Merci, monsieur le Président.

Nous sommes nombreux ici à assister à la Commission Métropole, qui a vocation à traiter des enjeux et des thèmes justement de la création de cette Métropole. C’est une bonne initiative que vous avez eue, monsieur le Président. Si son existence nous satisfait, son utilité nous interroge parfois.

Nous avons été nombreux à constater, parmi toutes les sensibilités politiques, que lorsque nous posons une question précise sur la Séance publique du Conseil du 26 janvier 2015 41 mise en œuvre et le devenir de certaines compétences, nous n’avons malheureusement pas de réponse précise. Je ne parle pas ici des aspects techniques, qui relèvent de l’administration, je pointe bien les orientations politiques de l’exécutif. Je pourrais citer de nombreux exemples que nous avons déjà évoqués en séance. Ce sont, entre autres, les transferts de pouvoir de police des immeubles menaçant ruine. On nous dit que nous sera soumis pour avis un projet de convention à travailler, alors que, dans le même temps, celle-ci est négociée sans nous, avec la seule Ville de Lyon. C’est aussi le devenir de la taxe communale sur la consommation finale d’électricité, sujet sur lequel on nous a reproché de poser la question trop tôt.

Pour ma part, je rappelle ma demande concernant l’état des collèges transférés par le Département à la Métropole et donc sur la programmation pluriannuelle des investissements. En tant que conseillère régionale, je siège à la commission d’appels d’offres, qui traite notamment des travaux réalisés dans les lycées, et je constate que les problèmes d’amiante ont un impact sérieux sur le coût des réhabilitations. Il semble donc légitime de s’interroger sur un état des lieux des bâtiments que nous prenons en gestion et qui vont engendrer des charges supplémentaires.

Mais ce n’est peut-être pas le moment de vous demander de prendre exemple sur monsieur Jean-Jack Queyranne, le Président de la Région.

(…) Je vous confirme, monsieur le Président, que j’ai beaucoup de respect pour monsieur Jean‑Jack Queyranne.

Toutes ces questions et bien d’autres sont restées sans réponse devant les élus de la Commission spéciale Métropole. Nous avons souvent l’impression que madame Michèle Vullien, la Présidente de la Commission, ne connaît pas précisément le point de vue de l’exécutif face aux questions pertinentes de ses collègues élus. Pourtant il nous apparaît que vous avez souvent déjà décidé, quand, notamment, David Kimelfeld vole à son secours et s’exprime à sa place.

On en revient encore à un problème de gouvernance et nous vous demandons donc un effort de transparence, pour que nos échanges puissent dépasser la simple présentation et aboutir à des propositions pour la construction de la Métropole.

Merci.

Métropole : une commission spéciale trop floue
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