Michel Forissier

Michel FORISSIER
Sénateur-Maire de Meyzieu
Conseiller métropolitain

Monsieur le Président, mesdames et messieurs, mes chers collègues, tout d’abord, le groupe UMP votera cette délibération avec enthousiasme.

Je profite de ce rapport pour vous interpeller, monsieur le Président, sur la politique métropolitaine à construire en faveur du monde associatif.

En effet, à la lecture des différents projets de délibérations, j’avais décidé d’intervenir ce jour et je me réjouis de savoir que le groupe Synergies-Avenir soit sensible au même questionnement que notre groupe ainsi que de nombreux élus des différents groupes de cette assemblée. Je crois savoir que vous avez été interpellé lors des commissions développement économique, numérique, insertion et emploi et développement solidaire et action sociale sur la question de la ligne politique décidée par la Métropole en matière d’aide à la vie associative.

Ancien Vice-Président du Conseil général titulaire de cette délégation, je ne peux m’empêcher d’établir un parallèle entre le fonctionnement de ces deux collectivités. Nous, élus du Département, avions réussi, à l’unanimité des groupes alors même que cela semblait impossible, à établir, certes très récemment, des critères précis d’attribution des subventions en faveur des associations. Une grille de critères très précise avait été établie et permettait d’attribuer harmonieusement, en toute transparence, les subventions et ces rapports étaient toujours votés à l’unanimité.

Aujourd’hui, le Département n’existe plus sur le territoire et la Métropole a repris cette compétence ou plutôt, devrais-je dire, cet engagement. Je m’interroge légitimement sur le fonctionnement de la politique associative métropolitaine. Je constate aujourd’hui que trois Vice-Présidents sont concernés par le sujet. Comment vont-ils se mettre d’accord pour assurer une cohérence dans leurs choix ?

Dans le cadre budgétaire plus que contraint que vous fixez, monsieur le Président, à l’ensemble des services et que l’on peut comprendre en raison du contexte budgétaire imposé par le Gouvernement, le secteur associatif n’échappe pas à la règle. Pas un jour ne se passe sans que nous tous, élus du territoire, soyons interpellés par les Présidents d’associations qui se demandent légitimement si le concours financier aux associations ou la dotation cantonale seront maintenus ou pas. Si oui, comment et sous quelle forme ?

Le sujet ne concerne évidemment pas que les grosses associations qui se voient attribuer des subventions souvent dans le cadre de conventions et dans les compétences de la Métropole mais aussi bien les petites aides accordées aux petites associations, celles qui étaient issues de la dotation cantonale, celles qui échappent à la politique métropolitaine mais qui permettent souvent à ces associations de boucler leur budget et de continuer à fonctionner.

Si nous voulons conserver un fonctionnement similaire à celui du Département, il me semble que deux solutions s’offrent à nous : soit nous considérons qu’il s’agit de dotations que nous répartissons par Commune, soit nous considérons qu’il s’agit de dotations que nous répartissons par secteur d’agglomération, par exemple en faisant référence aux périmètres géographiques tels que délimités par les Conférences territoriales des Maires. A mon avis, il est impératif d’établir des critères précis d’attribution ou de conserver ceux fixés par le Département pour le versement des aides et subventions, gages de transparence et d’efficacité.

Qu’en est-il également de l’espace associatif, outil au service du monde associatif quel sera son fonctionnement dans la Métropole ?A ce jour, la Métropole n’a pas tissé de liens avec le secteur associatif, les Présidents n’ont pas encore été reçus, leurs courriers restent sans réponse. La Métropole est bien entendu en cours de construction et il me semble que la création d’une délégation à la vie associative serait la bienvenue pour montrer que notre considération et notre engagement à tous ceux qui s’investissent activement, en tant que bénévoles et associatifs, seront pleins et entiers.

Nous devons sans délai nous saisir de cette question dont je ne négligerai pas la complexité, ayant eu cette délégation -je l’ai indiqué précédemment-.

Si nous pouvons comprendre que la baisse de 6 % des subventions aux associations correspond à un choix budgétaire contraint, il n’en demeure pas moins que nous devons continuer à soutenir le secteur associatif comme cela a été fait au Département, avec un souci de transparence, en établissant des critères qui tiendront compte des nouvelles compétences de la Métropole. Ce soutien peut, par exemple, se faire par le biais d’aides au fonctionnement comme cela a été le cas au Département grâce à l’espace associatif qui propose une assistance technique et des actions de formation.

Je n’ai aucun doute sur votre volonté, monsieur le Président et, vous, chers élus métropolitains, de tendre la main au monde associatif. Je vous remercie de prendre en compte ma requête afin que le sujet soit débattu, réfléchi et travaillé en concertation afin de rassurer les associations sur votre volonté de les soutenir.

Je vous remercie, monsieur le Président.

Quelle politique métropolitaine en faveur du monde associatif ?