C’est avec étonnement que le groupe UMP, Divers droite et Apparentés de la Métropole de Lyon a pris connaissance du communiqué de presse intitulé « Quand la Métropole rime avec monopole » publié le 7 avril et co-signé notamment par des partis politiques tels que:  EELV 69, Ensemble 69, GRAM, PCF 69 et PG 69.

Leur communiqué déplore que l’exécutif à la Métropole de Lyon malgré son effectif pléthorique ne soit pas paritaire, et les auteurs découvrent que la loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (MAPTAM) permet cette dérogation unique en France jusqu’en 2020 !

Face à un double langage des élus de gauche de la majorité de Gérard COLLOMB, il est important de rappeler les faits suivants :

  • La loi MAPTAM et les ordonnances d’application qui décident d’empêcher l’application de la parité dans l’exécutif de la métropole de Lyon ont été adoptées par la majorité présidentielle actuelle. Il est d’ailleurs symbolique de remarquer que Mme Najat VALLAUD-BELKACEM, alors ministre des Droits des femmes n’a rien trouvé à redire sur cette exception lyonnaise.
  • Les élections des vice-présidents et des membres à la commission permanente se sont tenues à la métropole de Lyon avec le soutien des représentants des partis politiques de gauche et à aucun moment ils n’ont dénoncé l’absence de parité. Le fait que certains élus de ces partis ont fait acte de candidature dans ces mêmes instances explique peut-être ce mutisme !
  • Le groupe UMP, Divers droite et Apparentés a déposé un recours en excès de pouvoir devant le Conseil d’État le 12 janvier 2015 (n° 387057) dans lequel il conteste le non-respect du principe de la parité dans l’ordonnance n°2014-1543. Ce recours n’a reçu le soutien d’aucun parti signataire du communiqué de presse du 7 avril.
  • Lors de la discussion de la loi de ratification de l’ordonnance précitée à l’Assemblée nationale (2e séance du 24 mars 2015), seuls les députés du groupe UMP et particulièrement les députés du Rhône ont déposé des amendements pour rétablir la parité dans l’exécutif de la métropole. Ces amendements ont reçu un avis négatif de Mme Marylise LEBRANCHU, Ministre, justifiant que Lyon a un « statut particulier » et « des raisons de fonctionnement » de la métropole. Au final ces amendements ont été rejetés par les partis de gauche représentés à l’Assemblée.

Aujourd’hui, il apparaît évident que ces partis qui ont cautionné et voté le refus de la parité au sein de l’exécutif de la métropole de Lyon souhaitent se racheter une conduite.

Les citoyens ne sont pas dupes de ces manoeuvres politiques et ils ont su le démontrer lors des élections départementales de mars dernier en sanctionnant lourdement ces partis tant au niveau national que local.

 

Parité au sein de l’exécutif de la Métropole