Monsieur le Président, Certains défis semblent nous soustraire à un minimum de pragmatisme budgétaire et de sens pratique. Certes celui-ci veut s’afficher vertueux sous l’angle de l’éducation alimentaire auprès des familles, notamment celles à faibles ressources, pour les accompagner dans l’accès à une alimentation plus saine tout en maîtrisant ce poste de dépenses dans le budget du foyer. L’objectif est louable. C’est d’ailleurs pourquoi les centres sociaux dans nos communes animent régulièrement sur leur territoire, avec l’aide financière des municipalités, des ateliers sur ce sujet du budget alimentation et de la confection de repas équilibrés à moindre frais, justement pour aider ces familles. Le rôle de l’ARDAB dans ce projet serait d’animer des ateliers et diriger l’opération avec et auprès des centres sociaux. Mais monsieur le Président c’est déjà fait ! Ces centres sociaux que nous soutenons dans nos villes ont-ils besoins d’être chaperonnés pour cela ? Non me semble-t-il. Pour cela l’ARDAB percevrait 36000€ par la Métropole soit 75% du budget de l’opération et assurerait 5% par autofinancement. Notre collectivité pouvait s’appuyer sur le réseau des CCAS qui connaissent bien leur territoire et les familles. Leur interpellation par notre collectivité métropolitaine a manqué de clarté et d’ambition, l’UD CCAS relais utile pour les mobiliser, les impliquer semble avoir été oubliée. Au final, le pragmatisme budgétaire et le sens pratique ont cédé la place à un certain clientélisme ou sinon à une méthode bâclée de mise en œuvre, regrettable au regard de l’objectif visé dans ce défi famille à alimentation positive. Notre groupe votera contre cette délibération. Je vous remercie.
Pascal CHARMOT – Défi famille, du bon usage des subventions