Monsieur le Président, chers collègues, notre groupe se prononcera bien évidemment favorablement sur cette proposition de subvention. Tout ce qui peut concourir au bien-être des salariés et des entrepreneurs de nos territoires est le bienvenu.

Les mesures mises en œuvre pour faciliter les modes de transports alternatifs à la voiture ou sinon au covoiturage concourent à ce bien-être. Je pense que nous en sommes tous conscients. Les entreprises, elles, le sont, je vous l’assure. La qualité des liaisons routières ou autoroutières, la proximité des gares et aéroports jouent indéniablement leur rôle sur le choix d’implantation. La qualité de vie proposée aux salariés est un facteur de plus en plus pris en considération. Et, dans cette perspective, la question du transport est prépondérante.

Ceci étant dit -et le rapport que nous examinons l’énonce clairement-, il y a un déficit de transports en commun sur le territoire de l’est et notamment sur celui de Saint Priest. Je vous citerai un court extrait d’un courrier qu’une entreprise de haute technologie installée récemment sur le territoire de Mi-Plaine vient de m’adresser : “Nous tenons à porter à votre connaissance, le problème d’absence de transports en commun au niveau du Technoparc. Nos salariés sont contraints de parcourir 1,5 kilomètre pour rejoindre l’arrêt de la ligne 26 qui n’offre pas plus de fréquence adaptée aux horaires de bureaux.” Et les dirigeants insistent, à juste titre, sur les aspects sécuritaires, écologiques et sociaux d’un réseau de transports mieux adapté aux besoins des entreprises et de leurs salariés.

Par ailleurs, je rappelle que le versement transport payé par les entreprises n’est pas anodin dans leurs charges. Pour mémoire, le taux applicable sur la masse salariale est de 1,85 % depuis le 1er janvier, soit en augmentation d’environ 6 %. Nos entreprises sont donc en droit de réclamer un service mieux adapté.

Favoriser les transports publics, les modes doux et alternatifs, c’est bien. Raccourcir les temps et les distances de trajets domicile-travail est également une piste mais pas suffisamment développée. Cela nécessiterait une réflexion d’ensemble qui nous obligerait à ne pas raisonner uniquement selon le modèle de la ville-centre et de ses relations parfois difficiles avec la première, la deuxième et plus tard la troisième couronne. Un modèle de développement plus harmonieux qui n’est pas malheureusement à l’ordre du jour. Il est temps de faire preuve de créativité sur nos territoires. Je vous dirai avec un peu de provocation : “A Lyon la tradition, à Saint Priest l’innovation”.

Et il ne faut pas oublier la gare de Saint Priest : nous avons là un outil du développement du transport dans l’agglomération largement sous-utilisé, qui met cette partie de l’est à douze minutes du centre de Lyon. J’ai retenu, monsieur le Président, que vous aviez cité, il n’y a pas très longtemps, la gare de Saint Priest comme pouvant s’inscrire dans un projet Réseau express régional (RER) lyonnais qui serait à concevoir. Alors allons-y, ne perdons pas de temps !

Merci de votre attention.

Développement des transports à l’Est
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