Exactement. Monsieur le Président, le tunnel de Fourvière, c’est 115 000 véhicules par jour. Nous avons besoin de cet Anneau des sciences, comme il a été souligné. Nous vous remercions de créer des groupes de travail pour éviter que le trafic de Fourvière ne soit reporté de Lyon sur les centres-villes de Tassin la Demi Lune, Francheville et Oullins entre autres, qui ne peuvent le supporter. Les déplacements publics ne pourraient pas davantage le supporter. Transférer la thrombose de Fourvière, de Lyon sur les villes de la première couronne ne règle malheureusement aucun de nos maux. Vous conviendrez avec nous, monsieur le Président, que ce dossier ne peut se limiter à des droits pour Lyon et à des devoirs pour les autres Villes. Merci.

Monsieur le Président, merci. Cela démarre doucement mais vous verrez, nous avons d’autres choses à vous dire.

La vision de la Métropole sur le sujet des infrastructures routières et le cadre de vie de qualité auquel chaque habitant aspire ne s’arrête pas à la Ville de Lyon et aux quais du Rhône avec le déclassement de l’autoroute A 6-A 7 que vous demandez au Gouvernement d’acter. Le Maire de Lyon, à l’origine de cette demande, aurait pu écouter, dialoguer avec ses collègues Maires concernés pour parler ensuite en tant que Président de la Métropole.

Vous en avez décidé autrement. Une vision de la Métropole doit pourtant répondre aux attentes des territoires et des Communes qui la composent, notamment de l’ouest lyonnais et son TOP, bouclage du périphérique dont le déclassement de l’A 6-A 7, n’est qu’une résultante et non un préalable, encore moins une compensation, sûrement pas pour les Maires concernés oubliés dans votre démarche. Ainsi, vous montrez votre sens non pas du contournement mais du détournement, celui des engagements pris sur le sujet du TOP que vous semblez vouloir enterrer, au sens propre et figuré ; même votre présentation n’y fait pas référence.

Qu’envisagez-vous pour la mise en œuvre de mesures de compensation sérieuses et concertées pour et avec les Communes qui seront touchées par le report de circulation dû au déclassement de l’A 6-A 7, notamment mesures en termes de transports en commun ‑domaine dans lequel rien n’est prévu à l’échelle des enjeux des communes concernées, à l’ouest et à l’est, diront certains‑ ? 115 000 véhicules à absorber ‑mon collègue de Francheville vient de le dire‑, c’est une folie ; 47 000 véhicules à l’horloge de Tassin la Demi Lune et 22 000 sur l’avenue du Chater à Francheville, les limites sont atteintes depuis longtemps.

Bien sûr, une autoroute en cœur de ville, ce n’est pas l’image en tout cas plus l’image ni la réponse au développement harmonieux que nous souhaitons d’une ville aussi majeure que Lyon dans notre région. Nous regrettons cependant que le débat demandé depuis le début du mandat sur les grandes infrastructures routières soit ainsi passé par pertes et profits.

En résumé, le COL ne se fera pas. A l’est, on ne sait pas. Le TOP, vous n’en voulez pas ou plus. Les transports en commun, vous n’en parlez pas. A l’heure du déclassement, nous souffrirons tous en définitive. Qu’avez-vous prévu, monsieur le Président, pour qu’il en soit autrement ?

Merci.

 

 

Monsieur le Président, plusieurs observations à l’occasion de ce débat puisque vous relancez finalement la discussion sur les grandes infrastructures de notre Métropole, et singulièrement les infrastructures plutôt de caractère national.

C’est vrai que l’opportunité de pouvoir déclasser l’autoroute A6-A7 est une opportunité qu’il faut sans doute saisir. Il faut la saisir dans un périmètre bien compris, qui est celui allant d’Ecully jusqu’à Pierre Bénite, ce qui correspond évidemment au cœur de notre territoire et, de ce point de vue-là, il semble qu’il y ait un accord qui se dégage.

Je voudrais tout de même faire quelques observations qui vont plutôt dans le sens positif dans la mesure où les propositions présentées ce soir correspondent de façon assez proche à celles que je soutiens depuis longtemps à titre personnel ; et donc, finalement, on n’a pas toujours tort d’avoir raison un peu trop tôt.

Je veux dire simplement, sur le barreau Nord, qu’il est absolument nécessaire d’avancer sur ce dossier tel que présenté car il faut préserver à la fois notre agglomération de ce trafic qui doit exister aujourd’hui sur ce que l’on a appelé la diagonale Bordeaux-Genève ‑vous l’avez rappelé‑. C’est un point positif.

Sur le deuxième point, celui de la future A45, je crois qu’un accord était arrivé, il s’était fait jour au moment où le Préfet Carenco, dans le cadre du schéma régional des transports, avait lui-même fait cette proposition et nous avions considéré d’ailleurs ici publiquement, dans cet hémicycle, qu’il correspondait finalement à une bonne solution afin de préserver l’arrivée sur l’A450 et la capacité réelle de cette voirie de pouvoir accueillir plus de véhicules qu’elle n’en accueille aujourd’hui. Vous avez montré les images, nous les connaissons tous, nous, dans le secteur : la surcharge sur Pierre Bénite, le matin et le soir aux heures de pointe voire même presque toute la journée, est assez pénible et donc l’hypothèse présentée de ce barreau Sud avec cette A45 sur ce projet-là me paraît également positive.

