Le début d’année est le temps des bonnes résolutions, pour vivre mieux et plus longtemps.

Mais cette délibération sur les emplois de la Métropole, prouve que les bonnes résolutions de votre majorité ne durent pas plus longtemps que la période des vœux.

A l’heure des bonnes résolutions, il nous semblait que le « plan marge de manœuvre » consistait à faire des économies. Comme le démontre régulièrement notre collègue Laurence BALAS et comme le prouve les comptes administratifs, vous n’y arrivez pas, puisque les dépenses de fonctionnement bondissent chaque année.
Pour les dépenses de personnel, on voulait croire, que vous feriez quelques efforts. Mais c’est en vain. Chaque année, vous faites le vœu, qu’il y a 0% d’augmentation des dépenses de personnel… SAUF.

Et toute la nuance est dans le SAUF.

 SAUF dépense nouvelle imposée par l’Etat.

 SAUF dépense compensée par une subvention équivalente.

 SAUF portage d’une dépense pour une autre structure.

Et cette année, comme vous étiez coincé avec votre propre engagement vous avez ajouté des exceptions :

 SAUF pour les budgets annexes

 SAUF et la votre analyse devient très subtile … sauf si la dépense est compensée par une future recette nouvelle.

Et finalement comme les SAUF n’arrivent plus à masquer vos choix d’augmenter les dépenses de personnel, vous avez simplement renoncé à votre engagement. À force de gribouiller sa feuille de route, il vaut mieux s’en défaire.

Et nous voilà avec une avalanche de dépenses nouvelles sans compensation :

3 postes pour le mécénat d’entreprise, avec une recette qui reste hypothétique.

1 poste pour le grand site de Fourvière, pour lequel on nous dit en commission, que la convention de compensation avec la ville de Lyon n’a pas été actée.

Quand le budget général ne peut plus absorber, il vous reste l’impôt. Ah l’impôt ! Jamais rassasié le contribuable français ! C’est le cas du technicien de jalonnement hôtelier, qui sera financé, par, je cite la délibération : « une augmentation de la taxe de séjour » !

C’est aussi le cas de 2 postes, sur le budget assainissement que les usagers devront payer par la taxe.

Parfois, les conseillers de cette assemblée sont pris pour des imbéciles. Ainsi, vous crée 3 postes pour la MDPH dont on nous dit que la structure MDPH les remboursera à la Métropole…

Avec quel financement ? On nous répond : avec la subvention versée par la Métropole !

Monsieur le Président, dans cette Assemblée on fait des choix politiques et c’est bien normal.

Vous faites le choix de laisser filer les dépenses de fonctionnement qui ont augmenté de 139 millions d’euros depuis 2015.

C’est votre choix. Il est légitime, même si nous le contestons.

Notre Métropole évolue, ces missions aussi. Il est donc normal d’ajuster les emplois. De créer, modifier, supprimer des postes pour que les services publics soient plus efficients.

Mais cette adaptation doit respecter une règle : la non augmentation de la dépense publique.
Finalement, heureusement que l’Etat plafonne à 1,2 % les dépenses de fonctionnement de la Métropole.

Dans nos mairies nous le réalisons, pour investir un peu.
On ne peut que regretter votre incapacité à le réaliser à la Métropole. Nos communes en paie le prix fort.

L’augmentation du fonctionnement de la Métropole, s’est réalisée au détriment de l’investissement de nos PPI.
Pour nous, les bonnes résolutions de janvier, c’est vivre mieux pour vivre plus longtemps.

Le respect de cette Assemblée c’est tout simplement d’assumer ces choix. Pour notre part nous assumons nos différences, nous voterons contre cette délibération.

Michel RANTONNET – Ressources humaines