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A la Métropole de Lyon, depuis l’attribution des délégations aux membres de l’exécutif, trouver le bon interlocuteur politique relève d’un des douze travaux d’Astérix : « La maison qui rend fou » !

 

Pour discuter agriculture, on aura le choix entre 3 interlocuteurs. On ira voir le 15e Vice-président à la politique agricole, sauf si on traite d’achat foncier on sera alors renvoyé vers la 16e vice-présidente chargée de ce domaine particulier. Mais si ce même dossier revêt « un enjeu particulier » Il faudra consulter le 9e conseiller délégué.

 

Pour une entreprise, elle n’aura que l’embarras du choix ou plutôt l’incapacité à trouver le bon interlocuteur parmi les 9 élus compétents. Pour parler de la politique économique une entreprise ira naturellement vers la 2e vice-présidente.

  • Sauf si l’entreprise est située au Carré de Soie ou Grand Montout dont s’occupe le 10e vice-président.
  • Sauf si c’est pour parler d’extension internationale car c’est le terrain du 12e Vice-président.
  • Sauf si cela concerne le commerce car là il faut rencontrer la 1e conseillère déléguée.
  • Sauf si c’est lié à un grand équipement du développement économique dont l’objet est traité par le 7e conseiller délégué.
  • Sauf s’il s’agit de se mobiliser pour l’insertion et l’emploi car cela est confié au 14e conseiller délégué.
  • Sauf s’il s’agit d’une approche sur l’économie circulaire qui relève de la 16e conseillère déléguée.
  • Bien-sûr s’il faut échanger sur la production industrielle c’est vers le 23e conseiller délégué qu’il faut se tourner, mais pas si elle est créative car ce sera la 25e conseillère déléguée

 

Si on aime se perdre on cherchera à échanger sur le devoir de mémoire, il faudra aller voir le 6e vice-président chargé de la prévention des risques naturels et technologiques.

Et si on veut parler mobilité, on devra définir à l’avance si elle est « intelligente » pour voir la 13e vice-présidente ou « active » pour rencontrer le 21e conseiller délégué.

 

On se plaira aussi à égrener les fonctions aussi belles et poétiques que peu réelles et efficaces : Synergies métropolitaines transversales, bien-être dans la ville, métropole intelligente, mobilité intelligente, démarche prospective métropolitaine, démarche prospective appliquée pour une culture métropolitaine,…

 

Tout cela ferait sourire s’il ne s’agissait pas de la 2e agglomération de France. C’est la conséquence de l’abandon par David Kimelfeld de la volonté de servir les habitants au profit d’accords politiques entre les élus socialistes déguisés en macronistes et les élus membres du groupe Synergies-Avenir qui ont assuré son élection.

Imperator Davidus Kimelfeldix à la tête de la “Maison qui rend fou”
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