Education au développement durable, quelles sont vos priorités ?

Education au développement durable, quelles sont vos priorités ?

Monsieur le Président, chers collègues, au-delà du fait que je n’ai pas compris le rapport entre ce qu’a dit monsieur Berthilier sur l’éducation numérique et le dossier qui nous est présenté, sachant que ce qui nous a été présenté c’était les actions sur le développement durable et l’environnement, l’éducation n’est pas une compétence métropolitaine, certes, mais on peut y travailler.   La sensibilisation à l’environnement est parfois suspecte par la réalité des effets réels de l’action des acteurs associatifs que nous finançons, difficiles à quantifier, nous l’avons déjà dit.   Ce qui nous interpelle sur ce rapport, c’est la sélection des domaines environnementaux financés principalement sur les associations. Nul doute en effet que, pour notre agglomération, la première des thématiques, la seule d’ailleurs où nous ne respectons pas nos obligations réglementaires, est celle de la qualité de l’air.   De plus, contrairement aux thématiques comme la qualité de l’air, la

Question orale : enlèvement des encombrants

Question orale : enlèvement des encombrants

Monsieur le Président, chers collègues, nous souhaitons vous interroger sur un sujet qui peut paraître anecdotique mais qui concerne en fait beaucoup de monde dans notre agglomération. Il s’agit, en effet, de la question du ramassage des encombrants. Certes, notre Métropole est équipée de déchèteries et il est assez facile de s’y rendre pour celles et ceux qui sont équipés de véhicule. Sans nous appesantir sur l’antinomie avec votre souhait d’éliminer la voiture de la ville -on vient encore de s’en rendre compte dans l’intervention précédente-, vous vous rendez certainement compte que tout le monde ne dispose pas forcément d’un véhicule et si certains arrivent à se faire aider par un voisin ou de la famille, ce n’est pas le cas de tous nos concitoyens et il n’apparaît pas non plus possible d’utiliser les transports en commun pour aller poser ses encombrants. (…) Oui, ce sont des soucis importants !

Rapport développement durable

Rapport développement durable

Monsieur le Président, vous nous présentez ce jour le rapport développement durable 2016. En pas moins de 16 pages, il nous présente un catalogue de différentes actions dont certaines importantes, d’autres qui demanderaient à être étoffées comme par exemple les dix classes de collèges dans le Rhône et la Métropole participant au projet de lutte contre le gaspillage alimentaire -c’est peu-. Le développement, c’est l’économie, l’emploi et la recherche, nous en convenons. Ce rapport nous apprend aussi que le développement durable, c’est le Conseil de développement -cité quatre fois dans ce rapport- mais aussi les différentes formes d’expressions et de pratiques culturelles. Cet inventaire me donne l’impression de faire du développement durable sans le savoir. Mais le développement durable ne serait-ce pas aussi le développement harmonieux et respectueux de l’ensemble des territoires de la Métropole et la qualité de vie pour tous ses habitants et pas seulement ceux de la

Prix et qualité du service public d’élimination des déchets

Prix et qualité du service public d’élimination des déchets

Monsieur le Président et chers collègues, le titre de cette délibération nous propose de voter un rapport traitant à la fois du prix et de la qualité du service public de l’élimination des déchets. A la lecture de ce rapport, nous retrouvons des chiffres indicateurs concernant les éléments quantitatifs et qualitatifs de ce service. Sur certains d’entre eux, nous sommes en attente d’explications, et tout particulièrement sur le taux de refus de tri qui reste globalement stagnant depuis plusieurs années. Mais j’ai eu beau chercher, rien -mais quand je dis rien, c’est absolument rien- sur les éléments de prix annoncés en titre du rapport et particulièrement sur la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, comme si cette partie du rapport avait été oubliée. Nous aurions souhaité lire que le coût net global de ce service était de 112 M€ pour 2015, avec une proportion trois quart/un quart entre la collecte et

