Monsieur le Président, mes chers collègues, j’interviens aujourd’hui en complément de mes interventions des 19 septembre et 12 décembre derniers, qui doivent être toujours présentes dans les mémoires de mes chers collègues et du courrier que je vous ai adressé le 3 février dernier pour lequel je n’ai pas reçu de réponse à ce jour.

Je me félicite cependant de l’attribution de subventions de fonctionnement aux organismes œuvrant pour l’accompagnement vers l’activité des bénéficiaires du RSA. Notre groupe votera ce rapport.

Mais je m’interroge néanmoins sur la mise en œuvre d’actions en faveur des autres publics fragilisés et en insertion, publics qu’il ne faudrait pas oublier. Depuis ce début d’année, la Métropole, conformément à la loi, gère seule, en lieu et place des trois associations porteuses de PLIE, la subvention globale allouée dans le cadre du fonds social européen, le fameux FSE. Cette subvention doit servir pour agir en faveur de tous les publics et les partenaires et acteurs de terrains sont, à ce titre, des intermédiaires incontournables dans la mise en œuvre des actions.

Monsieur le Président, permettez-moi de vous rappeler les éléments du courrier du 3 février. Nous avons -me semble-t-il- trouvé un accord politique entre la Métropole et les Maires des Communes membres du PLIE Uni-est, accord que vous rappelez dans votre courrier du 14 décembre adressé aux Présidents des PLIE. Vous réaffirmez la priorité donnée aux allocataires du RSA sans oublier votre volonté de mener une action en faveur des publics éloignés de l’emploi.

Je vous rappelle également la position entérinée le 16 décembre dernier par les Maires des Communes du PLIE Uni-est qui ont unanimement réaffirmé leurs orientations : pas de nouvelle structure politique intermédiaire mais une structure technique, maintien des actions et des crédits en direction des Communes et articulation des actions par des comités locaux.

Monsieur le Président, vous annoncez une programmation et une maquette financière identique à celle de 2016, vous rappelez le contexte financier contraint qui s’impose. Vos services ont réfléchi et travaillé sur la maquette financière 2017 et il semblerait qu’une enveloppe financière supplémentaire soit attribuée aux opérateurs qui en feraient la demande. Cette rallonge serait accordée directement par la Métropole sans solliciter l’avis des comités locaux et donc sans prise en compte des réalités et besoins des territoires.

Dans ce nouveau schéma, les comités locaux semblent devenir de simples chambres d’enregistrement et tout semble être décidé en amont. Je ne peux accepter cette mise à l’écart des Communes dans le choix de la programmation et des actions sur leur territoire. Cela n’est pas acceptable car il est impératif de prendre en compte les spécificités locales et notre volonté d’être au plus près des problématiques des territoires.

Quel échelon de coordination locale souhaitez-vous mettre en place ? Privilégier peut-être le périmètre des CTM, c’est une question. Je réaffirme cependant la nécessité de réfléchir à la mise en place d’une structure métropolitaine d’insertion avec des déclinaisons territoriales.

Je réaffirme également la volonté et le souhait des Villes d’être parties prenantes dans le processus de décisions pour la mise en place des actions qui concernent leurs territoires. Elles ne peuvent être court-circuitées. Les Maires doivent être associés aux décisions impactant leurs territoires.

Je souhaite vivement que vos engagements politiques soient respectés, afin que nous puissions construire une organisation Communes-Métropole qui permette de maintenir une politique d’insertion de qualité en faveur de tous les publics en difficulté.

Je vous remercie, monsieur le Président, pour votre écoute ainsi que notre premier Vice-Président David Kimelfeld et notre Conseillère déléguée Fouziya Bouzerda pour leur disponibilité et la qualité des échanges que nous avons eus sur ce sujet.

Financement du PLIE UNI-Est