Monsieur le Président, mes chers collègues,

J’ai lu avec attention cette délibération et je dois avouer que je suis encore un peu subjuguée par l’émotion.

Dans le monde merveilleux de la Métropole de Lyon, on forme des citoyens pendant deux heures et on arrive à en faire des « ambassadeurs du changement », des « ambassadeurs de bonnes pratiques » pour porter la bonne parole, celle d’une société plus « durable, écologique et solidaire » afin qu’au quotidien ils « donnent envie d’agir » à leurs concitoyens.

Portée par tant de bonnes volontés, j’étais certaine qu’en votant cette délibération nous allions tous marcher sur les sentiers merveilleux du nouveau monde et abandonner nos clopes et nos diésels qui insupportent tant nos collègues de La République en Marche.

Mais dimanche matin, en allumant ma télévision, j’ai malheureusement été heurté par la réalité !

En fait, il s’agit encore d’une délibération Téléshopping. Mais si, vous savez cette émission ou on essaye de vous vendre un produit très cher, dont l’utilité est toute relative mais tellement bien marqueté et vendu avec une belle novlangue et de bons sentiments qu’il vous parait indispensable dans votre vie quotidienne.

Mes chers collègues, au-delà de l’ironie, c’est le cœur du sujet. En tant qu’élus locaux et dans les circonstances que nous vivons aujourd’hui, nous avons un devoir impérieux de responsabilité quant à l’utilisation de l’argent public.

Qui allez-vous convaincre avec vos propositions cosmétiques ? Il suffirait que la Métropole du Grand Lyon mette 50 000€ d’argent public sur la table afin de développer le « pouvoir d’agir » en faveur de l’éco-citoyenneté ?

Et si encore on finançait des actions. Mais non ! L’argent de la métropole va financer des charges de personnel, des frais de communication et d’impression des frais de gestion et fonctionnement.

Monsieur le Président, nous pensions qu’avec vous l’intérêt général allait se substituer au clientélisme et que l’angélisme allait devenir du pragmatisme.

Avec cette délibération que vous nous proposez, on comprend que c’est encore raté ! Ce sera donc sans nous.

Doriane Corsale – Subventions publiques