Alexandre Vincendet

Alexandre Vincendet
Maire de Rillieux-la-Pape
Conseiller métropolitain

Monsieur le Président, mes chers collègues, la présente délibération porte sur une subvention importante que nous allons verser à la COMUE et nous ne pouvons que nous réjouir du soutien financier de la Communauté urbaine à ce qui représente l’excellence académique et scientifique de notre Métropole.

Laissez-moi toutefois prendre un peu de distance avec la lettre de ce rapport et me pencher sur ce qui fonde notre attractivité.

Les universités mondiales sont soumises à de nombreuses évaluations et classements, dont le plus connu est le parfois controversé classement de Shanghai. Mettons-nous dans la peau d’un chercheur américain ou asiatique qui consulterait la version 2014 de ce classement pour connaître les meilleures universités françaises. Il constaterait que les trois meilleures françaises sont parisiennes, ce qui n’a rien d’exceptionnel, que la quatrième est l’université de Strasbourg, la cinquième l’université d’Aix-Marseille, la sixième est l’université de Grenoble et que, dans le peloton des universités situées entre la 200 et la 300° place mondiale, on trouve pèle-mêle les universités de Lorraine, de Montpellier, de Toulouse, de Bordeaux et, à la suite, l’Ecole normale supérieure de Lyon et l’Université Lyon 1 !

Permettez-moi, mes chers collègues, de m’interroger fortement sur le fait que cette université confédérale, issue de la loi Fioraso qui a détricoté la loi Pécresse, n’est visiblement pas un vrai facteur d’attractivité puisque nous sommes au même rang que des villes certes importantes mais bien loin de ce que mérite la Métropole de Lyon. Je citais Bordeaux, Strasbourg, la Lorraine, Aix-Marseille, ces universités concouraient il y a peu de temps séparément et n’étaient pas dans les radars internationaux. Elles sont désormais classées à un rang supérieur aux représentants lyonnais et apparaissent ainsi aux yeux des chercheurs et universitaires étrangers.

Or, en regardant ce classement, on s’aperçoit que deux établissements lyonnais sont dans les 300 premiers et qu’en unissant leurs forces sous la bannière de l’Université de Lyon, notre Métropole apparaîtrait à la place qu’elle mérite. L’objectif de ce classement n’est pas d’avoir plusieurs établissements moins bien classés mais d’en avoir un beaucoup mieux classé. Ma question s’adresse à monsieur Bret, représentant au Conseil d’administration de la COMUE : pourquoi là où les Lorrains, les Provençaux, les Girondins, les Alsaciens sont arrivés à se défaire des problèmes de gouvernance pour fusionner leurs établissements et devenir de véritables vaisseaux amiraux de leurs territoires à l’international, l’Université de Lyon n’apparaît-elle pas encore dans les classements internationaux sous cette appellation en regroupant ses forces ?

Les financements importants que nous versons à la COMUE doivent nous permettre de porter un langage clair vis-à-vis des établissements, un langage métropolitain. Nous vous demandons donc de bien vouloir réunir au plus vite les directeurs d’établissements, en compagnie de notre collègue Gaël Perdriau, Président de Saint Etienne Métropole et, à ce titre, membre du Conseil d’administration de la COMUE afin que l’année 2015 soit enfin l’année où l’Université de Lyon sera enfin visible des radars internationaux et soit capable de mettre un terme à ses problèmes de gouvernance afin de fusionner ses établissements, au moins au niveau des réponses aux classements internationaux. Ce que les Alsaciens, les Lorrains, les Bordelais, les Provençaux ont su faire, je suis sûr que les Stéphanois et surtout les Lyonnais seront capables de le faire.

Le groupe UMP se tient à votre disposition pour vous accompagner dans cette parole politique qui doit être, nous le savons, ferme et sans fausse note entre nous.

Je vous remercie.

Pour une Université de Lyon plus visible