Monsieur le Président, cette délibération est tout à fait intéressante puisqu’on franchit une étape dans le processus de définition des grands contournements de et de son organisation de transports. J’ai d’abord une observation de forme : dans la rédaction, sur le troisième ou le quatrième paragraphe, on dit : “Tout d’abord, sur l’A 6-A 7 qui coupe la ville”.

C’est vrai que cet axe coupe la ville de Lyon mais aussi la ville de La Mulatière, la ville d’Oullins, la ville de Pierre-Bénite. Peut-être serait-il plus opportun de modifier et de dire :

“Cet ouvrage qui coupe la Métropole ou le cœur de la Métropole”, ce qui me paraîtrait peut-être plus consensuel dans le contexte dans lequel nous sommes actuellement. Premier point.

Deuxième observation : la délibération porte sur deux sujets, le premier qui est celui du choix du contournement. On a le sentiment, dans la manière dont elle est rédigée, que le choix du grand contournement de Lyon à l’est est une option qui a la faveur -semble-t-il- de l’Etat. Je dis “semble-t-il” parce qu’en même temps, il est dit que l’on étudiera deux contournements et les deux types d’insertion. Cela veut-il dire que nous nous inscrivons dans le projet qu’avait proposé à l’époque le Préfet Carenco, qui était le schéma régional de transports d’agglomération (SRTA) et qui envisageait cette hypothèse -de mon point de vue, de façon intéressante- ?

Mais surtout, il faudrait s’assurer que cette option utilise bien la ligne TGV puisque c’est un enjeu possible, un enjeu acceptable pour l’ensemble des habitants du secteur et que cela peut avoir du sens.

Je rappelle aussi que ce rapport disait avec intérêt que si cet ouvrage était réalisé, la rocade est qui est surpeuplée de voitures perdrait immédiatement 30 % de son trafic -je parle de mémoire, je vous prie de m’excuser-. C‘est donc un effet tout à fait intéressant pour cette voirie qui a un rôle métropolitain et qui n’a pas d’autre rôle à avoir.

Voilà le premier point. Si nous sommes dans cette logique, il est important de le confirmer car nous franchirions vraiment une étape.

Sur le choix de tarification, il est bien évident que l’analyse est pertinente. D’abord, elle nous servira à équilibrer le trafic de toute évidence mais aussi à financer une partie des ouvrages. C’est la raison pour laquelle il semble aussi utile de regarder les conséquences sur les autres voiries, c’est-à-dire celles qui ne relèvent pas de l’Etat ; certaines ont été évoquées ici, particulièrement l’Anneau des sciences pour lequel il faudra trouver à un moment ou à un autre, quel que soit son tracé, les solutions de financement. Nous en avons besoin de cet ensemble d’éléments et j’espère que, dans l’étude qui sera cofinancée par la Métropole, cette dernière aura cette exigence auprès des services de l’Etat. Il me reste vingt-sept secondes pour demander à quel moment -mais je regarde le chronomètre puisque vous ne le regardez plus, il me reste dix-huit secondes- pour demander à quel moment nous aurons les résultats de cette étude, à quel moment ces résultats nous seront présentés et à quel moment -peut-être le savez-vous- l’Etat prendra des décisions ?

Je vous remercie, avec cinq secondes d’avance !

Infrastructures et financement
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