intervention de François Noël Buffet
  • (Seul le prononcé fait foi)
Monsieur le Président, chers collègues, Quelques observations à la faveur de cette délibération qui, naturellement, a pour fondement premier l’application du droit de préemption renforcé sur cette partie de quartier de Lyon ou d’arrondissement. Nous la comprenons parfaitement sur le fond ; il n’y a aucune difficulté, bien au contraire. Elle est absolument nécessaire si, à terme, la collectivité veut maîtriser l’aménagement et l’évolution de ce secteur. Je ne suis pas certain qu’il faille jeter tout en bloc sur la construction du CLIP, d’il y a quelques années qui, de mémoire, a dû être inauguré au début de l’année 1996 par ailleurs. Ce que je voulais surtout indiquer c’est que, lisant d’ailleurs le Progrès ce matin, comme vous tous, deux pages sont consacrées à la sécurité. L’une indique que c’est la priorité des français et la seconde porte sur l’évolution de la délinquance à Lyon et au sein de l’agglomération. Les chiffres sont en hausse. Les chiffres sont en hausse sur les différentes natures d’infractions. Je vous laisse le soin de regarder ce tableau qui est, par ailleurs, très complet. Nous savons tous -et cela a été rappelé par les précédents intervenants- que sur ce quartier-là, il y a des difficultés, il y a de la délinquance, elle est importante, il y a du trafic, c’est important. L’urbanisme ne peut pas tout. Bien sûr qu’il faut réaménager, bien sûr qu’il faut reconstruire mais c’est insuffisant à la tranquillité publique et à la possibilité qu’auront les habitants, un jour ou l’autre, de pouvoir trouver une once de tranquillité dans ce quartier et y vivre paisiblement. Ces derniers mois ont vu des événements assez dangereux et insupportables, à la fois dans le centre de la Presqu’île mais aussi sur le quartier de la Guillotière, à telle enseigne que les commerçants qui, jusqu’à maintenant étaient plutôt paisibles, ont cru bon de se regrouper ensemble pour venir renforcer l’accord des commerçants de la Presqu’île sur les éléments de délinquance du samedi soir notamment et du vendredi soir. Il a fallu attendre très récemment que la Ville de Lyon, disposant d’un système de vidéo-surveillance, l’utilise à l’usage de verbalisation, ce qui d’ailleurs était le cas dans d’autres communes de la Métropole que je connais bien, depuis de bien nombreuses années et qui a montré très souvent son efficacité. La question qui se pose aujourd’hui, c’est très bien pour cette délibération mais quels moyens mis en place véritablement en termes de sécurité sur ce territoire et comment la Métropole qui engage beaucoup de moyens pour maîtriser l’évolution de ce quartier et pour l’investir, elle a raison de le faire, elle se met en coordination avec la Ville et avec les services de police, pour assurer la sécurité et l’efficacité de la sécurité sur son territoire ? Il semble que ce point-là, au-delà des mots qui sont évoqués, soit vraiment insuffisant. Par ailleurs, nous apprenons que la vidéo-verbalisation est elle-même mise en expérimentation mais uniquement sur la partie du 7ème arrondissement et pas sur la partie du 3ème qui, semble-t-il, est la plus en difficulté sur le plan de la délinquance. Donc cette affaire-là, cette délibération, en tous les cas les propos qui ont été tenus, mettent en évidence cette difficulté majeure de la sécurisation de nos quartiers, qu’ils soient à Lyon ou qu’ils soient ailleurs et du rôle de la Métropole dans ce domaine-là, dès lors qu’elle investit énormément et qu’elle met énormément de moyens à l’amélioration de la qualité de la vie de nos différents concitoyens. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs, sans faire de polémique particulière ici, je pense qu’il est quand même assez intéressant de réfléchir aux nouvelles compétences que détient la Métropole dans ce domaine-là pour venir en soutien à la tranquillité publique. Dans cette délibération, vraiment, je regrette qu’il n’y ait pas ce volet abordé par la Métropole, afin que l’ensemble de l’aménagement soit considéré comme complet. Merci.
Moncey – Péri : et la sécurité ?