Merci, Monsieur le Président. Chers collègues, sur ce sujet de la coopération décentralisée, nous avons déjà eu l’occasion, à de nombreuses reprises, de nous exprimer concernant l’intervention de la Métropole de Lyon.

Si nous soutenons la démarche, nous nous interrogeons plus sur les choix d’opportunités de la Métropole. Même si une présentation de la politique de coopération décentralisée et du dispositif de soutien aux acteurs de solidarité internationale a été faite en commission, nous attendons toujours une réelle analyse des choix d’opportunités et une étude de l’impact économique de cette politique : “Pas avant la fin de l’année”, c’est ce que vous nous avez répondu.

Par ailleurs, Monsieur Vincent nous a annoncé que, dans le contexte de maîtrise des dépenses de la Métropole, une baisse globale de 6 % de la participation financière était pratiquée. Or, sans visibilité sur l’enveloppe globale, nous ne pouvons la constater dans les faits.

Sur la convention avec le Burkina Faso par exemple, nous repartons sur le même budget d’intervention que l’année précédente. On peut s’étonner, dès lors, que les efforts financiers pourtant faits sur d’autres dossiers ne soient pas appliqués ici.

Concernant le dossier numéro 2016-1166 ‑c’est la convention avec la Ville de Tinca‑, vous nous avez également présenté en commission un bilan des actions réalisées. Elles concernent principalement la formation aux métiers du BTP pour la réhabilitation de l’habitat local et l’alphabétisation.

Si cette politique peut effectivement trouver son utilité pour tenter de sédentariser des populations, quelle est la réelle force de frappe de la Métropole quand elle agit seule ? Vous nous dites que cette politique a permis le retour de quelques familles sur place ; selon toute vraisemblance, cela doit rester très minoritaire : il suffit, pour s’en convaincre, de se promener dans notre agglomération. Comme nous l’avons déjà dit, nous aimerions, sur ce projet, une plus large collaboration avec l’Etat, avec l’Europe, notamment pour garantir une meilleure efficacité. Seuls, nous ne sommes pas assez forts.

Les écueils sont donc toujours là : un manque de visibilité globale sur les aspects financiers et les résultats de la coopération décentralisée et un isolement de la Métropole sur l’aspect inclusion.

De fait, nous nous abstiendrons sur cette délibération.

Coopération avec la ville de Tinca
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