Monsieur  le 1er Vice-président, Mes chers collègues, 
 
Nous siégeons aujourd’hui pour adopter les rapports non votés lors du conseil convoqué le 24 juin dernier du fait de l’absence de quorum. C’est le deuxième conseil de la Métropole qui, sous la présidence du Président Kimelfeld, n’a pas pu aller au terme de son ordre du jour du fait de l’absence des membres de votre majorité que l’on pensait pléthorique.
C’est d’autant plus regrettable, que lors de deux conseils précédents notre groupe vous avait déjà fait savoir que le quorum n’était plus assuré par votre majorité mais que Les Républicains et Apparentés assureraient ce quorum pour ne pas retarder l’action métropolitaine.
Il y a, Monsieur le 1er Vice-président, une urgence à ce que l’exécutif s’assure de l’efficience des élus qui restent dans sa majorité afin que chacun ici se sente responsable du mandat qui lui a été confié par les citoyens. Le vote d’indemnités élevées pour les membres de la commission permanente vous a garanti la conversion politique de ses membres, pas vraiment leur présence !
Lors de l’élection de David Kimelfeld, notre groupe lui a demandé d’ouvrir la commission permanente à toutes les sensibilités de cette Assemblée afin de mettre un terme à une composition fondée sur une loi irrespectueuse du suffrage universel. Il a refusé ce signe d’ouverture en venant devant notre groupe nous expliquer que sa majorité était suffisante pour assurer le fonctionnement de l’institution. À croire que non !
Il ne s’agit pas de juger de la situation individuelle de chacun, car chaque membre ici présent trouvera une bonne raison pour son absence, mais il est indispensable d’assurer la présence des élus pour garantir tout simplement le déroulé normal de nos débats.
Ce qui nous amené à quitter l’hémicycle lors du dernier conseil, et nous y revenons maintenant à chaque conseil, c’est le non-respect, Monsieur le 1er Vice-président, du débat démocratique au sein de cette Assemblée. Il ne suffit pas de paraître gentil, de donner des temps de parole à ceux qui n’ont pas été retenus par la Conférence des présidents, pour laisser croire que le Président est ouvert au dialogue.

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Les deux conseils s'enchaînent à quelques jours. L’un avec 9h25 de temps de débats, l’autre avec 3h27. Nous avions demandé un rééquilibrage entre les deux, le Président nous a opposé une fin de non-recevoir car, selon lui, c’était impossible ! Nous vous démontrons aujourd’hui que c’était possible.
 

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Nous vous avons fait part de notre inquiétude sur le quorum. J’ai moi-même fait part pendant le Conseil de notre étonnement de voir partir les membres de l’exécutif au fur et à mesure que leur dossier était voté en séance.

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Dans un cadre plus large, le Président Kimelfeld s’était engagé personnellement à mettre en œuvre une clause de revoyure du règlement intérieur pour revoir l’organisation de notre collectivité et permettre de la hisser au rang des grandes collectivités européennes. Il est peu de dire que notre organisation archaïque ne permet pas de faire vivre la démocratie locale. Cette Métropole dite « à statuts particuliers » est telle que le non-respect de l’opposition est portée à son paroxysme. Ce mode de gouvernance s’apparente bien à la vision Macronnienne de l’exercice du pouvoir.
S’il fallait encore un exemple de mépris des élus locaux, je citerais l’évolution du réseau de chauffage urbain. Alors que le Président s’était engagé à suivre une procédure ouverte au dialogue avec les communes afin de prendre en compte leurs avis, nous apprenons que nous sommes invités le 14 Octobre à une réunion d’information après que les choix de délégations du service aient été arrêtés par la Métropole.
Là encore entre les promesses et la réalité il y a un écart. Il est clair que la décision va se prendre d’ici la fin du mois pour qu’ensuite la décision soit étayée. Ce projet impactant lourdement les territoires concernés nous vous demandons officiellement que les Maires des communes impactées dont notamment Sathonay, Rillieux, Caluire et Cuire et Lyon 4e soient associées au choix du délégataire en toute transparence et que d’ici fin juillet nous puissions nous réunir.
Une mission vous a été confiée, Monsieur le 1er Vice-président, pour proposer à l’exécutif des évolutions concrètes pour améliorer la gouvernance territoriale. C’est une bonne initiative tant la gouvernance devient de plus en plus autoritaire alors que les échéances électorales approchent. Espérons qu’au-delà de la rédaction d’un rapport, le Président aura à cœur de prendre des décisions d’amélioration et de s’y soumettre !
Nous ne nous contenterons pas de déclarations d’amour mais de preuves d’amour.
Je citerai Victor Hugo : « Vous voulez la Paix : créez l’amour »
Philippe COCHET – Retour sur le conseil du 24 juin