Chauffage urbain à Rillieux-la-Pape

Chauffage urbain à Rillieux-la-Pape

Monsieur le Président, mes chers collègues, le présent rapport nous demande de prendre acte du rapport du délégataire exploitant l’usine d’incinération des déchets de Rillieux la Pape qui est la société Valorly. Cette usine, d’un aspect esthétique très particulier, marque pour l’instant l’entrée nord de la Métropole de Lyon mais je ne doute pas que cette porte d’entrée sera bientôt la zone économique d’Osterode, si vous me permettez cette petite digression. Elle produit et commercialise de l’électricité et de la chaleur qui permet aux Rilliards reliés à ce réseau de bénéficier de prix très compétitifs, parmi les plus bas au niveau national en matière de chauffage, ce dont nous nous réjouissons tous. Je suis maintenant Maire depuis 2014 et nous attaquons notre troisième hiver à Rillieux la Pape. Tous les ans, aux mois d’octobre, novembre, les températures baissent et personne ici ne pourra me contredire.Tous les ans, à cette période,

Recherche sur les particules fines

Recherche sur les particules fines

Monsieur le Président, chers collègues, le plan oxygène de la Métropole que nous évoquons aujourd’hui porte un projet ambitieux avec ses actions orientées sur les déplacements, l’habitat et les activités économiques. Son objectif est de mieux protéger les populations des risques de pollution en oxydes d’azote, ozone et particules fines. Il vise à agir essentiellement dans la prévention en amont pour diminuer le risque. Mais depuis longtemps déjà des médecins s’intéressaient aux conséquences d’aval sur la santé publique, au dépistage et à la prise en charge de ces pathologies. Ainsi, en particulier, une petite équipe lyonnaise de chercheurs indépendants travaillait sur les risques de l’amiante et des particules fines sur la santé humaine au-delà des maladies classiques, s’intéressant à des pathologies non reconnues jusqu’à présent pour être en relation avec ces pollutions. Elle appuyait son expertise en réalisant des examens, avec son propre matériel implanté au sein du laboratoire de

Incitation au tri des déchets

Incitation au tri des déchets

Monsieur le Président et chers collègues, grands naïfs que nous sommes, nous pensions que l’argent public était devenu rare dans notre pays et qu’il fallait l’utiliser avec justesse. Grands naïfs que nous sommes, nous pensions que la Métropole de Lyon traitait avec des entreprises et associations ayant fait leurs preuves et non pas avec des structures ayant à peine six mois d’existence et comptant à peine plus d’un salarié. Puisque l’on nage dans la candeur, nous pensions, à tort, que l’incitation au tri des déchets relevait des services de la Métropole, qui sont suffisamment structurés pour s’en occuper. Nous aurions même pu penser -soyons fous !- que le futur marché de collecte aurait pu intégrer un genre de prestations similaires chez l’habitant, marché de collecte que nous allons voter tout à l’heure. Au lieu de cela, nous allons contribuer à la déresponsabilisation de la population, à qui l’on dit en

Collecte des déchets ménagers

Collecte des déchets ménagers

Mes chers collègues, monsieur le Président Collomb, comme je suis d’un naturel curieux, j’ai tout de même regardé ce que voulait dire les nudges. Effectivement, c’est une méthode douce pour inspirer la bonne décision, le bon sens, les valeurs civiques, environnementales, la santé et le paternalisme libéral. (…) Voilà ! Je comprends mieux pourquoi vous avez utilisé un anglicisme pour m’en parler. Monsieur le Président, mes chers collègues, ce rapport acte l’attribution des marchés de collecte des déchets ménagers pour les sept prochaines années et appelle quelques commentaires sur la forme et sur le fond. Sur la forme d’abord, notre groupe tient à souligner l’intérêt d’avoir été impliqué dans le groupe de travail qui s’est réuni plusieurs fois pour échanger sur ce dossier. Nous avons été informés au fur et à mesure des discussions avec les syndicats, des évolutions géographiques envisagées, des contraintes budgétaires que cela engendrait et des modalités

