Jérôme Moroge

Jérôme MOROGE
Maire de Pierre- Bénite
Conseiller métropolitain

Monsieur le Président, mes chers collègues, ces deux délibérations qui concernent le CPER nous permettent de relayer nos plus vives inquiétudes quant à la mise en place des futurs CPER qui, rappelons-le, devaient originellement être signés à l’été 2014. Le grand flou, à quelques mois des signatures, qui entoure aussi bien les montants que les axes qui seront privilégiés localement par les CPER est pour le moins surprenant. Il est très difficile aujourd’hui d’imaginer quelles seront les priorités de ce CPER au niveau RhôneAlpes Auvergne.

Rappelons que la circulaire du 2 août 2013 du Premier Ministre proposait six priorités aux Régions :

  1. l’enseignement supérieur,
  2. la recherche et l’innovation,
  3. les filières d’avenir et l’usine du futur,
  4. la mobilité multimodale,
  5. la couverture des territoires par le très haut débit
  6. la transition écologique et énergétique.

Or, quelques mois plus tard, dans une nouvelle circulaire datée du 15 novembre, le Premier Ministre ajoutait encore d’autres termes prioritaires à ceux retenus le 2 août, à savoir l’agriculture et le développement rural, la dimension culturelle, l’orientation et la formation professionnelle, l’adaptation de la société au vieillissement et, sur le plan de la méthode d’élaboration, la participation citoyenne.

Outre le fait que déterminer des priorités en août et en ajouter d’autres en novembre est pour le moins singulier, retenir dix secteurs prioritaires n’est pas précisément le signe d’une sélectivité exigeante et donc efficiente. C’est le symbole, selon nous, des contradictions actuelles de l’action publique nées de l’incapacité à définir et à respecter des choix clairs et cohérents en matière de conduite des politiques publiques.

N’être informé de rien et être dans l’opacité la plus totale à quelques semaines seulement de la mise en place supposée du CPER est une situation inédite qui nous met en grande difficulté sur nos territoires. Pour prendre le seul exemple de la Commune de Pierre Bénite et, plus largement, du sud de l’agglomération lyonnaise, nous attendons désespérément l’aménagement des échangeurs de l’A 450 qui est -nous dit-on- prévu par le CPER 2014-2020. Or, aujourd’hui, personne n’est en mesure de nous en dire davantage ni de dépasser le stade des intentions. Vous l’aurez compris, nous sommes extrêmement surpris du mystère entourant ce contrat et très inquiets du retard déjà consenti pour ce qui constitue tout de même le principal levier d’investissements publics d’Etat.

Aussi, aujourd’hui, nous souhaitons obtenir des informations sur l’avancement des discussions. Où en êtes-vous des échanges engagés avec la Préfecture ? Où en êtes-vous des échanges engagés -du moins on le suppose avec les Conseils régionaux Rhône-Alpes et Auvergne ?

Merci de vos éclaircissements.

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