Gilles Gascon est intervenu en Conseil de la Métropole du 25 juin 2018 au sujet de la rénovation du quartier Bel Air

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Lorsque nous délibérons sur des programmes comme celui-ci, il est nécessaire de se rappeler pour qui nous œuvrons.
Puisque derrière chaque décision que nous prenons, il y a des hommes, des femmes, des enfants, des familles qui vivent et qui portent beaucoup d’espoirs dans les décisions que nous sommes appelés à prendre.
D’autant plus qu’une large concertation, et mieux participation des habitants a été menée.
L’opération globale de restructuration urbaine du secteur Mansart-Farrère concerne donc environ 1 500 habitants. Et ce, sur le quartier de Bel-Air classé en politique de la ville qui regroupe 5 800 habitants soit 13% de la population de Saint Priest.

C’est bien la raison pour laquelle l’opération de restructuration urbaine et de résidentialisation de cette partie de Bel-Air a été classée comme prioritaire par la ville lorsqu’il s’est agi, en 2014, de décider des choix à inscrire dans la PPI métropolitaine 2015-2020.
Je me réjouis de la façon avec laquelle cette opération a été menée.
Nous sommes même en avance de près d’un mois sur les chantiers de voirie métropolitaine.
Comme quoi une large concertation et un travail en pleine intelligence entre les différents partenaires est toujours fructueuse.
Il est regrettable que ce ne soit pas toujours le cas surtout pour les sujets les plus essentiels dans la construction métropolitaine et vous voyez à quoi je fais allusion.
Une digression qui n’en est pas vraiment une, vous en conviendrez.

Le vote de cette subvention qui attire un vote unanime, bien entendu, me permet de rebondir et d’insister sur deux sujets.
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Très succinctement :
1) Comme je le disais lors d’une de mes interventions précédentes sur le même sujet, cette opération Mansart-Farrère doit être comprise et intégrée dans un plan plus vaste qui concerne tout le quartier de Bel-Air.

L’opération Mansart-Farrère sera une réussite complète :
– lorsque nous auront intégré la requalification du centre commercial de la rue du huit mai,
– lorsque nous aurons organisé le lien entre Bel-Air et le centre-ville, maintenant que les travaux du parc Mandela qui font le lien entre ces quartiers vont démarrer,
– et lorsque nous aurons intégré la place de la nouvelle MSPU (maison de santé pluri professionnelle et universitaire), une première en Auvergne-Rhône-Alpes, qui ouvrira en octobre prochain.

Sur ce dernier point, je tiens d’ailleurs à saluer la Région pour sa très forte participation financière dans le projet.

Pour achever, si je peux le dire ainsi, cette belle opération, il est désormais nécessaire de mener une étude globale de cadrage urbain. Mais je sais que nous devons nous rencontrer très prochainement avec l’exécutif métropolitain sur le sujet.

2) Deuxième sujet : la place des bailleurs sociaux dans l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique, autrement dit la loi Elan.

Si cette loi vise deux objectifs, à savoir « libérer les initiatives » et « protéger les plus fragiles » il n’en demeure pas moins de nombreuses interrogations. Comme d’habitude il faut demeurer vigilant car sous de belles intentions se cachent souvent des objectifs moins avouables. La réforme structurelle du secteur HLM notamment me questionne fortement en ce qui concerne notre territoire. Et je ne voudrais pas que des regroupements viennent rompre la relation privilégiée existant entre les élus et les structures au plus proche du terrain des habitants.
Je me permets de rappeler ce qui s’est passé avec le fameux article 52 de la loi de finances qui a remis dramatiquement en cause la capacité d’investissement des organismes HLM.
Nous devons être extrêmement vigilants ;

Il me reste à conclure sur une note d’optimisme.
Le quartier de Bel-Air fête cette année son cinquantième anniversaire. De nombreuses animations et festivités populaires s’y déroulent. Il est extraordinaire de voir la fierté populaire des habitants pour leur quartier.
Cela témoignent d’un réel besoin de sens et d’attachement à leurs racines locales ; au-delà des origines de chacun. Un très beau signe d’intégration, croyez moi.

Merci pour votre attention.

Gilles Gascon – Rénovation du quartier Bel Air