Merci, monsieur le Président.

Chers collègues, notre groupe était intervenu sur le  même sujet l’an dernier, à la même période. Il nous avait été répondu -et notre groupe l’avait bien compris- que  les compétences du Conseil général devaient d’abord être assimilées puis qu’ensuite, il faudrait remédier à ce  problème. Nous parlons bien entendu des enfants de 11 à 15 ans, des collèges de Bron, de Caluire et Cuire, de  Lyon, de Rillieux la Pape, de Vaulx en Velin, de Vénissieux et de Villeurbanne qui, parce que leurs établissements  ne disposent pas de solution de restauration scolaire en interne, doivent prendre un car tous les midis, effectuer le  déplacement dans la cantine d’un autre établissement, le plus souvent un lycée situé la plupart du temps en zone  d’éducation prioritaire -le temps de trajet aller-retour fait parfois plus d’une demi-heure- et je vous laisse imaginer  l’enfant de 11 ans confronté à des adolescents de 16 à 18 ans.

Monsieur le Conseiller délégué, monsieur le Président, nous ne parlons pas d’établissements en zone rurale,  nous ne parlons pas que d’établissements tranquilles où il n’y aurait que très peu de demi-pensionnaires. A Maria  Casares à Rillieux la Pape -pour parler de ce que je connais-, ils sont 120 collégiens inscrits à se rendre quotidiennement  au lycée Albert Camus pour partager le repas des lycéens et, sur ceux-là, 10 élèves n’ont tout  simplement pas de solution et sont donc en liste d’attente car la cantine du lycée est saturée. J’imagine qu’à Vaulx  en Velin et Vénissieux, par ailleurs, l’ambiance ne doit pas être très fantastique lors des repas. Et pourtant, nos  secteurs sont en pleine expansion, la croissance démographique sur nos territoires est importante ; de nouveaux  habitants arriveront, notamment grâce notamment à l’ANRU.

Nous sommes la Métropole de Lyon et certains de nos collégiens ne peuvent pas manger à midi. Comment  pouvons-nous dire à ces familles, les yeux dans les yeux, que nous nous occupons de leurs enfants. Ces mêmes  parents qui, pour certains, ont vu leurs impôts locaux augmenter cette année, comment peuvent-ils comprendre  que leurs enfants n’ont pas les mêmes chances que ceux du collège voisin ?

Alors, oui, nous voterons cette subvention car, pour le moment, vous n’apportez pas une autre solution. Mais, je  vous en conjure, dites-nous aujourd’hui que la Métropole va enfin se donner les moyens de ses ambitions et  travailler à créer des solutions de restauration en liaison froide dans tous les collèges de son territoire. Nous ne  sommes pas élus pour transporter les collégiens dans des cars, créant ainsi des inégalités dans un territoire  dynamique comme le nôtre, nous sommes élus pour mettre un terme à ces inégalités, alors faisons-le !

Collèges : il manque des cantines
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