Michel Forissier s’est félicité publiquement du succès que connaît le musée des Confluences mais s’interroge sur l’avenir de celui-ci à court terme si le problème du stationnement n’est pas réglé. En effet, le parking actuel est un parking provisoire voué à disparaitre et la construction d’un parking définitif n’est pas envisagée à l’heure actuelle.

Monsieur le Président, Chers collègues,

Le Musée des Confluences est une réussite avec plus de 2 millions de visiteurs entre son inauguration fin décembre 2014 et mai 2017.
 

Cependant, force est de constater que si l’attractivité du Musée des Confluences ne fait plus de doute, l’accessibilité de ce dernier reste un problème. En effet, les chiffres démontrent que plus de la moitié des visiteurs viennent en voiture. Actuellement, des solutions de parking provisoires sont en place mais ne vont pas perdurer, les terrains étant affectés à des constructions futures. Nous pouvons craindre, pour cette raison, une baisse de la fréquentation du musée.

À l’origine, un parc de stationnement de 274 places était prévu sur le premier permis de construire du musée en 2004. Dès 2006, ce nombre de places passait à seulement 31 et elles seraient réservées au personnel de l’établissement. Cette décision était assumée puisque après différentes rencontres – Département, ville de Lyon, Métropole – la construction d’un parking public était envisagée dans un second temps. Nous l’attendons mais à ma connaissance pour l’instant rien n’est prévu… À titre de comparaison, le Mucem de Marseille dispose d’un parking de 640 places. Même à Paris, où la part modale de la voiture particulière est bien plus faible que dans notre agglomération, le musée Branly dispose d’un parking de 508 places.

Aujourd’hui il y une évidence : pour le bon fonctionnement du musée il faut un minimum de parking qui sera aussi utile à la pérennité des activités économiques ainsi qu’au bon développement du quartier.

Cependant, la réalisation des places de stationnement ne doit pas empêcher de se pencher sur les solutions d’accessibilité en transports collectifs qui existent.

La logique étant de communiquer sur les moyens existants avec la fin du parcours pour les visiteurs venant en véhicule privé par un plan d’accessibilité du dernier kilomètre voire des 5 derniers.

Certes, les solutions existent, il faut cependant en urgence aborder sereinement cette réflexion. Sinon, nous handicaperions la fréquentation du Musée et la conséquence aurait un impact négatif sur les résultats financiers.

A l’occasion de ce rapport, Monsieur le Président, je m’autorise à évoquer le quartier de la Part-Dieu pour tirer la sonnette d’alarme et souhaite vous entendre sur les solutions que vous envisagez de mettre en place pour un minimum d’accessibilité, tout au long de l’évolution de ce grand chantier. Pour l’instant c’est loin d’être satisfaisant. Ce n’est pas chose facile mais il y a nécessité d’obtenir une amélioration de la situation existante.

Je vous remercie Monsieur le Président

Michel Forissier évoque les difficultés d’accès et de stationnement du musée des Confluences