Retrouvez l’intervention de François-Noël BUFFET

(seul le prononcé fait foi)

Monsieur le Président, chers collègues, sur le fond de cette délibération, il n’y a évidemment aucun problème. Le groupe votera celle-ci, surtout lorsqu’il s’agit de construire un échangeur autoroutier de type “trompette avec bretelle”. C’est ce que j’ai lu dans le dossier. C’est assez savoureux d’ailleurs comme qualification mais cela met un peu d’humour dans cette ambiance un peu tendue, j’ai remarqué depuis ce matin, dans cet hémicycle, et c’est un peu dommage. Cela dit, je voudrais quand même relever une chose. Le Vice-Président en charge de ce projet qui a présenté ce rapport indique que la Métropole participe de ce fait à un plan de relance autoroutier. Alors, je m’interroge de savoir si la Métropole a une politique en matière de relance autoroutière ou routière. J’avais cru comprendre d’ailleurs depuis quelques mois qu’il s’agissait de ne pas faire de voirie, de tout concentrer sur les transports en commun ou d’autres modes de transport. Mais, en tous les cas, s’il y a un plan de relance, on voudrait le voir, pour la raison simple qu’il y a plein de projets autoroutiers. Il y a évidemment toutes les problématiques qui sont liées à l’Ouest, à l’Anneau des sciences dont certains sont pour, d’autres sont contre, d’autres ne savent pas, d’autres veulent tout changer mais on ne sait pas finalement quelle est la position réelle de la Métropole. Il y a le contournement Ouest de l’agglomération. Il y a le grand contournement par l’Est. Est-ce qu’on en reparle ou est-ce qu’on n’en reparle pas ? Ou est-ce qu’au contraire, on fait le choix d’aménager l’échangeur de Manissieux pour rejoindre Ternay ? Il y a tout un tas de sujets de cette nature, sans parler de feue l’A45 et quelles sont ses conséquences, et sans même évoquer les conséquences de la création de M6-M7, évidemment pour les territoires de l’Ouest, mais pas seulement mais de l’ensemble de la Métropole, des conséquences en matière de mobilité. Alors, s’il y a un plan caché de relance routière ou autoroutière sur la Métropole, je demande, monsieur le Président, que vous organisiez assez vite un débat dans cet hémicycle, avant les échéances électorales, pour qu’on y voie un peu plus clair et qu’on sache quelle est la cohérence de l’ensemble des problèmes de mobilité. Car si on peut imaginer qu’il y ait effectivement de grandes infrastructures à réaliser, il est tout aussi important d’imaginer les sujets liés aux transports en commun, aux déplacements au sein de cette Métropole dont on parle par petits morceaux mais dont, finalement, au bout du compte, on n’a pas une idée globale et on n’a pas de cohérence globale. Donc, moi, je pense plutôt que d’aborder les sujets les uns après les autres en fonction de telle ou telle délibération, voire même de lancer des débats publics, j’ai en tête le débat sur le péage urbain, je crois que l’un d’entre nous ou d’entre vous, en tout cas pas dans notre groupe, a lancé cette idée de péage urbain. Très bien. C’est dans la presse mais pas de débat. Pas de débat au sein de cet hémicycle. À ce jour, je crois que nous avons besoin d’un point d’étape précis de ce que sera la politique de mobilité des déplacements de la Métropole pour tenir compte de l’ensemble des projets qui participent à cette mobilité. Naturellement qu’il y a une priorité transports en commun, nous en sommes tous intimement convaincus mais il n’y a pas d’ostracisme absolu à l’égard de l’automobile. Encore faut-il savoir comment l’ensemble fonctionne et quelle est la cohérence de tout cela ? Or, à ce jour, nous ne l’avons pas. C’est la raison pour laquelle, il me semble opportun à l’aube d’une petite échéance électorale qui va arriver bientôt et qui fait un peu débat depuis ce matin, si on pouvait sortir de ces petites difficultés personnelles pour aborder un sujet de fond et l’aborder de façon sereine, parce qu’on sait que ce n’est pas simple mais l’aborder de façon sereine ici pour qu’on ait une vision globale, cohérente, efficiente qui nous permette ensuite de travailler sur les problématiques de financement. Qui participe ? Comment ? Par quels moyens ? Et comment on met en place tout cela ? Parce que je crois que l’urgence au-delà de tout, c’est vraiment cela. Donc, sans tambour ni trompette d’ailleurs, et pas plus sans bretelle aussi, je vous demande vraiment que l’on ait ce débat au sein de cet hémicycle. Merci.
Développement routier métropolitain