont la place centrale est la famille, mais également le tissu associatif qui doit être valorisé et soutenu dans une dynamique constructive et respectueuse des valeurs. Alors, réquisitionner la politique de la ville, oui, mais il est plus que temps de réquisitionner surtout les hommes et les femmes politiques qui tiennent ces villes depuis si longtemps (dont Vénissieux est une triste illustration depuis 85 ans). La gauche a toujours sapé les repères sociétaux, en premier ceux de la famille et de l’éducation, mais aussi ceux de notre culture, faisant le lit du communautarisme. Leur laxisme et leur assistanat ont détruit la dignité des personnes. Leur instrumentalisation idéologique de la misère a stérilisé la générosité. Leur enrôlement dans la victimisation a détruit la responsabilité et l’honneur. C’est ce qui m’avait fait dire dans une conférence il y a déjà près de 10 ans : “au fond, le problème des banlieues, c’est la gauche”. Donc non seulement il faut une vraie politique de la ville, mais il faut surtout un vrai changement de logiciel politique de ces municipalités. Il faut en finir avec les systèmes gavés d’idéologies destructrices et revenir au bon sens, à une politique qui soit animée par la volonté de servir et développer le bien commun. Il faut aussi insister sur le fait que la sécurité et l’éducation sont le préalable à toute rénovation durable : La République Partout Pour Tous. Les villes sorties du monopole de la gauche sont une très bonne illustration de cet investissement sur l’humain (Montfermeil, Courcouronnes, plus récemment et plus près Rillieux-la-Pape et tant d’autres…). Voilà ma conviction, voilà le moteur profond de ma constante et totale détermination, voilà le sens de mon combat pour libérer, dès 2020, les énergies à Vénissieux.
Politique de la ville