Reste un autre sujet : le bouclage de l’A432 et l’abandon annoncé du grand contournement ouest. Personnellement, je n’ai jamais cru à ce grand contournement ouest. Je ne veux pas faire “vieux combattant” mais, à l’époque, sous la présidence de monsieur Raymond Barre, on a vu cette délibération ‑en 1997, je m’en souviens assez bien‑ et j’avais déjà fait part de cette réserve. Je crois que le bouclage de l’A432 s’impose. Sur ce point, j’ai un avis favorable.

La petite réserve que je présente ‑mais on aura l’occasion sans doute d’en redébattre‑, c’est le bouclage au sud. Faut-il un bouclage tel que vous le préconisez ou un bouclage plus large, qui emprunte l’emprise de la ligne TGV à grande vitesse et qui permet de ressortir plus au sud de la Métropole et donc peut-être ‑je le pense en tous les cas‑ de soulager le raccordement A46 sud et donc la partie sud de l’autoroute A7 ?

C’est un point qui me semble important à l’occasion des débats qui auront lieu dans la commission que vous créerez, dont il faut rappeler qu’il est nécessaire que tous les Maires impactés puissent participer ; c’est absolument essentiel si l’on veut arriver à porter un projet collectivement et que l’on puisse évidemment, au-delà de le porter, le faire aboutir.

Ces quatre points sont ceux qui me semblent les plus remarquables.

Reste que l’ouest lyonnais évidemment aura besoin, à un moment ou à un autre, d’une infrastructure importante, nous le savons. Je ne veux pas aborder ici la thématique de l’Anneau des sciences puisque ce n’est pas complètement le sujet du débat mais on est bien obligé de l’avoir en tête parce qu’aménager l’A6-A7 en boulevard urbain, c’est forcément se poser la question des 50 000 véhicules restants une fois qu’on a sorti le transit et qu’on a maintenu le trafic qui restera sur la voirie ; il faut bien qu’on ait une discussion sur ce point-là et sur la manière dont les choses vont continuer de se faire.

Reste une dernière question : celle du péage urbain, du moyen de financement de l’ensemble des infrastructures. Il y a une délibération récente de la Métropole du mois de septembre dernier. Cette délibération récente pose les études nécessaires pour pouvoir faire un choix ; j’espère que nous aurons les résultats de ces études assez rapidement, en tous les cas, dans un délai qui nous permette ensuite de pouvoir délibérer dans de bonnes conditions et de construire un projet qui soit cohérent.

Voilà ce que je souhaitais dire, en le disant très sincèrement aux uns et aux autres, je le dis à titre personnel mais je pense que c’est l’avis du groupe, sous la réserve de l’avis que je viens de vous donner, notamment sur le grand contournement, le bouclage de l’A432. Si nous avons l’opportunité de faire avancer ces dossiers tels qu’ils sont présentés aujourd’hui et que, collectivement, on peut les porter, je dis très clairement que, moi, j’y suis favorable parce que je pense que cela va dans le sens utile de notre Métropole et de notre territoire. Mais je dis aussi, en même temps, attention au bouclage de l’A432, regardons bien toutes les hypothèses pour qu’il n’y ait pas de difficultés et ne négligeons pas le fait qu’il faut regarder aussi ce qui se passe dans l’ouest lyonnais : les 50 000 véhicules restants qui sont sortis de l’autoroute A6-A7, il faudra bien les traiter pour éviter que la première couronne soit en difficulté extrêmement importante.

Merci pour la patience de votre attention.

 

 

Je ne vais pas en rajouter. Simplement, Monsieur le Président, je suis très heureux qu’il y ait ce débat.

Ce qui me gêne, c’est que ce débat intervient après une question que nous avions engagé de vous poser en fin de séance. Je pense que l’intérêt et la qualité d’ailleurs des différentes propositions qui sont faites montrent que la ressource qui existe dans cette enceinte nécessite de temps en temps une commission générale sur ce type de sujet. Notre groupe vous a réclamé depuis un certain nombre de temps des débats sur les grandes infrastructures de cette Métropole. Ce sont des sujets qui touchent tout le monde. Il y a des propositions qui ont été évoquées en fin de soirée qui sont de très belle qualité, me semble-t-il ; et bien sûr, maintenant, vous avez annoncé qu’il allait y avoir un groupe de travail.

Mais il me semble que, dans cette enceinte, nous devons bien sûr discuter technique mais nous devons également discuter sur un certain nombre d’orientations. Bien sûr, là, on parle des grandes infrastructures mais il y a également d’autres politiques qui peuvent être menées et si je peux émettre un souhait au niveau du groupe Les Républicains et apparentés, c’est que de temps en temps nous puissions avoir, Monsieur le Président, comme nous l’avions demandé antérieurement, un certain nombre de débats de cette qualité.

Je vous remercie.

 

Déclassement de l’A6/A7
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