Monsieur le Président, chers collègues.

Merci pour cette présentation détaillée. Si les bienfaits de cette coopération avec la ville de Tinca semblent évidents…. à Tinca, son efficacité semble plus discutable au niveau de notre Métropole.

En effet, si le premier objectif consistant à améliorer les conditions d’hébergement, d’équipement et de vie en Roumanie pour les populations concernée semble prendre forme, et c’est tant mieux, leur inclusion sur leur propre territoire n’est toujours par une réussite.

Nous l’avons constaté cet hiver : les campements illicites se sont multipliés un peu partout dans le Grand Lyon : à Lyon, à Saint-Priest, à Bron…

Ces campements de fortune, parfois construits au centre même des villes, ne présentent pas une solution humainement acceptable pour leurs habitants, ni une situation vivable au quotidien pour les riverains.

D’un côté des enfants qui vivent dans des conditions déplorables que ce soit en terme de sécurité que sur un plan sanitaire ; de l’autre des habitants qui s’exaspèrent et qui, qu’on le veuille ou non, cristallisent beaucoup de rancœurs en voyant ça.

Si de nombreuses associations ont pu prendre en charge les habitants des campements pour les aider, même si parfois il fut difficile de voir les conditions de démantèlement de certains camps, les grands-lyonnais, élus compris, se sont sentis, en revanche, parfois bien dépourvus face à ce phénomène.

Qui est responsable au niveau de notre Métropole ? Qui s’occupe du sujet sur le terrain pour répondre aux interrogations, pour calmer les esprits, pour trouver des solutions ?

Par ailleurs, les initiatives du Conseil de l’Europe visant à encourager l’éducation inclusive des enfants notamment à travers l’Europe vont continuer, et des fonds vont être consacrés pour trouver des solutions en Roumanie et en République Tchèque par exemple.

Nous nous demandons, dans ce cas, comment peut s’articuler l’aide de la Métropole et quelle peut bien être son efficacité face à des programmes au niveau européen. La réponse n’a, en tout cas, pas été très claire en commission.

Enfin, nous tenons à souligner que, sans créer d’échelle dans la détresse humaine, nous devons également veiller à aider, car c’est notre rôle historique, celles et ceux qui sont aujourd’hui persécutés à cause de leurs croyances et de leurs traditions, nous pensons particulièrement aux Chrétiens d’Irak, qui ont besoin de nous et dont nous devons parler pour tenter d’empêcher un véritable génocide.

Face à ces interrogations, et dans l’attente d’une plus grande efficacité, à mesurer dans l’ensemble des communes de la Métropole, nous ne voterons pas cette délibération.

Je vous remercie.

Aide aux Roms de Roumanie : quel effet sur les campements ici ?