Michel Forissier

Michel FORISSIER
Sénateur-Maire de Meyzieu
Conseiller métropolitain

Monsieur le Président, mes chers  collègues, ce rapport, bien entendu, recueillera l’approbation du  groupe UMP, divers droite et apparentés. Je tiens cependant à intervenir au nom de mon groupe pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, pour justifier pleinement les dépenses qui sont engagées étant donné qu’elles sont en lien avec le développement économique, le développement commercial et l’organisation économique de notre territoire. Parce que cela prouve qu’aujourd’hui, nous considérons les chambres de commerce et d’industrie à Lyon comme notre partenaire, qu’elle soit lyonnaise ou régionale évidemment, c’est essentiel.

Cependant, je me dois aussi de dénoncer les baisses de dotations de l’Etat parce qu’effectivement, il y a des choix politiques à faire et, pour rembourser la dette de l’Etat, je crois qu’il faut d’abord financer le développement économique au lieu de l’handicaper. Et c’est là où on retrouve une contradiction parce qu’étouffer en quelque sorte les chambres de commerce -c’est l’industrie qui sent le souffle, l’élan et la structure du redressement économique auquel nous aspirons tous, je pense- n’est pas la solution. Surtout que, d‘un côté, on parle du redressement productif et, de l’autre, on coupe les fonds des coureurs de fond qui sont ceux qui contribuent à apporter les richesses et les emplois dans nos régions et notre pays.

Alors, aujourd’hui, on parle beaucoup des nouvelles compétences sociales que nous allons avoir dans le cadre de la Métropole.  J’attire simplement l’attention de nos collègues que ce sont des dépenses dont les déficits vont s’accroître dans les années à venir puisque nous aurons plus de dépenses que de recettes.

Donc il faut retrouver des ressources et il est insensé de voir que les chambres de commerce et d’industrie, qui sont faites par et pour des chefs d’entreprises qui sont des hommes et des femmes de terrain et de réussite et donc à même de trouver les outils pour élaborer une reprise économique, risquent d’être affaiblies par une décision du Gouvernement. La bonne gestion  serait donc le prétexte de redistribuer l’argent à des dotations d’organismes qui sont souvent moins bien gérés et surtout et souvent déficitaires. C’est le monde à l’envers !

Grâce au soutien et aux initiatives des entrepreneurs, le dynamisme économique de la Région Rhône-Alpes est reconnu ; ce sont des acteurs de proximité.

La chambre de commerce et d’industrie régionale permet de guider, d’optimiser l’activité économique et industrielle de tous nos territoires. Ces structures créent du lien et participent à ce que certains milieux urbains  et ruraux ne soient pas désertés et bénéficient par ricochet de l’activité de leurs voisins, à mon avis, la force la plus efficace de soutien au développement économique.

Il y a pour nous en jeu le développement métropolitain, le développement régional mais aussi le rayonnement international d’une ville et d’une région. Je pense, monsieur le Président, vous avoir entendu très souvent être fier du rayonnement de notre agglomération et je partage cette fierté ainsi que l’ensemble de mes collègues du groupe.

Alors que faire, lorsque le Gouvernement continue de marcher en quelque sorte sur la tête et sur les branches maîtresses de l’arbre du développement économique ? Je me pose cette question.

Ne devrions-nous pas tous intervenir auprès du Gouvernement pour cette conduite au niveau des chambres de commerce et
d’industrie qui me semblent aussi être une expression de liberté du patronat ?

Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas contrôler les aides que l’on peut apporter, qu’il faut diriger -comme cela est fait dans ce rapport- dans la bonne direction ; que ces aides soient facteurs de développement économique et soient productives, c’est tout ce que l’on demande.

Je vous remercie pour votre écoute.

Quand le gouvernement affaiblit le développement économique