Qualité de l’air

Qualité de l’air

  Monsieur le Président, chers collègues, l’objet de cette délibération est d’améliorer la qualité de l’air de notre Métropole. La présentation qui a été faite par notre collègue Thierry Philip est complète et nous donne des éléments d’appréciation qui sont d’un grand intérêt. Notre groupe Les Républicains et apparentés ne votera pas contre et votera positivement dès lors qu’il s’agit de favoriser la santé de nos habitants ainsi que la qualité de notre environnement. Le point particulier est que cette délibération mentionne un certain nombre de principes dans les trois domaines qui génèrent une pollution de l’air : transports et mobilité, habitat et activité économique. Pour autant, nous avons plusieurs interrogations quant aux moyens qui seront mis en œuvre pour arriver aux objectifs fixés par le plan Villes respirables en cinq ans, mis en place par le Gouvernement et pour lequel notre Métropole a été retenue. Ces engagements nous obligent

Aménagement de l’Yzeron

Aménagement de l’Yzeron

  Monsieur le Président et chers collègues, la délibération soumise à notre assemblée traite de l’aménagement hydraulique du bassin versant de l’Yzeron et de ses affluents. Ce projet, porté depuis plusieurs années, est en cours de réalisation. Il est évidemment très important pour l’ensemble des habitants des communes du bassin versant puisqu’il s’agit de la protection de nos populations contre les inondations. En 1999 et en 2002, la Communauté urbaine s’est engagée, par délibération, au financement des travaux nécessaires à la gestion hydraulique de l’Yzeron. Il faut rappeler que ce montant présentait 50 % des travaux estimés à cette époque. En 2006, suite aux crues de 2003 et de 2005, le programme initial a été réactualisé, portant le montant global de l’opération à 17,3 M€. L’ensemble des financeurs a alors maintenu son principe d’intervention. Pour la Communauté urbaine, cet engagement s’est traduit par un courrier du Vice-Président délégué à l’eau

AMORCE

AMORCE

Monsieur le Président, chers collègues, une simple explication de vote. Le travail des associations est souvent de qualité, donc tout le monde peut le voir, AMORCE édite des guides pour les élus locaux qui sont unanimement reconnus de grande qualité. L’association permet également la défense des intérêts de ses adhérents dans les différentes commissions parlementaires. La Métropole est bien représentée au Sénat mais ce sera peut-être un rôle primordial dans les années à venir, quand la loi d’exception spéciale permettant le cumul des fonctions parlementaires et de Président de la Métropole n’existera plus. Mais cela, c’est un détail. L’accompagnement des adhérents sur les thématiques déchets, énergie climat et réseaux de chaleur recueille aussi des appréciations très positives. Aujourd’hui, le constat est que les associations travaillent énormément, elles travaillent bien. Mais est-ce que tout ce qu’elles font est utile ? Dans le cas d’AMORCE, c’est utile. Cependant, on se pose la question

PSADER

PSADER

  Monsieur le Président, mes chers collègues, ces dossiers de subventions sont souvent l’occasion de votes unanimes et conciliants -de votes ni de gauche ni de droite, dirait un certain Ministre- et nous savons en ce moment combien cela compte pour vous, monsieur le Président. Nous y sommes donc particulièrement attentifs. Aussi, sur un tel dossier de versement de subventions au profit de notre agriculture locale, nous ne pouvons qu’approuver, même si nous avons quelques remarques à formuler. Concernant l’achat de la ferme de la Morelle, nous aurions aimé que ce projet soit instruit dans une vraie stratégie d’aide à l’installation ou au maintien des agriculteurs dans des locaux leur permettant d’exercer leur profession. Mais non : encore une fois, on trouve un dossier et, après quelques échanges entre amis, on trouve aussi le financement. Tant mieux pour ce dossier, tant pis pour les autres usagers qui seraient dans une

PPRT Vallée de la chimie

PPRT Vallée de la chimie

    Monsieur le Président, mes chers collègues, nous constatons que les avancées sur le PPRT sont intéressantes par rapport au projet initial et nous voterons également les réserves qui sont avancées dans le corps de la délibération. Toutefois, nous regrettons que ne soit pas mentionné le coût des travaux obligatoires pour les riverains de ces usines sur nos territoires. Je suis très surpris d’entendre Madame Laurent se féliciter que 90 % du coût de ces travaux soient pris en charge par les pouvoirs publics et les industriels. 90 %, cela veut dire qu’il reste tout de même 10 % à la charge des habitants tout autour de ces usines-là ; c’est plafonné à hauteur de 20 000 € , 10 % de 20 000 € c’est encore 2 000 €. 2 000 € pour les habitants de Pierre Bénite, de Saint Fons, de Feyzin, c’est ce que nous considérons nous comme la double peine, c’est-à-dire que les habitants ont le danger qui est là, qui

