Merci, monsieur le Président. Monsieur le Président, mes chers collègues, je voudrais apporter quelques éléments au débat avec non l’esprit du groupe ni plus l’esprit local du Maire d’une Commune mais avec le parcours effectué dans cette agglomération. A mon arrivée, je me suis retrouvé devant la problématique du grand débat, la commission particulière du débat public sur les grands contournements. Il est vrai -et c’est ce qui a justifié mon intérêt pour le Syndicat d’études et de programmation de l’agglomération lyonnaise (SEPAL)- qu’effectivement on se rend compte, en étudiant le dossier, que le périmètre de l’intérêt général ce n’est pas le périmètre de sa Commune ni même de l’agglomération, c’est bien plus large que cela.
Aujourd’hui, je pense que décréter le déclassement d’une voie autoroutière en nationale risque de ne pas changer grand-chose si nous ne sommes pas en mesure de mettre en place les solutions d’acheminement des flux qui seront détournés. Je crois que l’état d’esprit dans lequel nous prenons cette difficulté est important parce qu’il faudra réussir toutes les solutions que nous allons mettre en place. C’est vrai que quand vous évoquez les autoroutes A45 et A89, cette arrivée avait un sens si le contournement ouest avait été réalisé. Aujourd’hui, nous ne saurons pas s’il se fait, s’il sera fait un jour, etc. Nous connaissons tous les difficultés que cela représente et les problèmes de financement. Il n’en demeure pas moins que quand nous avons débattu, vous vous rappelez, du Grand stade où nous étions tout de même en forte opposition quand il s’agissait de débattre de l’opportunité du projet, j’ai toujours défendu l’idée de dire que le Grand Stade amènerait des éléments qui entraîneraient la

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nécessité de l’élargissement de la rocade à trois voies et, aujourd’hui, on s’en rend compte et cela va de soi. C’est une logique, il faut aussi accompagner les développements du territoire.
L’autoroute A432, ce n’est ni plus ni moins que le grand contournement qui était prévu avant même que la rocade se fasse. Pourquoi la rocade s’est faite ? Parce que nous avons obtenu des financements à l’époque des sociétés d’autoroutes qui ont permis de payer cette infrastructure, sinon elle ne se serait jamais faite et elle a une grande utilité pour notre agglomération.
Donc je crois, monsieur le Président, pour ne pas capter trop de temps de parole parce que je pense que beaucoup de collègues souhaitent s’exprimer sur ce sujet, qu’il faut à présent avancer et, dans le sens que monsieur le Conseiller Fenech a défendu, nous avons l’obligation de trouver un accord entre la Région et les Départements limitrophes, parce que l’échelle de ces projets de contournement ce sont les départements limitrophes. D’où vient la population qui se rend tous les jours à Lyon ? Quels sont les parcours ? Nous le savons.
Une simple remarque technique, ce n’est pas une critique parce que nous sommes bien obligés de nous adapter à l’évolution des projets et à leur phasage dans le temps : nous avons réalisé un plan de déplacements urbains (PDU) qui devient maintenant obsolète ; il faudrait penser à rétablir une nouvelle copie parce que, compte tenu de l’impact sur l’agglomération de cette décision, il faut la traduire dans notre schéma de déplacements sinon cela ne marchera plus parce que cela va modifier toute la logique, l’économie de ce document.
Je vous remercie.

Intervention de Michel FORISSIER sur le déclassement des autoroutes A6/A7