Monsieur le Président, Mes chers collègues,

Je tiens en préambule à féliciter mes collègues de Vénissieux, de Saint-Fons, de Meyzieu, de Lyon 7ème et 8ème qui verront leurs collèges rénovés pour faire face à l’inévitable augmentation des effectifs. Je félicite aussi mon collègue et ami, Gilles Gascon, maire de Saint-Priest pour le nouveau collège qui sera bien utile à sa commune.

Monsieur le Président, laissez-moi vous faire remarquer qu’il existe une 59ème commune au sein de la Métropole du nom de Mions.

Je fais cette précision car je ne vous y ai toujours pas vu, pas plus que je n’ai vu votre prédécesseur.

A l’occasion de votre visite manquée lors de l’inauguration de notre nouveau stade de foot, j’aurais pu vous faire découvrir le collège Martin Luther King, un vestige soviétique qui agrémente notre belle ville d’une verrue de béton.

Depuis sa construction dans les années 70 il n’a jamais fait l’objet de rénovation sérieuse. Même si les effectifs ont diminué dans ce collège suite à l’ouverture de celui de Saint-Pierre de Chandieu et donc ne nécessite plus d’agrandissement, la vétusté des bâtiments est aujourd’hui proche de l’indignité.

Infrastructures vieillissantes, infiltrations d’eau, déperditions énergétiques, voilà le quotidien des collégiens miolands et ce constat impose des travaux depuis le début des années 2000 …

Je sais bien qu’il y a peu, cela relevait encore de la compétence du Département. Cependant c’est bien la métropole qui a inscrit la réfection dans la PPI 2015-2020. C’est donc maintenant votre responsabilité.

Mais voilà que j’ai eu la désagréable surprise d’apprendre par le directeur de l’établissement et par vos services que les travaux sont finalement envisagés pour 2023.
Je ne comprends pas que d’un courrier à l’autre, d’une réunion à l’autre, d’un président à l’autre, que cela soit sur ce dossier comme sur d’autres, la Métropole ne tienne pas ses engagements de calendrier.

Soit il s’agit d’un défaut de compétences, soit il s’agit d’un choix politique.

Que faut-il faire pour que le Métropole respecte les délais promis, surtout quand il s’agit d’améliorer la qualité d’étude de 675 élèves ?
Cela amène à une réflexion plus large sur la prospective qui permet de quantifier et de préparer l’arrivée des nouveaux collégiens.

Trop souvent ce sont les communes qui doivent tirer la sonnette d’alarme à chaque fois que leurs collèges sont saturés.

Je vous demande, Monsieur le Président, de faire de nos enfants votre priorité, de faire en sorte qu’ils puissent étudier dans les meilleures conditions possibles.

Nous ne devons plus avoir honte de voir dans quelles conditions matérielles certains ont à forger leur avenir.

Claude COHEN – Collège Martin Luther King