Question orale : déforestation

Question orale : déforestation

    Merci, Monsieur le Président. Plusieurs projets d’aménagement de zones naturelles sont en cours de discussion au sein de la Métropole et font l’objet de critiques ou d’oppositions des habitants et des élus locaux. A titre d’exemple, nous en citons trois relativement différents mais qui sont la conséquence de la densification urbaine : à Ecully, c’est une usine de désenfumage dans une zone boisée classée ; à Tassin la Demi Lune et à Francheville, ce sont des projets de barrages dans des zones vertes classées ; à Francheville, l’opération porte sur l’arrachage de plus de 1 000 arbres sur une surface de 15 hectares ‑et même certains calculs laissent à penser que ce chiffre déjà conséquent de 1 000 arbres pourrait encore être augmenté‑. Dans chacune de ces communes, des espaces naturels peuvent disparaître au bénéfice de l’urbanisation. Face à l’accroissement de la superficie des villes, les Métropoles comme Lyon s’engagent de plus en plus dans la création

Rapport sur le développement durable

Rapport sur le développement durable

    Monsieur le Président, mes chers collègues, quelques mots sur ce rapport développement durable 2015, en rappelant en préambule que c’est un rapport qui a été voulu par le législateur en 2010 et qui était destiné à faire en sorte que les collectivités prennent en compte les différentes dimensions du développement durable et s’obligent, par un exercice de collecte de données et de synthèse, à essayer de mettre en place une cohérence entre les différentes politiques publiques et, à l’intérieur de chacune d’entre elles, sur chacun de ses enjeux. Bien sûr, il y avait les enjeux environnementaux avec la lutte contre le changement climatique, la préservation de la diversité, la dimension sociale à travers ce rapport développement durable, avec l’épanouissement de tous les êtres humains et la cohésion sociale et la solidarité entre les territoires et entre les générations et, bien sûr, la dimension économique pour fonder les dynamiques

Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM)

Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM)

  Monsieur le Président, mes chers collègues, même ceux qui râlent un petit peu,  laissez-nous au moins nous exprimer ! Vous nous demandez aujourd’hui, monsieur le Président, mes chers collègues, de prendre acte du rapport annuel  pour 2014 sur le prix et la qualité du service public d’élimination des déchets. Lors de notre assemblée du 26 janvier 2015, nous vous avions fait part de nos interrogations et remarques quant  à la fixation du tarif de ce service public, tarif amenant à des recettes bien supérieures aux dépenses. Cet état de  fait a été jugé illégal par un arrêt du 31 mars 2014 du Conseil d’Etat. Monsieur le Président, oui, le service public d’élimination des déchets fonctionne. Oui, ce service public amène à  une amélioration du tri des déchets et de la collecte sélective dans notre Métropole et tous, ici, nous pouvons  nous en féliciter. Mais non, monsieur le Président, non,

Grand Parc de Miribel Jonage

Grand Parc de Miribel Jonage

  Chers collègues, anciennement sous forme de SEM, la SEGAPAL a été transformée  en société publique locale, statut juridique souple et efficace. Cette SPL a comme principale activité la gestion de  la DSP de gestion du parc de Miribel-Jonage, déléguée par le SYMALIM. Le mode de gestion est une régie  intéressée. Si, pour l’année 2014 -l’objet de ce rapport-, les résultats sont bons, les années à venir vont devenir délicates  dans la mesure où des ressources substantielles liées à l’exploitation des graviers s’arrêtent et où les  financements baissent comme pour un grand nombre de structures. Au-delà de la SPL, c’est bien la survie du  grand parc sous sa forme actuelle qui risque d’être remise en cause. C’est pourquoi, monsieur le président, je souhaiterais que notre Métropole se positionne sur ses grands espaces  naturels. Depuis maintenant plusieurs années, vous nous avez habitués à votre désormais fameux “faire rimer l’urbain  avec l’humain”.