Retrouvez l’intervention de Xavier ODO :

(seul le prononcé fait foi)

La décision modificative n° 2 vient modifier à la marge notre budget et pourtant, elle est encore pleine d’enseignements. Lors de la séance du 28 janvier dernier notre collègue Laurence BALAS expliquait que la progression des recettes fiscales était trop basse alors que d’autres recettes nous interrogeaient comme celle sur la taxe de séjour. Vous aviez répondu que non, et que bien sûr il n’y avait pas de sous-estimation. Et finalement, encore en DM2 on trouve 13,8 millions d’euros de hausse de recette notamment fiscales. Elle démontre votre choix lors du budget primitif de vous garder quelques noisettes pour l’hiver afin de préserver votre capacité à prendre des décisions politiques pour faire plaisir à tel ou tel sur des nouvelles dépenses. Bingo, c’est  6 534 960 euros pour les communes. A 5 mois d’une échéance électorale pour laquelle vous jouez votre siège, certains pourraient y voir une manœuvre un peu politicienne. Je vous rassure, ce n’est pas notre cas, on sait l’attachement que le maire du 4e arrondissement de Lyon a toujours marqué  pour les communes de la Métropole ! D’ailleurs, si parfois vous pouviez venir nous rendre visite pour parler des sujets métropolitains plus que pour battre campagne nous en serions ravis. Mais finalement, si la Métropole produit des recettes, c’est un moindre mal si celles-ci sont bien utilisées. Pour cela, Monsieur le Président, votre budget présente des dépenses qui ne sont pas de votre fait, qui sont imposées à notre collectivité et je pense particulièrement aux dépenses sociales. Celles-ci sont nécessaires pour assurer notre organisation nationale fondée sur le principe de la solidarité mis en œuvre notamment par la sécurité sociale, les caisses sociales, etc. Dans ce domaine, il est évident que notre marge de manœuvre est réduite.  Pour autant, la seule avancée que vous nous proposez c’est le plan pauvreté et encore car vous répondez à la demande du gouvernement actuel d’être un territoire qui expérimente. Le big bang tant attendu de lier insertion et développement économique n’est pas arrivé. Les méthodes sont les mêmes, les structures agissantes sont les mêmes, et les dépenses poursuivent leurs augmentations… Sur la PPI, on peut lire entre les lignes que vous ne tiendrez pas l’objectif de 700 Millions d’euros, en septembre on était à 532,2 millions d’euros individualisés. On arrive même à un montant d’autorisation de programme de 980,2 Millions d’euros. Entre le 28 janvier 2019 et aujourd’hui, vous aurez inscrit 230,3 M€ supplémentaires ! Vous faites des promesses, vous prenez des engagements politiques, vous inscrivez cela comme des futures dépenses. Pour tenir ce rythme, il aurait fallu se donner des marges de manœuvre supplémentaires en décidant une baisse des dépenses de fonctionnement. Vous n’avez pas fait ce choix, un peu comme la majorité LREM au niveau national incapable de tenir le budget de l’Etat. Finalement, dans le nouveau monde on ne fait que recycler la vieille politique et parfois même les vieux politiciens !
Finances : DM 2