Retrouvez l’intervention de Christophe QUINIOU

(seul le prononcé fait foi)

Monsieur le président

Mes chers collègues

Ce rapport concerne un accord cadre qui à vise l’assistance et l’expertise technique d’un certain nombre de thématiques liées à la mobilité. Il permet donc de savoir quelles sont les orientations de la Métropole en matière de mobilité. Ce rapport pourrait apparaître comme technique mais il illustre parfaitement la problématique actuelle de la construction notre métropole. C’est la Métropole de Lyon et non pas de l’agglomération lyonnaise. La mobilité, c’est le sujet à la mode, LE sujet de la future campagne métropolitaine Mais au delà des incontournables orientations comme :
  • la limitation de la voiture en ville,
  • le développement des transports en commun
  • le développement des modes doux
ce sujet de la mobilité doit être appréhendé de façon cohérente en fonction de l’ensemble des variables qui s’y rapportent. La concentration des zones d’emplois dans le centre de la ville centre de la métropole, la densification des zones d’habitats qui ne sont pas forcement compatibles avec le développement transports en commun denses, des choix d’urbanisme qui ne collent pas avec la réalité de la vie quotidienne, des villes inadaptées à des développement massif de nouveaux modes de déplacements. Ce rapport permet d’identifier les sujets liés à cette mobilité ; autopartage, nouveaux engins de mobilités, péage urbain, information multimodale, vélov, . Tous ces sujets sont principalement liés à l’urbain dense et à un problème : la voiture individuelle La voiture individuelle n’est pas compatible avec une densité urbaine importante. C’est acté. Elle a d’autre inconvénients, notamment en terme d’émissions polluantes et de consommation d’énergie mais ces sujets peuvent eux techniquement être traités. Mais notre Métropole n’est pas que dense. Nombre de grands lyonnais recherchent un mode de vie moins urbain. Mais que leur propose t’on, un renforcement de la ville centre, d’un point de vue économique, stratégique. Chers collègues, Nous ne pouvons que regretter l’absence du Maire de Lyon aujourd’hui.  Sur ces sujets de mobilité, extrêmement présents dans les débats publics, Les orientations sont trop souvent guidées, en tout cas limités par une vision lyonnaise restrictive. Mais cette absence de maire de lyon illustre parfaitement le dédain de l’homme vis à vis du reste de la Métropole, des autres communes qui sont pour lui, avant tout un fardeau nécessaire financièrement pour ses rêves de grandeur. Ainsi Les sujets de Lyon deviennent petit à petit les sujets de la Métropole. Attention, quand je parle de sujet, il faut comprendre « Ce sur quoi s’exerce (la réflexion) » et non pas « Personne soumise à une autorité souveraine » . Si la concentration à l’échelle de la métropole de ces sujets est logique, la déconnection de l’échelle de mise en œuvre sur le terrain ne l’est pas. On ne peut pas raisonner à Lyon comme dans les autres communes… Je m’explique ; à Lyon, l’adjoint à l’urbanisme et aussi le vice président de la métropole à l’urbanisme, qui est aussi le président délégué du Sytral, donc pour faire simple tout se décide par la même personne qui a la totale confiance de son maire et de son président…. Enfin logiquement Dans ce cas de figure il n’y a évidemment pas de distorsion entre les choix de la Métropole et les choix de la ville… De même, les grands thèmes comme les finances, le développement économique, la culture, le numérique, etc ; tous portés par des élus lyonnais Mais dans des communes de la métropole plus éloignées de la ville centre, les orientations se sont pas forcement les mêmes. Certes il doit y avoir une cohérence, sur toute la métropole, c’était d’ailleurs l’idée du législateur quand il a inscrit le pacte de cohérence territoriale dans la loi Notre : il n’imaginait pas,  notre législateur, que le pacte deviendrai l’œuvre inachevé d’un conseiller en quête de délégation qui à pu l’utiliser à loisir pour exister, le plaisir de palabrer et réinventer l’existant, Mais au delà de cette cohérence, il faut aussi répondre aux besoins réels des habitants et là, monsieur le président, l’attention légitime qui devrait être portées aux représentant des habitants, aux maires n’y est pas. En effet, la mobilité concerne le quotidien des habitants, elle concerne leurs habitudes, et qui mieux que les maires connaît les attentes des habitant. Au delà de ce rapport, ce que nous demandons, c’est que la place des maires soient intégrées dans les réflexions liées aux sujets de mobilités et dans les travaux préparatoires aux modifications indispensables aux modes de vies futurs et que toutes ces études et travaux ne soient pas restreints à une vision restrictive, urbaine et dense de la Métropole, une métropole sans voiture, une métropole utopique. Une utopie ou le Maire de Lyon pourrait décider seul de contournements régionaux Une utopie ou nous serions capables de financer un transport en commun pour tous Une utopie ou les financements des grandes infrastructures seraient accessoires. Une utopie ou les voitures s’évaporent quand on supprime les autoroutes Une utopie destinée à flatter les utopistes verts quand ils croient que le chemin de la décroissance est une voie d’avenir Une utopie enfin où les élus de certains territoires périphériques de la Métropole seraient capables de continuer à voter à l’inverse des attentes de leurs électeurs
Déplacements et mobilités