Monsieur le Président, chers collègues, dans l’est lyonnais, nous vivons au  rythme du Rhônexpress au moins le long de la ligne T3. Quelques explications à l’attention des membres de ce  Conseil : l’exploitation de la ligne Rhône-express est assurée par une société commerciale dans le cadre d’une  concession établie, à l’époque, par feu le Département du Rhône.

Cette concession -ainsi qu’il a été dit- est de 38 ans. Elle impose un grand nombre de contraintes qui sont  insoutenables dans le cadre du développement de l’est lyonnais. Le temps de transport entre la Part-Dieu et  l’aéroport en moins de trente minutes doit être garanti par notre collectivité ; le non-respect de cette obligation  nous expose à des pénalités importantes. C’est cette contrainte notamment qui nous empêche d’implanter de  nouvelles gares de tram sur la ligne car elles allongeraient le temps de transport de quelques dizaines de  secondes, certes, mais suffisantes pour que nous subissions des pénalités. Ces deux nouvelles stations sont  indispensables aussi bien à Meyzieu qu’à Décines Charpieu pour accompagner le fort développement de ces  deux villes.

La concession qui assure à Rhônexpress le monopole du transport des personnes à l’aéroport de Saint-Exupéry  aboutit à la suppression des lignes de bus qui permettaient à Saint Laurent de Mure et à Pusignan de rejoindre  l’aéroport. Certes, le risque juridique de maintenir ces lignes existe mais il ne faut pas que l’autorité organisatrice  des transports compétente se retranche derrière cette contrainte pour justifier une limitation de service qui, ne  nous le cachons pas, est une source d’économie.

l n’est pas acceptable que le développement de l’est lyonnais soit bridé pour les 23 prochaines années. C’est  pourquoi, monsieur le Président, nous demandons dès maintenant que soit engagée la démarche de  renégociation du contrat de concession qui, nous le savons tous, est inéluctable à court terme.

Je vous remercie.

Concession Rhônexpress
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