Tribune novembre 2017

Musée des tissus, un abandon coupable de la Métropole Notre groupe se félicite de l’annonce par le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) Emmanuel Imberton, d’un projet ambitieux pour le Musée des Tissus grâce à l’engagement très important de la Région Auvergne Rhône-Alpes et de l’Etat. C’est le seul projet qui permette de préserver les 2,5 millions de pièces, témoins de 4 500 ans d’histoire et qui en font la plus belle collection universelle d’étoffe. Le recours à un cabinet de conseil extérieur a permis l’élaboration d’un projet viable et ambitieux auquel tous les acteurs se sont associés… à l’exception de la Ville de Lyon et de la Métropole. Ces dernières ont proposé l’inacceptable : la dispersion et le désossement des collections, financés par une opération immobilière consistant à vendre une partie du musée. La Ville et la Métropole ont fait preuve d’un mépris, pour les partenaires

Compte administratif 2016

Compte administratif 2016

  Merci, monsieur le Président. Mes chers collègues, la définition d’un compte administratif, c’est de rapprocher les prévisions ou autorisations inscrites au budget des réalisations effectives. Je suis assez étonné de déclarations un peu schizophrènes d’un certain nombre de personnes qui viennent de s’exprimer. En effet, des personnes ici ont voté pour monsieur Macron et, en même temps, ils critiquent ses décisions. Je note également l’interpellation de la responsable du groupe Socialiste qui est maintenant députée LREM. Comprenne qui voudra ! Et, dans ce contexte politique national et local particulier, nous avons pu constater l’élection d’un nouveau Président de la République et de sa majorité qui donne un cap à la France et promet des réformes. Si on ne les connaît pas toujours avec précision, on a cru entrevoir les tendances : baisse des dépenses, réforme de la taxe d’habitation, augmentation des compétences des Métropoles, regroupement des Communes, baisse du

Indemnités des élus métropolitains

Indemnités des élus métropolitains

  Merci. Monsieur le Président, mes chers collègues, le rapport que vous nous soumettez porte sur le régime indemnitaire des Conseillers de la Métropole, de l’exécutif, et particulièrement des membres de la Commission permanente. Il soulève l’éternelle question de la rémunération des élus. Nous comprenons parfaitement que les membres de l’exécutif titulaires de délégations souvent importantes disposent d’indemnités conformément à la loi car -comme on dit- tout travail mérite salaire et donc tout mandat mérite indemnité, ne serait-ce que pour compenser le temps passé à exercer son mandat au détriment de son activité professionnelle. Toutefois, une indemnité nous interroge aujourd’hui comme c’était déjà le cas hier : celle des membres de la Commission permanente. Comme en 2015, nous contestons votre interprétation de l’article L 3632-4 du code général des collectivités territoriales qui, dans son troisième alinéa, prévoit que les indemnités des membres de la Commission permanente autres que le Président

Accueil des gens du voyage

Accueil des gens du voyage

  Merci, monsieur le Ministre d’Etat. Monsieur le Président, mes chers collègues, le week-end pascal fut marqué, à Rillieux la Pape, par une intrusion illicite de véhicules et de caravanes appartenant à des gens du voyage qui, après avoir sectionné les cadenas et forcé le portail à la disqueuse, se sont installés par dizaines sur le terrain municipal de rugby du Loup Pendu. Ce sont des choses qui arrivent régulièrement sur le territoire de la Métropole mais, fort heureusement, les recours existent. Mes collègues Maires connaissent bien la procédure qui est introduite par le Préfet du Rhône qui ordonne l’expulsion puis autorise, si nécessaire, le recours à la force publique.   Confiants envers les services de l’Etat et le respect de l’Etat de droit, nous avons donc procédé aux constatations nécessaires et, par un arrêté du 18 avril dernier, le Préfet du Rhône, suite à ma saisine, a mis en

Taxe sur l’enlèvement des ordures ménagère, les contribuables paient trop cher !

Taxe sur l’enlèvement des ordures ménagère, les contribuables paient trop cher !

Monsieur le Président, notre groupe vous a fait part de remarques de bon sens lors des assemblées précédentes concernant le service d’enlèvement des ordures ménagères et le constat d’une recette bien supérieure au coût réel.   Lors de chaque vote, nous nous sommes opposés à la fixation des taux proposés du fait du manque de transparence sur les clés de répartition des dépenses entre les actions et la prise en compte des coûts indirects affectés au service par la Métropole de Lyon. Cela ne permet pas de contrôler la corrélation entre le tarif payé par l’usager et le coût réel du service.   Cette année encore, alors que le service a fait l’objet d’évolutions majeures par le renouvellement des marchés publics de la collecte, nous n’avons pas pu avoir plus d’explications sur le montage financier, les coûts détaillés, les dépenses indirectes affectées et l’écart constaté entre le produit des recettes

Déconstruction de l’ancien siège du Progrès de Chassieu, un investissement ruineux

Déconstruction de l’ancien siège du Progrès de Chassieu, un investissement ruineux

Je crois que nous, on n’aura pas de semelles de plomb. Monsieur le Président, vous nous proposez de voter une “rallonge” budgétaire pour poursuivre le financement de l’opération immobilière concernant une réserve foncière connue comme le siège du Progrès à Chassieu.   La Métropole aujourd’hui, comme la Communauté urbaine hier, est dans son rôle d’aménageur et d’accompagnement des entreprises de son territoire. Ce n’est donc pas sur l’opportunité de l’opération que nous souhaitons réagir mais plutôt sur la manière dont vous avez géré ce dossier. Or, ici, on peut sans exagérer parler d’un fiasco et voir que l’argent du contribuable a été gaspillé.   En effet, le 30 janvier 2006, le Bureau de la COURLY autorisait l’achat des murs du siège du Progrès pour 5 M€. A l’époque, l’opération était présentée comme une opportunité pour la collectivité d’acheter une réserve foncière qu’elle pourrait valoriser ensuite auprès d’autres acteurs privés. Malheureusement,